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Christian Estrosi rejoint dans l’outrance et la caricature Jean-Luc Mélenchon

Réagissant aux violences perpétrées le 1er mai à Paris, a dénoncé “la montée des populismes & nationalismes”… Philippe Vardon lui répond au micro de boulevard Voltaire.

Suite aux débordements du 1er mai et la présence d’un millier de Black Block, Christian Estrosi a pointé les populismes et les nationalismes de toutes sortes. Qu’en pensez-vous ?

Christian Estrosi rejoint Jean-Luc Mélenchon dans l’outrance et dans la caricature. Il veut voir dans ce millier de personnes des populistes ou des nationalistes. On est évidemment dans le grand grotesque.
Cela correspond à la séquence que nous avons subie de la part de Christian Estrosi ces deux dernières semaines. Sans doute est-il fort mécontent que le rassemblement à Nice du mouvement pour l’Europe des nations et des libertés, ce rassemblement des partis patriotes, nationaux, et souverainistes des différentes nations européennes se soient bien déroulés dans notre ville. Ce fut un véritable succès.
Il se sent donc probablement contraint à créer des amalgames et des caricatures. Il se vautre vraiment dans le grand ridicule.

Ce 1er mai à Nice a eu lieu le rassemblement orchestré par le Front national et Marine Le Pen.
Quelle Europe avez-vous défendue dimanche dernier ?

Ce 1er mai a été un vrai succès. Nous étions plus de 1500 sous l’égide du Mouvement pour l’Europe des nations et des libertés qui comprend le Front national et ses alliés européens. Lors de son intervention, Marine Le Pen a pu, en conclusion, dessiner un véritable projet altereuropéen avec une Europe qui serait fondée sur les nations, sur les libres coopérations, une Europe des protections et des libertés. Ce projet s’inscrit totalement à rebours de cette Union européenne qui finalement est une forme d’anti-Europe dont on peut considérer qu’elle en a usurpé le nom Elle trahit à la fois toutes ses promesses, la civilisation européenne et ses valeurs.

Jean-Marie Le Pen avait déclaré récemment que Marine Le Pen n’aura d’autre choix que d’être tête de liste aux Européennes.
Le Figaro vous accordait tout un article disant que vous étiez l’homme qui montait au Front national.
Ferez-vous partie de cette liste européenne ? Est-ce que vous ambitionnez de devenir député européen ?

Mon engagement politique premier est local. Il est pour ma ville de Nice, pour le bassin niçois, pour la métropole niçoise et pour la région Provence Alpes Côte d’Azur. J’ambitionne d’être un bon élu local et un bon responsable local.
On est encore loin du scrutin et de la constitution des listes. Ce n’est en tout cas pas ma préoccupation première. Je me bats ici. Je m’occupe de mes mandats et de mes responsabilités locaux en premier.

Partagez-vous la déclaration de Jean-Marie Le Pen ?

Je pense que si Marine décidait de conduire notre liste, elle serait évidemment une très bonne tête de liste. C’est peut-être aussi important de montrer la capacité de notre mouvement à s’ouvrir de manière générale. D’autres responsables du mouvement ou même d’autres personnes dans le cadre du rassemblement pourraient mener cette liste.
Aujourd’hui, qui peut dire qui sera à la tête de liste du parti de Mélenchon, quelle sera la tête de liste LR, quelle sera la tête de liste En Marche ? Il est sans doute un petit peu tôt pour partir sur ce genre de discussions.
Ce qui est important, c’est le projet que nous défendrons. Il y aura lors de ces élections un véritable affrontement entre deux visions. D’un côté, il y a le projet altereuropéen, l’union des nations européennes défendue par Marine Le Pen, le Front national et ses alliés. En face, on retrouve le fédéralisme à marche forcée et la folle fuite en avant que défendent Macron et Merkel.

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