Emmanuel Macron en Suède, « un pantin qui fait rire le monde entier ».

Quatre semaines, et déjà un nouveau remaniement. Dans son édito, « Remaniement : Macronie, un canard sans queue ni tête », Georges Michel souligne l’incohérence des gouvernements qui se succèdent. Une analyse saluée par les lecteurs de BV comme Tarick Dali, qui ajoute : « Du pur Macron, en effet. Tout et son contraire. Belloubet à l’Education, c’est tout simplement le retour de Pap Ndiaye. » Un sentiment partagé par Bruno, qui commente avec ironie : « Ndiaye, Attal, Oudéa-Castera et maintenant Belloubet. Le ministère de l’Éducation nationale n’est plus un ministère, c’est la salle des pas perdus. » Pour Juju, plus amer, ce remaniement est « un cinema, une farce ». « On remet ceux qui n’avaient rien réussi, les incompétents. Se moquer des Français ne pourra pas durer éternellement », avertit-il. Olaf abonde dans le même sens et compare ce « jeu de chaises musicales » à « une mascarade ». Tandis que Mmmh s’interroge : « Belloubet sortie de la naphtaline, qui incarne tout ce que l’Éducation nationale a raté depuis quarante ans. Faut-il qu’aucune personne compétente ne veuille travailler pour Macron pour qu’elle réapparaisse ? »

Pour se changer les idées, certains lecteurs, à l’instar de Jean Kast, notre journaliste, auraient peut-être été tentés de regarder Quelle époque !, sur France 2. Quelle erreur… ils seraient alors tombés sur la chronique de Philippe Caverivière et son « humour » grinçant à propos des agriculteurs. Sous l’article « Quelle époque ! Quand la misère des agriculteurs amuse la galerie », nombreux sont les lecteurs de BV à s’indigner d’une telle chronique. Terence, le premier, écrit : « Philippe Caverivière, c’est le bobo parisien qui méprise les gueux. Lui, Léa Salamé [la présentatrice, NDLR], Dechavanne [le chroniqueur régulier, NDLR] et les autres gauchistes du service public expriment leur mépris envers ceux qui les nourrissent ! » Un dégoût partagé par Georges Mousset, qui trouve « consternante » cette intervention. « De toute évidence, ils n’ont pas encore atteint l’âge de raison, mais l’atteindront-ils un jour ? » ironise notre lecteur. Et Lougry d’ajouter : « Ah, ce service public payé par mes impôts est dégoûtant ! » Quant à Gaut, qui souhaite saisir l’Arcom pour signaler cette chronique, il souligne avec justesse : « Si Gaspard Proust avait fait une chronique d’une caricature de prof en le présentant comme un consanguin et un pédophile, nul doute qu’il aurait été vilipendé par la classe politique et l’Arcom s’en serait occupé. Il aurait eu beau se défendre en disant que c’est de l’humour et qu’il faut aider l’humour, il aurait été au bûcher. Alors pourquoi, quand il s’agit d’un éleveur de porc dans le Cantal, ce serait différent ? »

Mais il n’y a pas que le service public qui semble mépriser nos agriculteurs. Alors que la colère gronde dans le monde agricole, Emmanuel Macron préfère s’envoler au royaume de Suède, loin d'eux. Dans son article « Et pendant ce temps, Séraphin Lampion et la reine des neiges… », Marie Delarue revient sur les voyages opportuns du chef de l’État. Face au contraste entre l’image du président de la République et de son épouse en grand habit et la misère de nos paysans, Juju ne peut s’empêcher de commenter : « Des pantins qui font rire le monde entier, mais qui font pleurer chez nous. » Docped note, lui aussi, le paradoxe en écrivant : « Les agriculteurs sont au tison, "la France" est au balcon… » François47, quant à lui, se souvient : « Il est amusant de constater qu’à chaque fois qu’il y a une crise en France, depuis les gilets jaunes jusqu’aux récents mouvements paysans, notre Président a toujours quelque chose d’urgent à faire très loin de l’Élysée. » Bugs63 préfère, pour sa part, ironiser sur ces nombreux déplacements en écrivant : « Bonjour le bilan carbone. » Plutôt que de s’indigner sur les choix d’Emmanuel Macron, d’autres lecteurs choisissent de saluer les références distillées par l’auteur dans son article, à l’instar de Mariani qui écrit : « Un grand merci pour cette superbe référence à Séraphin Lampion, ce baratineur qui parle pour ne rien dire. Et s’il ne dit rien, c’est tout simplement parce qu’il n’a rien à dire, alors il cause, et s’il cause, c’est parce qu’il ne sait rien faire d’autre. Désormais, il restera toujours pour moi Séraphin Lampion ! Merci, Marie Delarue. »

Heureusement, cette semaine, les lecteurs de BV ont eu l’occasion de se réjouir de bonnes nouvelles. Le retour de Dominique Jamet, et sa chronique hebdomadaire [STRICTEMENT PERSONNEL] ont ainsi été salués par nombre d’entre eux. « Tout est dit et bien dit. Un plaisir à lire si la situation de notre pays n’était l’enjeu », commente Gillou. « Bravo pour ce diagnostic magistral », ajoute Thierry. Et Xenophon de poursuivre : « Grand plaisir (amer, en l’occurrence !) de retrouver encore le brillant journaliste avisé de feu L’Aurore. Ses analyses, souvent prophétiques, se sont malheureusement réalisées pour la plupart, mais le clou, à force de frapper dessus, finira par entrer ! » Et enfin, Johnny Croipa de conclure : « Bel état des lieux de Dominique Jamet, encore et toujours jeune par l’ouïe fine et l’œil vif à 87 ans ! Ce qui n’est pas à la portée de tous, tant s’en faut. »

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11 février 2024 à 15:45

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29 commentaires

  1. LOUIS XIV – Le Roi Soleil :a affirmé son autorité en choisissant ses ministres selon leurs compétences Colbert pour les Finances – Louvois pour la Guerre ! Macron les nomme pour leur incompétence !

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