Les Jeunes avec Macron, pléonasme croquignolesque (pour le dire avec les mots du chef de l’État) pour un parti de boomers pleins de sous, viennent de lancer leur boutique de produits dérivés – de goodies, pardon. On y trouve des chaussettes « en même temps », des tee-shirts et casquettes portant le prénom de Brigitte, des tasses « parce que c’est mon cafééé » et autres articles placés, nous apprend le responsable du mouvement, sous le double signe de la disruption et de l’impertinence. C’est donc disruptif de faire campagne pour un second mandat et impertinent de bosser pour le Président en exercice. D’accord.

Emmanuel ne s’est pas encore déclaré pour 2022. Il attend peut-être que les ventes dépassent un certain seuil. 250 produits ont été vendus pour le moment, ce qui est bien mais pas top. Il faudra, probablement, qu’il guette d’autres signaux.

Les Jeunes avec Macron (les « JAM », en forme courte) se revendiquent premier mouvement de jeunesse politique, avec 27.500 adhérents. Ils annoncent leur volonté de peser sur le futur programme du chef de l’État, comme lorsqu’ils avaient proposé, il y a peu, la légalisation du cannabis. Disruptif et impertinent, ça aussi : dans les faits, la consommation de cannabis n’est que très peu verbalisée et, le trafic de drogue faisant vivre 200.000 personnes selon Beauvau, la légalisation ouvrirait les vannes de la guerre civile. Bien vu, la jeunesse.

Non, décidément, il aurait fallu à ces jeunes macronistes une approche plus radicale. La radicalité, en politique, paie de plus en plus. Être clivant, ça, c’est disruptif !

Alors, rêvons un peu : des tee-shirts « premier de cordée », ou d’autres, frappés des drapeaux africains, surmontés des mots « pardon pour tout » ; des chaussettes « trouve un boulot/traverse la rue » ; un portefeuille « pognon de dingue » ; un Gaulois réfractaire en caoutchouc, qui couine quand on lui appuie dessus trop fort ; un bingo des éléments de langage (« chacune et chacun » ; « en responsabilité » ; « avec la plus grande fermeté »…) ; une mallette de docteur Covid, pour les enfants, avec passeports, masques, gel et orné des mots « ta liberté, j’en ai rien à br*** » ; un faux brassard de siglé « Benalla » ; et même un gilet jaune décoré d’un œil, façon Orange mécanique, sobrement surmonté d’un « dans ta gueule ».

Nous sommes nombreux à avoir des idées. Pourquoi ne nous demandent-ils pas ?

30 juillet 2021

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