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Une fois de plus, que grâce soit rendue aux valeureux artisans d’Artus films qui, avant même que la n’ait commencé de s’abattre sur la France, viennent de rééditer un triplé magique qui nous fait chaud au cœur, puisque remettant à l’honneur ce western européen, indûment affublé de l’adjectif de « spaghetti ».

Commençons par le morceau de choix qu’est le sublime Retour de Ringo, mis en scène par Duccio Tessari, en 1965. En effet, le retour de Ringo n’est jamais que celui d’Ulysse. Adapter Homère en western, il fallait l’oser et ce fut fait ; de la plus belle manière qui soit.

Ringo, donc, incarné par l’icône défunte du populaire Giuliano Gemma, s’en revient sur ses terres, à la fin de la guerre de Sécession, pour se rendre compte que sa Pénélope, quitte à broder, ne fait pas que tapisserie dans le paysage et que, lasse peut-être d’attendre son époux, s’est promise à un autre que son mari. Comme toujours, avec Duccio Tessari, l’ensemble est magistralement emballé, musique d’Ennio Morricone à l’appui. Les plus cinéphiles en profiteront pour se rendre compte que le rictus passablement épileptique de Mel Gibson dans la quadrilogie de L’Arme fatale est en ligne inspiré des mimiques du beau Gemma. Mais on pourrait écrire des livres entiers sur les innombrables pillages hollywoodiens de notre européen…

En attendant, voilà un film à voir ou revoir d’urgence, avant qu’un Quentin Tarantino n’en fasse le remake, à l’instar du Django de Sergio Corbucci, par ses soins consciencieusement saccagé.

19 juillet 2019

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