Isabelle Surply, conseillère régionale Front national, dénonce les critères flous d’attribution des subventions par la commission du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes qui, avec la ville de Saint-Étienne, finance une galerie présentant des expositions outrancières.

Elle demande des excuses de la part de la majorité LR qui doit rendre des comptes aux contribuables, et qu’on suspende immédiatement cette exposition qui, “en faisant l’apologie de toutes les violences sexuelles, fait mal. À l’heure de #BalanceTonPorc, tout le monde devrait s’emparer du sujet.”

Isabelle Surply, le conseil régional d’Auvergne présidé par a subventionné une galerie qui expose des œuvres à la limite, selon vous, de l’apologie de la pédophilie. Pouvez-vous nous expliquer ?

Je suis tombée sur la promotion de cette exposition dans la presse quotidienne. J’ai alerté les élus concernés et nous avons effectué quelques vérifications. Nous nous sommes aperçus que la galerie bénéficiait de subventions de la région Auvergne Rhône-Alpes et de la ville de Saint-Étienne. Elles représentent 5.000 euros pour la région et 4.000 euros pour la ville.
Cette subvention est passée, en juin 2017, en commission culture au conseil régional. Nous nous y étions opposés.
Évidemment, à la vue des images de l’exposition et en effectuant d’autres vérifications, j’ai alerté l’opinion publique, qui m’a suivie.

À qui va la subvention, exactement?

Elle va à la galerie et non pas à l’exposition. Je le précise toujours. Il ne faut pas jouer sur les mots du côté du conseil régional. On ne finance pas une exposition. La région ne peut pas faire cela. Elle finance des galeries, des lieux et, en l’occurrence ici, la galerie Les Limbes à Saint-Étienne.
Je rappelle que cette galerie est coutumière des faits et présente, régulièrement, des expositions outrancières.
Les avocats que j’ai contactés m’ont confirmé que cela pouvait être qualifié d’apologie à la pédophilie. Il n’y a pas d’autres termes, ce sont les termes légaux.

A priori, le conseil régional étant passé à droite, cette coupe de subvention était pourtant dans les volontés de Laurent Wauquiez.

Je suis, moi-même, membre de la commission culture. Je peux donc vous expliquer le fonctionnement de l’intérieur depuis que sont à la tête de la collectivité.
Le premier problème, à la commission culture, est celui des critères. Nous avons demandé, avec mes collègues du Front national, la nature des critères d’allocation des subventions. Nous avons eu beaucoup de mal à les avoir. Quand nous les avons eus, nous avons bien ri. C’est extrêmement vague et subjectif.
Le second problème est que Les Républicains ont un souci avec l’. Ils n’assument pas vraiment leur ligne , de peur d’être taxés de “censeurs”. Ils ont peur des représailles.
Je rappelle que Laurent Wauquiez n’a pas de majorité franche. En étant trop dur avec son aile , il pourrait perdre des suffrages.
À chaque fois qu’il s’agit d’art contemporain dans cette commission, je peux vous garantir que la présidente de commission regarde ses pieds et n’assume pas sa ligne politique.

En tant que membre de la commission culture, que demandez-vous à la majorité ?

Je leur demande de revoir leurs critères de sélection. Leur grille est une vaste fumisterie. Avec cette grille, personne et tout le monde pourrait accéder à des subventions. Il faut être sérieux et avoir une vraie discussion et un vrai débat sur ce qu’est le beau. Personne ne se pose vraiment la question.
Je leur demande des excuses publiques car, pour moi, ils ont gaspillé l’argent du contribuable. Le contribuable a un droit de regard sur les . Ce n’est pas une question de censure. Je considère qu’une erreur énorme et gravissime a été commise et que des excuses sont donc nécessaires.
J’aimerais, également, qu’on suspende immédiatement cette exposition. À l’heure de “balance ton porc” où on crie haro sur toute forme de violences sexuelles, tout le monde devrait s’emparer du sujet et arrêter, immédiatement, cette exposition qui fait du mal.

14 février 2018

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