Vers un assouplissement des conditions de visite de Salah Abdeslam ?
« À quel moment on pense aux victimes, à la sécurité, au simple bon sens ? La Justice doit protéger, pas désarmer. Nos collègues de la pénitentiaire méritent du soutien et des moyens, pas des risques supplémentaires. » Début avril, le Syndicat des officiers et commissaires de police s’insurgeait contre une décision du tribunal administratif de Lille qui ordonnait l’assouplissement des conditions de détention de Salah Abdeslam. Toujours détenu à l’isolement au sein de la prison de haute sécurité de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), le terroriste des attentats de novembre 2015 avait obtenu que les modalités de visite de ses proches soient allégées. Les magistrats demandaient, notamment, le retrait du dispositif de séparation avec Hygiaphone™, installé par la direction de la prison, estimant que l’administration pénitentiaire « n'avançait aucun élément de nature à laisser présumer qu'il y aurait lieu de soupçonner » les proches du terroriste d’être « susceptibles de lui transmettre des objets interdits ».
La #France de 2026 :
donc après une clé USB de propagande du #terrorisme remise en parloir, la réponse… c’est d’assouplir les conditions de détention d’Abdeslam.
À quel moment on pense aux victimes, à la sécurité, au simple bon sens ?
La justice doit protéger, pas désarmer.
Nos… pic.twitter.com/CzGPUCXxl9— Officiers et Commissaires de police (@PoliceSCSI) April 4, 2026
Mais ce 11 avril, la mère et la sœur de Salah Abdeslam ont été placées en garde à vue pour « introduction d’un objet illicite en détention ». Les deux femmes sont ressorties libres et sans poursuites judiciaires, ce lundi 13 avril. Leurs avocats dénoncent « un coup tordu pour maintenir un Hygiaphone™ qui ne devrait plus exister ». Si, cette fois-ci, aucune poursuite n’a été entamée, en novembre dernier, Maëva B., l’ex-compagne du terroriste des attentats de Paris, avait été mise en examen pour avoir remis à son ancien compagnon une clé USB contenant de la « propagande officielle d’organisations terroristes, État islamique et Al-Qaïda ». Au cours de ses interrogatoires, la jeune femme avait confirmé « avoir acquis une clé USB, l’avoir chargée de propagande djihadiste et fait remettre à Salah Abdeslam au cours d’un parloir ». Le parquet national antiterroriste avait, dans cette affaire, demandé une « mise en examen ultérieure de Salah Abdeslam ». Autant d’éléments qui avaient conduit la direction du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil à instaurer une mesure de séparation lors des parloirs du détenu. Une nouvelle décision en référé est attendue par la défense « en ce début de semaine » pour contraindre le directeur de la prison à retirer cette séparation.
Matthieu Valet, député du Rassemblement national au Parlement européen, ne mâche pas ses mots sur cette affaire : « Je n’ai aucune pitié pour le terroriste islamiste Salah Abdeslam. […] Aujourd’hui, il se plaint de ses conditions de détention : isolement, parloirs derrière une vitre et un Hygiaphone™… et ? Bon sang, il a été condamné à la perpétuité pour sa participation au massacre de 130 victimes à Paris. » Et il ajoute : « Pourtant, le tribunal administratif de Lille a exigé d’assouplir les conditions de parloir de Salah Abdeslam, décidées par le chef de la prison, à qui j’apporte mon soutien. Sérieusement ? On marche sur la tête ! »
Des proches parfois complices
En 2019, dans la prison de Condé-sur-Sarthe, l’introduction illicite de couteaux en céramique au sein du centre pénitentiaire avait viré au drame. À l’époque, la compagne de l’un des détenus radicalisés avait réussi à déjouer les fouilles. Simulant le malaise, elle et son compagnon avaient alors blessé deux surveillants pénitentiaires, revendiquant leur attaque au nom de l’État islamique.
D’autres proches de détenus radicalisés, à défaut d’armes, réussissent tout de même à introduire des téléphones portables au sein des établissements pénitentiaires. Ainsi, en mai 2024, un prisonnier du quartier des détenus radicalisés, espace pourtant sensible et surveillé, de la maison d’arrêt de Nancy a été découvert avec un téléphone caché dans sa cellule. En 2019, à Meaux, un autre détenu dans une affaire de terrorisme avait également écopé de sept mois ferme pour avoir caché un téléphone portable dans sa cellule. Souvent, profitant de la surpopulation carcérale et du manque de surveillants pénitentiaires, des proches réussissent à faire passer, lors de visites ou au-dessus des clôtures, ces smartphones aux détenus.
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27 commentaires
Si les détenus ont des téléphones portables en prison, c’est parce que le ministre de la justice et le président de la république sont d’accord! S’ils n’en voulaient pas ils supprimeraient les prises électriques dans les cellules ! Ainsi impossible de les recharger. Mais en France, le pouvoir actuel est du côté des criminels, terroristes et trafiquants ! Par peur de représailles ? Vivement que ça change !
pour ce genre d’individu juste une cellule sans fenêtre ni lumière, au pain sec et a l’eau, sans jamais sortir de ce placard, pas de visite, oubli complet jusqu’à la fin des temps, on le laisse pourrir, c’est déjà bien qu’il soit encore en vie contrairement a ses victimes.. jamais de pardon ni d’oublis!
Déjà si il est condamné à l’isolement c’est zéro visite, particulièrement pour un détenu aussi dangereux. Par contre si c’est pour pouvoir mieux connaître et surveiller les proches de ce criminel pour remonter des filiaires terroristes, pouquoi ne pas faciliter ces visites, avec au minimum une séparation de type hygiaphone bien sûr
A la longue il aura un ou des téléphones portables pour pour préparer de nouvelles actions contre notre nation. Tout va bien madame la marquise.
En des temps où l’on veut proposer l’euthanasie à des personnes honnêtes et pacifiques, dont le seul crime est d’être malade et auxquelles on refuse d’offrir les soins nécessaires pour les soulager, oui, je n’imagine même pas que l’on envisage d’assouplir les conditions de détention pour des barbares sanguinaires. D’ailleurs, au nom de quelle équité, de quelle justice, de quelle égalité (celle qui est écrite sur les frontons de.nos mairies) devrait-on dépenser un pognon de dingue pour entretenir des criminels ? Au moment où l’on grapille les allocations familiales, où les Français honnêtes n’arrivent pas à boucler leur fin de mois, où le Français honnête doit attendre des mois pour consulter, ne devrait-on as s’interroger sur ces différences de traitement ?
Si bien d’accord