Christelle Ritz : « Il faut que les incivilités lors des cortèges de mariage cessent ! »

La presse rapporte qu’à Mulhouse, samedi dernier, un agent municipal et un élu ont été agressés lors d’une cérémonie de mariage civil : insultes, coups, menaces de mort.

Réaction de Christelle Ritz, ancienne adjointe au maire à Mulhouse, au micro de Boulevard Voltaire.


Samedi dernier, un élu municipal et un agent municipal ont été insultés et violentés lors d’un mariage. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Nous savons, à ce jour, que des agressions verbales et physiques ont eu lieu lors de cette cérémonie civile à l’hôtel de ville de Mulhouse. La municipalité en place a mis beaucoup de temps à réagir et à communiquer.
Ce que l’on peut lire aujourd’hui dans la presse, c’est que l’agent municipal a été victime de coups. Lorsque l’élu qui devait célébrer le mariage a fait part de son mécontentement concernant leur retard de 45 min, les personnes l’ont menacé de mort.


La municipalité a annoncé qu’elle allait se porter partie civile. À la suite de la cérémonie, les invités ont commis des infractions dans la ville.
Que risquent les invités et les mariés ?

La ville a porté plainte, a pris un avocat et s’est portée partie civile. La famille des mariés a donné une interview dans la presse quotidienne régionale en disant qu’ils n’étaient pas des sauvages.
Que risquent-ils aujourd’hui ? C’est la grande question !
Jusqu’où iront ces plaintes et comment seront-elles traitées judiciairement ? C’est une autre question.


D’où vient ce phénomène récent des incivilités urbaines lors des cérémonies municipales?

Ce n’est pas du tout un phénomène récent. En mai 2012, alors que j’étais adjointe au maire, nous avions été victimes d’une agression. Nous avons été pris dans un de ces fameux cortèges de mariage. C’est un phénomène qui tend à se multiplier et qui prend des proportions très dangereuses.
Il faudrait absolument que la municipalité en place prenne des décisions pour interdire ces cortèges de mariage qui sont très dangereux pour nos concitoyens.