Le littoral atlantique jusque-là relativement épargné par la du Covid est actuellement en émoi face à l’augmentation des cas de contamination par le nouveau variant du coronavirus.

La préfecture de la Gironde, comme d’autres préfectures des départements atteints, a décidé de rendre le port du obligatoire dans les zones touristiques et d’interdire la consommation d’alcool sur la voie publique. Bizarrement, cette mesure ne s’applique pas dans certaines communes, et heureusement, le port du masque n’est pas obligatoire dans les parcs, les jardins, les espaces naturels et sur les plages.

Cet été 2021 sera donc l’été du variant Delta, dont la progression est très rapide au sein de la population, sans pour autant entraîner une augmentation très significative du nombre de malades et, donc, d’hospitalisations. Il semble que ce virus soit effectivement très contagieux, mais relativement peu dangereux, si l’on en juge par ce qui se passe chez nos voisins européens. Peut-être est-ce lié à la vaccination de masse qui commence à faire effet, ou plus simplement parce que cette mutation est moins pathogène que le virus initial. Quoi qu’il en soit, on ne peut que s’en féliciter car, alors qu’on pouvait penser que les autorités reviendraient sur leur politique de diminution des lits hospitaliers avec cette crise, ce nombre de lits ne cesse de baisser (il est vrai davantage dans des services de suite de soins que dans des services d’urgence). Tout se passe comme si les autorités essayaient, par le biais d’artifices contraignants (passe sanitaire, couvre-feu, confinement, etc.), d’adapter l’épidémie aux capacités d’accueil hospitalières alors que, bien sûr, ce devrait être le contraire.

Mais il faudrait, pour cela, revenir sur les décisions prises il y a déjà plusieurs années pour administrer le marché de la avec des règles de gestion industrielle. Un changement d’objectif qui, pour ceux qui nous gouvernent, semble totalement hors de question.

Alors, les autorités nous imposent un qui, espérons-le, sera efficace et nous menacent de re-re-confinement et de re- si la stratégie gouvernementale ne fonctionne pas. Peut-être, d’ailleurs, faudra-t-il s’interroger un jour sur l’opportunité de ces mesures qui n’ont pas fait la preuve de leur réelle efficacité ni disparaître l’épidémie ; et il est probable qu’il faudra nous habituer à vivre avec un virus mutant, comme avec celui de la grippe, ce qui nous obligera donc à nous revacciner régulièrement. Mais, il serait temps, aussi, de s’intéresser aux traitements que les médecins généralistes (c’est-à-dire ceux qui voient les malades) utilisen qui, sans être l’arme absolue contre le virus, sont d’un bon recours pour éviter les complications et les hospitalisations.

Alors, cette 4e vague, comme la qualifient les médias, en attendant la 5e puis la 6e puis la 7e, etc., sera-t-elle une simple vaguelette porteuse d’un virus sans doute très contagieux mais plus ou moins atténué ou, au contraire, une lame de fond capable de submerger toutes nos possibilités de soins ? Pour l’instant, il semble que ce soit la première hypothèse qui soit la plus probable, si l’on en juge par les chiffres que nous procurent les pays voisins ayant une couverture vaccinale importante.

Pour juger l’importance d’une épidémie, le nombre de nouveaux cas pour 100.000 habitants est un bon indice, mais il ne faut pas confondre le nombre de personnes contaminées avec le nombre de personnes malades ou gravement malades qui nécessitent une hospitalisation. Pour l’instant, les chiffres liés aux hospitalisations et à la mortalité n’ont pas encore augmenté de manière significative.

Hélas, le discours officiel, qui se veut toujours très alarmiste, confond volontiers les deux, peut-être pour masquer des incohérences dont le bon peuple pourrait se rendre compte si on ne le maintenait pas dans un état de crainte permanente.

30 juillet 2021

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