Bruxelles se renie encore, attaquant EDF et ses projets nucléaires
La Commission européenne a annoncé, le 24 mars, envisager l’ouverture d’une enquête approfondie sur les aides d'État qu’accorderait la France à EDF pour construire six nouveaux réacteurs nucléaires.
🇪🇺 La Commission européenne devrait ouvrir une enquête le mois prochain sur les aides d’État accordées par la France à @EDFofficiel, selon l'agence de presse Reuters. Cette décision fait suite à des craintes sur le renforcement de la position dominante de l'électricien public.… pic.twitter.com/vt2oXJpkMB
— Souveraine Tech (@SouveraineTech) March 24, 2026
Encore un reniement d’Ursula von der Leyen
Moins de quinze jours plus tôt, Ursula von der Leyen faisait pourtant, lors du sommet de Paris sur le nucléaire civil, son mea culpa, au nom de l’Union européenne, sur des années de sabotage des politiques de développement du nucléaire par les pays européens, estimant que la « réduction de la part du nucléaire était un choix et, à la réflexion, l’Europe a fait une erreur stratégique en tournant le dos à une source d’énergie fiable, économique et peu émettrice ». Voilà donc qu’en « pleine crise mondiale de l'énergie, la Commission repart dans ses petites manigances antinucléaires » et annonce une enquête qui, au mieux, retarderait notre programme nucléaire, a constaté Isabelle Saporta, sur RTL Matin. Commission européenne qui, il est vrai, se montre bien moins loquace s’agissant des mesures d’urgence qui pourraient être mises en œuvre pour limiter, pour les Européens, les effets du blocage du détroit d’Ormuz. « Il y a des matins où on a beau être Européens, ce n’est pas facile de défendre l’Europe », a conclu cette dernière, pourtant peu encline à verser d’ordinaire dans un discours anti-UE.
Nouveaux réacteurs d'EDF : enquête de l'Union Européenne en vue sur les aides de la France
"En pleine crise mondiale de l'énergie, la commission repart dans ses petites manigances antinucléaires", @isabellesaporta dans #RTLMatin pic.twitter.com/1FOLAYwmgm
— RTL France (@RTLFrance) March 25, 2026
À ce sujet — Pour Ursula von der Leyen, la politique antinucléaire de l’UE a été « une erreur stratégique »
Un prêt qui fausserait la concurrence
En 2025, conformément aux usages en vigueur, la France avait adressé à l’UE une demande d'approbation de ses mesures visant à soutenir EDF, l'opérateur des centrales nucléaires françaises, dans son projet de bâtir six nouveaux réacteurs de type EPR2, qui seraient opérationnels à l’horizon 2038 et augmenteraient de 10 gigawatts notre capacité de production électrique.
La demande incluait un « prêt public bonifié » couvrant jusqu'à 60 % des coûts de construction. Des « contrats pour différence » sur l'électricité produite avaient été prévus afin de permettre à EDF de disposer des moyens nécessaires au remboursement de ce prêt dans de bonnes conditions. Et fin 2025, EDF a estimé à 72,8 milliards d'euros le coût maximum de ce projet, qui avait été initialement chiffré à 67,4 milliards en 2023.
Concrètement, que signifie cette annonce d’enquête de la Commission européenne ? Que cette dernière soupçonne l’État français de créer une distorsion de concurrence en accordant à EDF un prêt public bonifié. Le procédé bruxellois n’a rien de nouveau, consistant une fois encore à contester les projets de développement du nucléaire en France comme attentant au plein exercice du libéralisme imposé aux membres au sein de l’UE. Le « colbertisme » de la France, qui agit en la matière via un opérateur public, lui est totalement insupportable. Un principe d’équité concurrentielle dont Bruxelles ne s’embarrasse pourtant jamais lorsqu’il s’agit d’importer des œufs ukrainiens ou du bœuf venu des pays du Mercosur ou d’Australie.
Et qu’importe que Bruxelles s’empresse de s’en prendre aux projets français de nouvelles centrales après avoir fait l’éloge du nucléaire. Après tout, Ursula von der Leyen, qui n’en est pas à une contradiction et un reniement près, ne fait que redevenir le porte-voix de l’Allemagne (dont elle a été ministre), qui fait tout et depuis toujours pour détruire le nucléaire français et abattre sa pièce maîtresse qu’est EDF. Henri Proglio, ancien patron de l’entreprise, l’avait expliqué on ne peut plus clairement l’an passé, sur le plateau de CNews : « Les Allemands ayant explosé leur système électrique […] et mis leurs deux électriciens nationaux à genoux, […] et il était insupportable pour l’Allemagne d’avoir à sa frontière une France qui avait un atout compétitif. […] Il fallait détruire EDF. »
🗣️@HenriProglio (ex pdg EDF) explique comment EDF a été détruite par nos "amis" allemands avec la complicité du gvt Hollande :
Les 🇩🇪 ayant explosé leur système électrique, ce sont rendu compte qu'ils avaient perdu l'un des éléments de compétitivité de l'industrie qui est… pic.twitter.com/21as69dPdm— 🇫🇷 fred le gaulois 🇫🇷 Uniondesdroites 🐱🐱 (@FredGaulois) July 7, 2025
L’acharnement de Berlin et Vienne
On pourrait se rassurer en se disant que les attaques bruxelloises n’ont jamais empêché Paris de poursuivre son programme nucléaire civil. Mais attention, tout de même, car les pires ennemis de notre nucléaire ont été (et sont encore, pour certains) en France, et même au sein de nos gouvernements. Par ailleurs, le poids de l’Allemagne au sein de l’UE et la complaisance (pour le moins) d’Ursula von der Leyen à son égard appellent à la méfiance. Il faut aussi compter sur l’Autriche, opposant idéologique forcené au nucléaire au sein de l’UE, pour nous mettre des bâtons dans les roues.
On se rappelle qu’en 2022, Bruxelles avait inclus le nucléaire (qui n’émet pas de CO2), dans les énergies pouvant bénéficier des « taxes vertes ». L’Autriche avait alors déposé plainte, mais celle-ci ayant été rejetée en 2025, Vienne a alors fait appel. Appel non encore jugé. Et au-delà de cette remise en cause de la fiscalité du nucléaire en général, il n’est pas inenvisageable de voir l’Autriche s’en prendre plus spécifiquement à la France et à son projet de six EPR2. Emmanuel Macron, si élogieux le 10 mars dernier au sommet nucléaire de Paris, saura-t-il, contrairement à la girouette Ursula von der Leyen, se montrer ferme sur ce dossier ? C’est pour une grande part l’enjeu de ce qui se profile dans les mois à venir. Et il en va de notre souveraineté énergétique.
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98 commentaires
la louve allemande déteste la France et méprise le caniche micron qu’elle manipule comme elle veut. Il faut refuser toute ingérence de cette ue dans nos affaires d’état et en sortir
Vous avez tous raison ! Avant le Brexit, il faut y aller par étapes pour ne pas effrayer le patronat financier et industriel. Il faut aussi ne pas oublier certains de nos concitoyens qui tiennent, pour une raison ou une autre, à l’Europe. Le prochain candidat ou la prochaine candidate à la présidentielle devra formater son discours de telle façon qu’il puisse proposer des actions progressives dans le but de contrer l’Europe avant de s’exclamer « FREXIT ». D’abord, rappeler que la France se trouve à nouveau soumise à la volonté germanique qui la détruit et la pille par Bruxelles interposée; pointer les actes de collaboration nuisible de responsables et dirigeants français; réduire la contribution de la France de moitié en menaçant de la supprimer; se retirer et ne plus reconnaitre la Cour de Justice de l’Union européenne; contester et ne plus reconnaitre le ou les traités qui soumettent notre économie à la volonté de Bruxelles; appliquer la politique de la chaise vide; proposer et entrainer d’autres pays à conter le fédéralisme européen ( trop favorable à l’Allemagne) pour un confédéralisme de Nations européenne. Après, cela si Von der Leyen ne plie pas, il ne reste que la séparation ! Trump donnera certainement un coup de main…
Dans « Union européenne », il y a un mot de trop !
C’est avec la constance du jardinier que Van der Leyen détruit l’économie Française et accélère la destruction de son organisation Européenne. La sortie semble être l’alternative à la soumission et perte de libertés.
De notre souveraineté tout court ! Il est devenu indispensable de sortir de « ce machin ».
Maintenant ça suffit , trop c’est trop . Qu’on nous foute la paix et qu’on arrête avec ces lois de m… qui pourrissent nos entreprises et nos vies . FREXIT et que ça saute !
Concernant l’Autriche et plus généralement la langue allemande et les boutons qu’elle peut donner aux anciens ou encore les pouvoirs délégués par notre pays aux États de l’UE vous pouvez lire sur le site : théâtrepopuliste.fr une petite pièce » la vie s’en va » .
Et quid des aides massives des contribuables pour les moulins à vent et les miroirs magiques? Il n’y a là, comme par hasard aucune distorsion de concurrence et aucun effet sur le prix de l’électricité.
FREXIT
L’Allemagne serait d’accord pour notre nucléaire si c’était une société allemande qui le gère.
Lisez « histoire de deux peuples continués jusqu à Hitler » de Jacques Bainville, et vous comprendrez mieux la politique menée par la France au XVIIe. Louis XIII, Richelieu Louis XIV. Pour la paix en Europe .!
C’est peut-être le mot « souveraineté » prononcé par macron, qui a irrité la commandante en chef.
Nous sommes devenus des « marionnettes » donc ne soyons pas étonnés de subir !! Pauvre pays !!
Le Frexit devient urgent, ces enragés nous ont déjà couté beaucoup trop cher. VDL vient de négocier un traité de libre échange avec l’Australie, c’est vraiment intelligent. L’Australie, c’est à 25 heures d’avion et depuis le Havre, à 55 jours de mer. Génial, absolument génial. Et après, ces mêmes génies qui ont indexé le prix de l’électricité sur celui du gaz, vont nous gonfler avec le bilan carbone et nous ordonner de nous déplacer à pied ou à vélo. Qu’ils aillent au diable.
Si je comprends bien la FRANCE est obligée de faire demande d’approbation à l’UE donc à Ursula pour toutes choses qu’elle veut faire pour le bien des français et de son économie, je pense qu’il serait temps de sortir du système de calcul des prix de l’énergie imposé par l’Allemagne comme l’ont fait le Portugal et Espagne
Il faut supprimer la Commission ou se retirer de l’UE.
Ce retirer de cette Europe Germanique le plus rapidement possible.