Ceuta : quand les médias prennent le parti des envahisseurs
Il aura suffi de quelques minutes pour que cède la frontière européenne. Les 30 et 31 juillet, une armada de près de 60.000 individus, principalement de jeunes Marocains, a brutalement investi le territoire espagnol de Ceuta, peuplé de 84.000 âmes. Certains ont contourné la digue à la nage, d’autres ont franchi les grilles après que les forces de l’ordre, débordées, eurent renoncé à contenir la foule.
La situation s’envenime à Ceuta ce dimanche soir. Des migrants se dirigent vers le centre-ville en scandant « Allahu Akbar ». Loin du récit médiatique rassurant, la situation reste hors de contrôle.pic.twitter.com/VeFSTXA7U8
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) August 2, 2026
Même le socialiste Pedro Sánchez, pourtant peu suspect d’hostilité envers l’immigration, a dénoncé une « violation de la souveraineté territoriale » espagnole et promis d’accélérer les retours. À travers l’Europe, plusieurs dirigeants ont exprimé leur inquiétude. La France a renforcé ses contrôles à la frontière espagnole et plusieurs pays ont appelé à l’exclusion de l’Espagne de l’espace Schengen.
Une couverture médiatique mensongère
Mais ceux qui n’avaient pas accès aux vidéos circulant sur le réseau social X n’ont pas pu prendre la mesure de l’invasion en cours. Car pendant que Ceuta voyait déferler, en quelques heures, l’équivalent de plus de la moitié de sa population, TF1 évoquait encore, au journal de 20 heures du 30 juillet, l’« entrée massive et illégale de centaines de migrants ». Des centaines ? Les autorités espagnoles en comptabilisaient déjà des dizaines de milliers. On pourra toujours invoquer l’emballement de l’actualité et le décalage entre le tournage d’un reportage et sa diffusion. Il n’en demeure pas moins que la présentation proposée ce soir-là minorait de façon vertigineuse le drame en cours.
🚨ENORME désinformation de TF1 : au JT de 20H, la chaîne affirme que seules des "centaines " de migrants ont envahi l'Espagne ; ils sont en réalité PLUS DE 60000 à avoir traversé la frontière entre le Maroc et Ceuta en seulement 24 heures.pic.twitter.com/rpZcOEHpli
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) July 31, 2026
Pour clore le débat, plusieurs médias ont insisté sur le retour rapide des « migrants » chez eux. C’est inexact : il reste encore plusieurs milliers de ces clandestins sur le territoire espagnol. Sur les vidéos disponibles sur les réseaux sociaux, on voit en effet des foules désœuvrées errer dans les rues de Ceuta.
Les envahisseurs « dépités », les habitants oubliés
À court de mensonges, les médias français ont rapidement eu recours à l’habituel procédé de la victimisation à sens unique. France Info a ainsi choisi pour le traitement de l’événement un angle bien précis : celui du rêve brisé. Dans un reportage dégoulinant de compassion, l’antenne publique a longuement donné la parole aux Maghrébins repartant vers Fnideq. Une jeune femme raconte, ainsi, n’avoir pas mangé pendant trois jours. Un homme montre les traces des coups qu’il affirme avoir reçus. Une mère pleure son fils parti en short et en tee-shirt… Sortez les mouchoirs !
REPORTAGE. "Pendant trois jours on n’a pas mangé" : des Marocains qui s'étaient infiltrés dans l'enclave espagnole de Ceuta ont pris le chemin du retour https://t.co/YkKmXD2AwX
— franceinfo (@franceinfo) August 1, 2026
À ce sujet — [TRIBUNE] Ceuta : Le Camp des saints
Mais où sont les habitants de Ceuta, dans ce récit ? Où sont ceux qui ont vu, en quelques heures, des dizaines de milliers d’inconnus prendre leur ville d’assaut ? Où sont les commerçants contraints de fermer, les riverains barricadés chez eux, les policiers submergés ? Le grand public français est resté ignorant des voitures brûlés, des tentatives d’intrusion dans des logements et des écoles, des agressions, des cimetières profanés. Occulter ces réalités revient à fabriquer un récit falsifié : celui d’une foule exclusivement pacifique dont les seuls malheurs seraient la faim, les refoulements et l’inhospitalité espagnole. Une habitante de Ceuta, interrogée en larmes par Antena 3, a pourtant résumé l’autre face de la crise : « Je suis encerclée. J’ai peur. Nous avons besoin d’aide. »
« Je suis encerclée, j’ai peur. En tant que femme, il faut le vivre pour comprendre. C’est une invasion ! »
L’émotion de cette habitante de Ceuta est insoutenable. C’est un cri d’alarme que l’Union européenne ne peut plus ignorer. Il y a autant d’envahisseurs que d’habitants de… pic.twitter.com/qzcWLkHA98
— Laurence Trochu (@LaurenceTrochu) July 31, 2026
Ce témoignage-là n’a guère ému les rédactions françaises, d’ordinaire très soucieuses des violences faites aux femmes. Ces médias avaient déjà choisi leurs victimes : ceux qui avaient forcé la frontière. Quant aux Espagnols qui la défendaient ou subissaient sa disparition, ils pouvaient toujours attendre le prochain reportage. L’empathie médiatique ne manque pas : elle est simplement distribuée dans un seul sens. Le lapsus commis sur France Inter, le 1er août, avait, lui aussi, valeur de symbole. Dans son journal de 9 heures, la station publique a évoqué « l’enclave palestinienne de Ceuta »… Les réflexes décoloniaux et pro-arabes ont décidément la vie dure.
L’Europe est envahie, la presse accuse… la droite
Fidèle à sa ligne éditoriale immigrationniste, Libération a publié un article consacré non à l’effondrement de la frontière mais à sa « récupération » par les droites européennes, coupables d’agiter le « chiffon rouge d’une "invasion" ». Même aveuglement volontaire du côté du Grand Continent, qui a expliqué que les images relayées sur les réseaux sociaux alimenteraient « l’imaginaire d’une submersion migratoire ». Une raison de plus d’interdire X, sans doute ?
"Un journal n’est pas fait pour éclairer, mais pour flatter les opinions de ses lecteurs"
Balzac, Illusions Perdues, 1843 pic.twitter.com/5owar7s2J6— Destination Télé (@DestinationTele) August 2, 2026
Dans un éditorial intitulé « L’exploitation éhontée de la crise de Ceuta », Le Monde a accusé la droite et « l’extrême droite » de s’être précipitées sur les images « sans jamais s’embarrasser des faits ». Les faits, parlons-en. Par quel terme faudrait-il désigner l’entrée coordonnée et illégale de 60.000 jeunes hommes sur un territoire étranger, grand de 18,5 kilomètres carrés ? Partout ailleurs, dans le monde, cet acte aurait été qualifié d’invasion, de tentative d’annexion, voire de déclaration de guerre. Mais quand il est commis par des « racisés » contre des Occidentaux, le récit s’inverse soudainement. L’envahisseur qui force la porte d’entrée devient un « candidat à l’exil » malheureux ; celui qui le qualifie d’envahisseur, lui, est rangé parmi les xénophobes haineux.
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39 commentaires
Plus on sera pauvre donc plus on aura de migrants et plus l’audiovisuel public aura de chance d’être privatisé… C’est le dicton « on ne coupe pas la branche sur laquelle on est assis »! L’intelligence des gauchistes est encore et toujours la plus basse de France…
Chaque fois qu’il m’est donné de voir des photos de ces ‘migrants’, des hommes jeunes pour la plupart, je vois bien qu’ils n’ont pas la stature décharnée des Biafrais. C’est tant mieux pour eux mais alors que viennent-ils faire en Europe en général et en France, en particulier ? On n’a pas assez de soucis comme ça ? Les Français savent depuis longtemps que l’immigration n’est aucunement une chance pour eux et que notre dette abyssale n’a pas fini de grossir avec nos maigres résultats. Alors le « Comme j’aime » de Nunez peut aller se rhabiller avec sa marque ‘Schengen’ qui nous détruit à petits feux et qui est toujours d’actualité.
Le seul aspect positif, c’est que toute cette désinformation commence à se voir et se savoir par une très grande majorité de Français..
France2 avait envoyé sa journaliste de choc Maryse Burgot. Elle nous a fait un reportage, très bien mit en scène, à la Maryse Burgot sur un ton dramatique à la Maryse Burgot.
L’Immonde et Laberation ont une vieille tradition de titres mensongers ! Ceuta s’inscrit dans cette tradition. L’I.A. nous rappelle certains de leurs titres les plus abjects : « Le quotidien Le Monde a titré son article du 18 avril 1975 couvrant la chute de la capitale cambodgienne : « Phnom Penh libéré ». L’article, écrit par le journaliste Patrice De Beer, évoquait alors « l’enthousiasme populaire » face à la fin de la guerre civile, reflétant l’illusion partagée à l’époque par une grande partie de la presse internationale quant à la nature du nouveau régime de Pol Pot… (Par « presse internationale », comprendre la presse de gauche…)
Quant à Labération sur le même sujet : « Le drapeau de la résistance flotte sur Phnom Penh », suivi le lendemain (18 avril 1975) par : « Sept jours de fête pour une libération »
La gauche se trompe toujours. Mais comme la gauche ne reconnait jamais ses erreurs, elle choisit toujours de mentir.
Le Maroc a laissé passer les clandestins pour embêter l’Espagne , les Espagnols devraient lui rendre la monnaie en lui cédant Ceuta avec .
Nunes a osé dire que personne n’avait franchi la Méditerranée ni pénétré en Europe.
Quand l’idéologie conduit au déni de réalité.
» Techniquement » (sic), Nunez a raison. Nos « nageurs » se sont contentés de contourner, à la nage, une barrière qui se termine dans l’eau… Et sur TFI » je nage depuis 6 ou 7 heures… du matin ! Et il est 6 heures et 5 minutes :)
Et aussitôt ce jeune homme « épuisé » se remet à courir…
« ENORME désinformation de TF1 : au JT de 20H, la chaîne affirme que seules des « centaines » de migrants ont envahi l’Espagne » C’est sûr que six cents centaines ça fait bien 60 000…
Une journaliste de France Inter, avec des trémolos dans la voix, a commenté de « déchirantes » les images de jeunes dans la mer, pourtant entourés de boués. Ils ne paraissaient nullement en péril, juste en train de chercher à rejoindre la terre ferme… Ces journalistes ne se préoccupent jamais des réactions des envahis…
Pour Rance Inter les « envahis » sont des « colonisateurs ». Par conséquent ces « d’jeun’s » ne font que leur rendre la monaie de leur pièce.
Il est grand temps de revoir les manuels scolaires !
Lorsqu’il y a un mouvement de foule » incontrôlé » dans une région du globe, il faut peut être y voir la main de l’oncle Sam. Voir comment a débuté la première « révolution » en Ukraine. Gibraltar est une position stratégique dans le commerce international
et ce journaliste de TF1 qui parle d’aide humanitaire urgente encore un lèche bottes au service du macron.
Il est certain qu’il est plus aisé de parler de « récupération » – évidemment ignoble – depuis un bar parisien bobo et branché…que…sur place ! Un peu comme commenter les feux de forêts en Gironde en accusant le capitalisme et les sylviculteurs, la monoculture forestière, plutôt que, comme ces ploucs de « locaux », tenir un tuyau d’eau à la main…
Regardez ce qu’il y a comme candidats pour les prochaines présidentielles !! et analysez les résultat des municipales et vous aurez tout compris
C’est normal aussi les envahisseurs d’aujourd’hui seront leurs électeurs de demain