On a appris, ce samedi, le départ de l’Élysée du général Lavergne, mis en cause dans l’, notamment par le rapport du pointant les « incohérences » et « contradictions » du chef du Groupe de de la présidence de la République (GSPR) depuis avril 2017. Son successeur est connu : le colonel de gendarmerie Benoît Ferrand.

Mais ce à la tête de la sécurité de l’Élysée n’est pas le seul : un autre arrêté paru au JO nous apprend que le général Éric -Farina est, lui, nommé à la tête de la future Direction de la sécurité de la présidence de la République (DSPR), structure qui doit regrouper le GSPR et le commandement militaire de l’Élysée, dans le cadre de la refonte du dispositif de protection du chef de l’État. En fait, ce général va faire ce que Benalla pensait pouvoir faire ou se croyait autorisé à faire en participant à certaines réunions, comme on l’a appris, effaré, cet été.

En deux ans de présidence, jamais un président de la République n’aura autant « brassé » (que les intéressés me pardonnent) les généraux, ni aussi ostensiblement, les projetant, eux, les discrets de la grande muette, en pleine lumière, et pas toujours pour le meilleur…

Reprenons le fil : mai 2017, le Président, à peine investi, remonte les Champs-Élysées en command car, seul, debout. L’image est forte. Deux mois plus tard, même scène, pour le 14 Juillet, mais le Président est aux côtés du chef d’état-major des armées, le général de Villiers, dans une ambiance glaciale car – première faute du quinquennat – il s’est permis de « recadrer » le général de Villiers quelques heures plus tôt. On connaît la suite : le général de Villiers démissionne avec fracas et il est remplacé par le général Lecointre. Ce qui aurait dû rester feutré s’est fait avec éclat.

Un an plus tard, l’affaire Benalla est donc aussi venue mettre des officiers de gendarmerie en pleine lumière, ceux de l’Élysée donc, mais aussi le général Lizurey, lors des auditions de la commission d’enquête. On était mal à l’aise pour lui, à l’entendre justifier le grade de M. Benalla…

Notre-Dame ? Emmanuel va chercher un général en deuxième section (retiré du service actif), le général d’ Georgelin, ancien chef d’état-major des armées.

Dès qu’il y a le feu, vite, un général ! Décidément, les généraux représentent pour Emmanuel Macron une obsession et un recours permanent. Je n’entrerai pas plus loin dans l’analyse. Mais vous savez quoi ? Je crois Emmanuel Macron capable de nommer un général à Matignon quand Philippe et Castaner auront épuisé le peu de crédit qui leur reste. Ou quand il y aura le feu.

4 mai 2019

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