Drapeaux français, Marseillaise : la marche féministe du collectif Némésis

À l'occasion de la marche contre les violences faites aux femmes, les Némésis ont triplé les effectifs de leur cortège.
©Aliénor de Pompignan
©Aliénor de Pompignan

« Némésis dans ta rue ! » Ce samedi 22 novembre, ils étaient une bonne centaine, hommes et femmes, à marcher aux côtés des militantes identitaires lors de la manifestation contre les violences faites aux femmes. Dans les rues de Paris, du square du Temple jusqu’à la place de la Nation, les drapeaux tricolores flottaient aux côtés de ceux du collectif, qui constate chaque année une participation croissante. « On a triplé nos effectifs », se félicite Alice Cordier, présidente du mouvement, heureuse de voir se dérouler sans accroc cette journée attendue depuis des mois.

Féministes et identitaires

Pour ces féministes, la lutte contre les violences faites aux femmes demeure l’enjeu principal de leurs revendications. Si elles condamnent toutes les violences sexuelles, elles pointent du doigt un phénomène encore tabou, chez les féministes : celles commises par des étrangers, pour lesquels elles réclament « la remigration ». Leur slogan le plus connu - « Violeur français, en prison ; violeur étranger, dans l’avion » - figure parmi ceux qui leur attirent le plus d’invectives venues de leurs détracteurs de gauche, tout comme « Libérez-nous de l’immigration ». Un positionnement auquel on refuse de donner un écho au sein du mouvement féministe, alors que 63 % des agressions sexuelles dans les transports franciliens sont commis par des étrangers et qu’en 2024, ces derniers représentaient 13 % des mis en cause dans les cas de violences sexuelles élucidées, pour 8,8 % de la population.

Quelques mètres devant elles avançait un autre cortège, plus discret mais tout aussi déterminé : l’association Éclats de femme, menée par Claire Géronimi, violée en 2023 par un Centrafricain sous OQTF. Désormais engagée auprès d’Éric Ciotti, la jeune femme a souhaité participer entourée de bénévoles et de victimes afin de porter la voix de toutes celles qui ont subi des violences.

Une marche sous haute protection policière

Si son cortège a progressé sans difficulté, celui de Némésis a évolué sous une protection policière serrée et au milieu d’injures proférées par des passants ou d’autres manifestants, ce qui n’a pas entamé la détermination des militantes. « Ce sont des militants d’extrême gauche, on n’est pas là pour eux. Plus ils essaient de nous mettre des coups de pression, d’être violents, plus on a envie de faire le bien, de faire de belles manifestations », lance Alice Cordier.

À l’approche de la Nation, les militantes ont tenu à remercier les forces de l’ordre qui les encadraient. En retour, plusieurs policiers de la BRAV-M leur ont adressé des signes amicaux, certains en formant des cœurs avec leurs mains. Aussi touchante que parlante, cette dernière image a laissé repartir les militantes comme elles étaient arrivées : dans la joie et la bonne humeur.

Vos commentaires

45 commentaires

  1. Je ne sais pas si les femmes sont plus courageuses que les hommes, mais là on peut dire qu’elles ont des C……. Bravo mesdames de tout coeur avec vous.

  2. La gaucho sphère va faire une crise d’urticaire a la vue de tous ces drapeaux FRANCAIS sandrine et ses copines pseudo féministes vont devoir riposter

  3. A l’appel du collectif «Grève féministe», quelques milliers de personnes se sont rassemblées à Paris contre les violences faites aux femmes ce samedi 22 novembre. Elles réclament «un électrochoc», alors que le nombre de féminicides est en hausse cette année.

    Sept ans après #MeToo, la lutte contre les violences faites aux femmes deux fois érigée en grande cause du quinquennat…
    Et pourtant on a aujourd’hui une hausse des féminicides. Le compte n’y est pas», dénonce une militante d’Attac. Hurlements approbateurs de l’assemblée. Selon le rapport de la Mission interministérielle pour la protection des femmes portant sur 2024, 1 283 femmes ont été victimes de féminicides directs ou indirects, ou de tentatives de féminicides conjugaux, contre 1 196 en 2023.

    Pour #NousToutes, cet électrochoc ne peut pas venir que par la loi. «Si elle n’est pas assortie d’un budget, elle n’est pas appliquée», argue Sophie Barre, membre du collectif, en prenant l’exemple de la mise en place des cours d’éducation à la vie relationnelle et sexuelle, qui existent dans la loi depuis 2001 mais sont encore rarement mis en place. Le collectif appelle en outre à un plan global d’action féministe en lien avec des associations de terrain. «Pour faire évoluer les pratiques et les mentalités.»

    • Une des pratiques de la presse de gauche est d’invisibiliser les évènements qui ne sont pas à leur goût. Une autre consiste à faire croire que l’évènement en question était de leur fait. Une autre consiste à récupérer le thème pour en faire une cause compatible avec leur propagande. Vous venez de faire une synthèse de tout cella. Votre commentaire ressemble à se méprendre avec un copier-coller d’un article du monde ou d’un prompteur de BFM tv. Vous pouvez postuler pour une place de journaliste à Rance intox, bravo.

  4. Parlez de la LFI députée du 94 Elia Soudai qui parle des viols commis par des étrangers comme une chose anecdotique.
    Ne supportant pas le succès de Nemesis

  5. Elles se font insulter, menacer et elles sont toujours là.
    Voilà quand je les écoute et bien je trouve qu’elles nous donnent envie de combattre, elles nous disent que tout n’est pas perdu, elles nous donnent une pêche incroyable, ça va même au-delà de leur combat qui est déjà énorme.
    Quel courage, quelle détermination, quelle leçon.
    Non mais elles sont extraordinaires quand même.
    Moi Némésis je les kiffe trop.

  6. Cela ne fait quand même pas lourd une centaine de manifestants !
    Une voiture de tram ou de métro réservée à ces dames suffira…

  7. Les militantes du Collectif Nemesis sont la mauvaise conscience des fémino gauchistes comme Sandrine Rousseau, Clémentine Autain, Mathilde Panot, Manon Aubry, « Horror » Berger, Anne Hidalgo etc, etc…

  8. Bravo Mesdames, vous avez du courage. Il est surprenant que les hordes fascistes d’extrême gauche ne vous aient pas agréssées …
    Tenez bon

  9. Cette lutte contre les violences faites aux femmes devraient être transpartisane.
    Ou étaient nos féministes de gauche ? Bien au chaud chez elles ?
    L’autre matin, chez PRAUD, Madame ROYAL qu’on ne peut pas accuser de fachisme était invitée à présenter son nouveau livre : « Mais qui va garder les enfants ». (chez FAYARD/BOLLORE !)
    Elle a eu les mots justes sur ce sujet et bien d’autres en renvoyant le Président à ses chères études !
    Au passage, nous avons pu remarqué (et c’est heureux) que Monsieur PRAUD est moins intrusif, plus policé à l’égard des dames et qu’après avoir introduit un sujet, il passe la parole en nommant son interlocutrice ou son interlocuteur, comme quoi nos commentaires sont pris en compte ! Pourvu que çà dure.
    S’il pouvait en être de même pour les sieurs DEVAL, PASQUET, la chaine irait vers les sommets d’audience.
    « Qui aime bien, châtie bien »

    • NEMESIS PRAUD

      « …il passe la parole en nommant son interlocutrice ou son interlocuteur… »

      Comme l’émission est suivie simultanément par les auditeurs d’Europe 1, Praud nomme l’intervenant dont la voix n’est pas forcément reconnue par les auditeurs.

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