« Le désastre  » : tel est le titre d’un article édifiant du dernier numéro de Valeurs actuelles où l’on apprend que l’actuelle patronne de – dont la nomination fut “opaque et antidémocratique”, selon les rédactions de France 2 et France 3“limoge tous ceux qui s’opposent à elle” et serait très intrusive, entrant “dans le détail des émissions, le choix des invités, la composition des rédactions”. Ou quand la devient un vœu pieux.

On savait déjà que l’intéressée, à l’instar d’, n’aimait pas les visages pâles : “On a une d’hommes blancs de plus de cinquante ans, et ça, il va falloir que cela change”, déclarait-elle en septembre 2015, sur l’antenne d’Europe 1. Phrase démagogique et gratuitement blessante qu’Ivan Rioufol résumait ainsi, dans Le Figaro :

Cela me paraît relever davantage du cliché, de la pensée paresseuse. On est là dans le slogan ou la , plus que dans la réalité ou l’analyse. Ce que l’on demande à la télévision publique est d’être ouverte à tous les courants intellectuels, et non à tous les communautarismes. Le terrain qu’emprunte Delphine Ernotte, par facilité, est glissant.

Certains, dans son entourage, parlent même de “haine du mâle blanc”.

Supprimer les émissions emblématiques de France Télévisions – “30 millions d’amis”, par exemple, qui ne concernait sans doute que les vieux Blancs réactionnaires ! –, couper les têtes qui dépassent – la dernière en date : David Pujadas, dans l’attente d’avoir celle de Michel Drucker –, c’est surtout contre-productif, comme en témoigne Le Parisien :

France 2 continue sa dégringolade. Comme le prouvent les chiffres d’audience de Médiamétrie pour le mois de mars [2017], dévoilés lundi soir, le remodelage brutal de la deuxième chaîne n’a pas pour l’instant pas eu l’effet escompté. Le vaisseau amiral de France Télévisions a même atteint le plus bas niveau d’audience de son en mars avec 12,1 % de part d’audience en moyenne.

Ce grand nettoyage pourrait même, qui sait, concerner la plus vieille émission de télévision française – “Le Jour du Seigneur” – que, malgré ses protestations du contraire, le secrétaire d’État Marlène Schiappa rêve de voir disparaître.

Delphine Ernotte, surprise en train d’embrasser Brigitte Macron le soir du débat de l’entre-deux-tours de la présidentielle, est aussi une militante du camp autoproclamé progressiste. Et c’est visiblement une affaire de famille, Valeurs actuelles rappelant que “sa sœur, Marie-Christine Lemardeley, est adjointe d’ à la mairie de Paris”.

Son militantisme saute d’ailleurs aux yeux dans sa gestion désastreuse du paquebot France Télévisions, financé tout de même par les deniers du peuple – encore majoritairement blanc. Mieux : “En privé, une figure du groupe lui reproche de vouloir faire du service public un outil de lutte contre le Front national” (source : Valeurs actuelles).

Tout un programme !

3 juillet 2017

Les commentaires sont fermés sur cette publication.

À lire aussi

Profanation d’un monument aux morts : l’anti-France en graffitis

La profanation est signée : « Des inscriptions comme “antifrance”, “no border” ou encore “…