[CINEMA] Disclosure Day, le retour cahotant de Spielberg à la science-fiction

Un film de conspiration qui rappelle la grande époque des X-Files.
© Copyright Universal Studios
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Disclosure Day semble faire un excellent démarrage en salle. Rien de bien surprenant, pour un long-métrage de Steven Spielberg. D’autant que celui-ci s’inscrit dans la juste continuité de Rencontres du troisième type, de E.T. l’extra-terrestre et de La Guerre des mondes, des films qui ont profondément marqué le public.

Spielberg confie aujourd’hui qu’à l’époque de la préparation du premier, en 1977, il consulta la NASA, qui refusa de répondre à certaines de ses questions et lui demanda même d’abandonner son projet. De quoi nourrir en lui la conviction que le gouvernement américain dissimule à la population l’existence d’une vie extraterrestre. Depuis, l’idée a eu le temps de germer dans son esprit. Si bien que près de cinquante ans après Rencontres du troisième type, le cinéaste nous propose, avec Disclosure Day, un film de conspiration qui rappelle la grande époque des X-Files, la série télévisée de Chris Carter, mais en version tous publics.

Le jour de la révélation

Pensé comme un thriller de science-fiction par son scénariste David Koepp (les deux premiers Jurassic Park, La Guerre des mondes, Indiana Jones et Le Royaume du crâne de cristal), le récit imagine un jeune expert en cyber-sécurité, Daniel Kellner, qui décide un beau jour de trahir son employeur, l’agence Wardex, en dérobant des archives classifiées qui font état non seulement de la vie extraterrestre mais également d’expériences scientifiques sur des aliens. Mués en « lanceurs d’alerte », selon l’expression consacrée, Kellner et un groupe de dissidents, traqués par Wardex, ont bien l’intention de divulguer la vérité à l’ensemble du peuple américain.

En parallèle de leur projet, nous suivons la destinée singulière d’une présentatrice météo de Kansas City, Margaret Fairchild, qui se voit subitement dotée de dons surnaturels. Capable, en effet, de communiquer dans toutes les langues et de lire dans les pensées de chacun, elle pourrait être, à son insu, la pièce maîtresse d’un plan bien plus vaste, susceptible de bouleverser l’humanité…

Les aliens sont nos amis, il faut les aimer aussi

Pour son trente-septième long-métrage en tant que réalisateur, Steven Spielberg revient à ses premières amours pour la science-fiction mais risque aussi bien de décevoir une partie de son public qui pointera alors un manque criant d’originalité et risque de confirmer les critiques habituelles de ses détracteurs. Excessivement long, surchargé de courses-poursuites, grandiloquent dans ses dialogues, le film cherche à nous émerveiller comme des enfants de quatre ans mais nous agace, une fois de plus, par ses discours niaiseux et dépassés sur la tolérance et le vivre ensemble. Ravi de la crèche, Spielberg insuffle du manichéisme et de la naïveté dans chaque plan, chaque mouvement de caméra, ce qui relève d’une forme de prodige… Son fidèle camarade John Williams, quant à lui, a perdu toute inspiration, du haut de ses quatre-vingt-quatorze ans. Sa composition musicale est à l’image du film : gentiment insipide. Heureusement que les acteurs se débattent pour faire vivre l’ensemble ; Emily Blunt, Josh O'Connor et Colin Firth sauvent les meubles de justesse.

2 étoiles sur 5

 

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Pierre Marcellesi
Chroniqueur cinéma à BV, diplômé de l'Ecole supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA) et maîtrise de cinéma à l'Université de Paris Nanterre

Vos commentaires

4 commentaires

  1. Tout ça c’est du pipo, il n’y a pas d’extra terrestres sur d’autres planètes, vous étes endoctrinés par les médias.
    Les seuls extra terrestres qui existent vraiment sont les anges fidèles au Créateur, ainsi que les rebelles (c’est à dire les démons) qui vous séduisent ! Lisez la Bible

  2. les commentaires sur ce film sont variés… disons. Bonnes critiques, ou le contraire ( Le Point ). Bon, ce n’est pas le « genre » de film que j’aime , mais il aura du succès. Ce sur quoi portent les critiques principales ne sera pas retenu des amateurs. L’extrait que vous montrez dans la vidéo, est bien fichu…

  3. Faut-il s’inquiéter d’une nouvelle vague migratoire venue d’une autre galaxie ?
    Espérons que ce nouveau film ne soit pas le remake de « Rencontres du troisième type ».
    Les films de SF des années 80-90, qui étaient souvent proches de la série Z, nous permettaient au moins de nous vider la tête. Mais depuis quelques années, beaucoup de ces films que j’ai pu visionner me prennent la tête.

  4. « Les aliens sont nos amis », ça dépend lesquels … comme chez les humains, il y a du meilleur et du pire … nos niveaux ont tellement dégringolé qu’on risque fort d’être confronté au pire, nous sommes loin d’être seuls dans l’univers.

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