France Info, ce soir, le journaliste annonce doctement dans son micro qu’il est « difficile pour la droite d’exister en cette période de crise sanitaire, alors elle axe son discours sur le thème de la sécurité ». L’insécurité en France ne serait qu’un sentiment ? Qu’un argument de la droite pour faire parler d’elle ? C’est ce qu’il semble convenu de penser et de dire dans les médias mainstream ou dans les beaux quartiers dans lesquels il est de bon ton de cacher ces « incivilités » que l’on ne saurait voir.

À l’inverse, d’autres n’ont que faire du langage médiatiquement correct et n’ont pas peur de dénoncer cette occultation des faits ou de « choquer les belles âmes ». Ainsi , interviewée cette semaine par Azur TV, déplorait que l’on « mange du Covid matin, midi et soir » et que l’on ne fasse plus de politique depuis six mois, tout en entretenant une certaine forme d’angoisse. « Dans le même temps où la maladie ne tue plus, on va vers des mesures de plus en plus drastiques. »

Interrogée sur la violence accrue dans notre pays, la directrice de l’ISSEP précise qu’il « suffit de regarder les chiffres officiels de l’Observatoire national de la délinquance pour voir qu’il n’y a pas de “sentiment d’insécurité”, il y a une barbarie qui s’installe en France, une violence gratuite. » Comment en est-on arrivé là, à cette France Orange mécanique ? L’ancienne députée l’explique par trois phénomènes : l’immigration, la culture de l’excuse et l’effondrement de la chaîne pénale.

Au sujet de l’immigration, Marion Maréchal rappelle qu’« une grande partie de cette délinquance est alimentée par des jeunes gens d’origine immigrée, souvent de troisième ou quatrième génération dont on constate que non seulement ils se désassimilent mais ils se désocialisent ». Et parallèlement à cette désassimilation poussant à considérer que l’État est un ennemi et, donc, à s’attaquer à tout ce qui peut le représenter, « nous continuons d’accueillir chaque année des centaines de milliers d’immigrés […] culturellement et religieusement éloignés de nous ».

Concernant la culture de l’excuse, Marion Maréchal dénonce le fait que l’on justifie ces comportements par des difficultés matérielles, « comme si la pauvreté était une justification à la violence, au fait d’attaquer des voitures ou des pompiers ».

Enfin, elle analyse le laxisme judiciaire : « Aujourd’hui, nous avons une Justice qui ne fonctionne plus, qui est sous-dotée en moyens, qui est enfermée par un cadre législatif trop laxiste et qui est d’ailleurs menée par des juges qui, pour une partie d’entre eux, adhèrent à une idéologie qui considère que la prison, c’est l’école du crime, si tant est qu’il y ait des places en prison. » Car si, pour elle, Darmanin est censé être l’homme fort, « c’est le ministre du commentaire » ; Éric Dupont-Moretti est, quant à lui, « l’incarnation de la politique pénale laxiste ».

À la rentrée, Marion Maréchal lancera un think tank afin d’influencer les réseaux politiques de « sujets insuffisamment traités ». Une liberté intellectuelle bienvenue pour enrichir le débat public d’ici 2022.

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