Si vous avez été un petit (ou même un gros) porteur actif au cours de l’année 2019, votre portefeuille a probablement réagi aux secousses suivantes, certaines françaises, d’autres au retentissement international.

Si la Bourse ne vous intéresse pas, vous pourrez quand même lire cinq histoires divertissantes qui ont, à leur manière, fait l’actu en 2019.

Janvier. C’est la panique chez les investisseurs, le dernier trimestre de 2018 a été catastrophique et la période des fêtes de fin d’année n’a amené aucune embellie, bien au contraire. En l’espace de trois mois, les marchés actions français, américain, britannique, italien, espagnol, allemand, etc., ont tous cédé entre 10 et 15 %.

Mai. Rallye, maison mère du groupe Casino, est en défaut de paiement sur sa dette. Aussitôt, la cotation de l’action est suspendue (après une clôture à son plus bas historique) et les obligations sur le nom Rallye chutent de 60 % environ. L’action Casino cesse également de coter, après avoir dévissé de 6 % en séance.

Juin. Le rendement de l’obligation d’État française 10 ans passe en territoire négatif pour la première fois. Bonne ou mauvaise nouvelle ? Bonne si on se dit que la France est un État tellement sûr que des créanciers sont prêts à payer pour lui prêter. Mauvaise si on considère que rien ne dit que les taux négatifs sont la nouvelle norme. Si les programmes des banques centrales s’arrêtent brusquement, le crédit deviendra plus coûteux pour des agents économiques amollis, y compris les particuliers, ce qui pourrait conduire à une crise immobilière, par exemple… Mais nous n’en sommes pas encore là.

Septembre. En Arabie saoudite, des installations pétrolières représentant 5 % de la production mondiale subissent une puissante attaque de rebelles yéménites. En réaction à la nouvelle, le cours du brut enregistre des hausses à deux chiffres, inédites depuis la pression exercée sur l’offre par la guerre du Golfe de 1991. La situation se rétablit en quelques séances devant un redémarrage plus rapide qu’attendu des capacités de production.

Décembre. Le Bitcoin, la plus médiatique des cryptomonnaies qui s’échange contre plusieurs milliers de dollars, continue à faire parler de lui en atteignant son plus bas depuis l’embellie de la première moitié de l’année. 2019 a globalement été haussière pour les cryptomonnaies, qui affichent des hausses 3 à 4 fois supérieures à celle des actions ou encore de l’or. Mais les dépressions sont souvent inexpliquées (comme si des piliers du marché vendaient subitement de grosses quantités) et très brutales, en témoigne une chute du Bitcoin de près de 40 % depuis le point haut de juin.

Ainsi, les marchés ont paru caler plusieurs fois en 2019 mais ils sont toujours repartis de plus belle. Est-ce à dire qu’il faut s’attendre au cataclysme pour 2020 ? Bien malin qui pourrait répondre, quand on sait qu’un tweet de Trump, une manifestation à Hong Kong ou une rumeur de Brexit raté peuvent peser lourdement dans un sens ou dans l’autre. Le premier réflexe de l’investisseur averti doit donc être plus que jamais de rester rivé à l’actu.

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