Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste
Viendra un jour où un historien analysera, c’est certain, cette mise en abyme effrayante et prodigieuse du racisme que l’on appelle antiracisme.
On me permettra de raconter cette petite histoire, qui date de 2015 : nous sommes en novembre, au lendemain du tragique attentat du Bataclan…
Des évidences et du bon sens contre la délinquance…
Si l’on avait dit aux catholiques que ce serait, un jour, l'ancien directeur de Charlie Hebdo qui leur rendrait justice...
On est d’autant plus angoissé qu’on ne l’a pas vu de près et que l’on en entend colporter - par le journal de 20 heures - d’effrayantes descriptions…
Après famille je vous hais, famille je vous crains et vous évite.
Intervenir en cas de harcèlement ? Il n'y a que des coups - physiques et médiatiques - à prendre et rien à gagner.
Le sacrifice des poilus nous honore et nous oblige… à ne pas brader ce pour quoi ils sont morts.
Isabelle Adjani cultive une certaine cohérence d'ensemble avec ses engagements antérieurs.
On connaissait le mot-valise, Marlène Schiappa invente le mot fourre-tout.
A-t-on imaginé un instant cacher l’identité de Dupont de Ligonnès au motif de ne pas stigmatiser l’aristocratie française ?
Comment ne se sentirait-elle pas pousser des ailes ?
Et si l’on convenait que ce renoncement était le point final des gesticulations contemporaines en tous genres, et donc le point zéro de la reconstruction… du pays ?
Un morceau de bravoure éculé et surjoué auquel ne manquaient que les violons du Docteur Jivago.
Pour les pieds-noirs assassinés ou chassés. Pour la tombe de leurs aïeuls profanée. Pour les biens dont ils ont été spoliés et qui ont été tous dilapidés : lorsque la France est partie, Alger ressemblait à Nice. C’est aujourd’hui Bagdad, à peu de choses près.
Plus que merveilleuse, son histoire est surtout audacieuse, périlleuse et même très enquiquineuse pour la légende dorée très binaire de Black Lives Matter…
Disons-le, l’organe le plus utile pour s’en sortir victorieux n’est pas tant celui qui l’on trouve sous la ceinture que celui qui se cache derrière les cheveux : le cerveau. Qui lui n’a pas de sexe.
Reste à savoir si les innombrables dévotions populations ancestrales qui émaillent d’ordinaire l’été vont faire l’objet des mêmes iniques brimades. Et si nous allons le supporter.
C’est donc un tableau idyllique que dépeint la jeune femme, rapporté par deux journalistes de Paris Match sans l’ombre d’une distance critique.
Et de quoi vient donc les entretenir la pasionaria du comité Traoré ? Sûrement de maths, de français, de latin !
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Eliot Deval encense le travail de BV !
















































