La Commission européenne semble avoir subordonné son agenda à celui du lobby LGBTQI. La crise sanitaire a démontré l’inutilité de l’Union européenne, les solutions proposées pour résoudre la crise économique ressemblent au célèbre « qui perd perd » inventé par Coluche, elle se révèle incapable de fédérer les États face aux menaces turques contre l’un de ses membres ou au djihadisme en général. Mais la présidente de la Commission, Mme von der Leyen, a affirmé au Parlement européen avec force qu’en Europe seront renforcés les droits des LGBTQI, y compris dans toutes les implications familiales, au nom de l’égalité.

Bien sûr, il faut compléter entre les lignes. Le « Vous pouvez être qui vous êtes », il faut y entendre qui vous CHOISISSEZ d’être. Cela fait de l’idéologie du genre un prérequis non négociable. Il est possible, aussi, de s’interroger : cette liberté d’« aimer qui vous voulez » est-elle la promesse de légaliser les « trouples », ou plus si affinités, la zoophilie, la pédophilie ? Quant à la gestation pour autrui, elle sera imposée au nom de cette égalité, n’en doutons pas.

Selon Mme von der Leyen, les zones sans LGBTQI (dont je m’étais fait l’écho ici) en Pologne seraient « des zones sans humanité ». Rappelons que ces collectivités refusent que soient discriminés positivement les LGBTQI. Ce n’est que le rejet d’un communautarisme qui serait favorisé par des politiques publiques. Mais attention : le simple fait que des responsables locaux aient pris de telles décisions est suffisant, d’après elle, pour éradiquer toute l’humanité qui s’y trouvait auparavant. Est-il dans les attributions de l’Union européenne de décerner ou retirer ces brevets d’humanité ? Et n’est-ce pas faire preuve d’un inepte irénisme que d’occulter que l’humanité est, aussi, capable du pire ?

Demain, l’Union européenne imposera à chacun des pays membres quels sont les communautarismes à favoriser. Les lobbys en grâce à Bruxelles sauront orienter ses choix. Seront-ils démocratiques ? En douter est une opinion, mais bientôt, elle relèvera de la dissidence, tout comme clamer qu’une fois mis en place ce favoritisme obligatoire, tous seront égaux mais certains le seront plus que d’autres (cf. George Orwell, La Ferme des animaux).

Aux Lucs-sur-Boulogne, en 1993, Alexandre Soljenitsyne interpellait sur l’incompatibilité entre liberté et égalité*. Il serait temps d’acter et de choisir. Pour ce qui me concerne, je préconise la liberté d’abord.

Qu’il est navrant de constater que le projet européen initial d’une zone de paix, de liberté, de démocratie et de coopération se soit tant dévoyé. Quel gâchis ! Il devient de plus en plus urgent et critique de poser démocratiquement la question qui fâche au peuple français : souhaite-t-il continuer dans ce Titanic plombé par une idéologie libérale-libertaire, qui prend l’eau, ne manœuvre pas et qui fonce vers l’iceberg ? Et, bien sûr, de respecter sa décision, créant ainsi un précédent. Même si certains imaginent sincèrement que calfater l’Union européenne dans la tempête, écoper, changer de cap et de capitaine est encore possible, moi, je n’y crois pas.

*« Mais dans la vie sociale, liberté et égalité tendent à s’exclure mutuellement, sont antagoniques l’une de l’autre ! La liberté détruit l’égalité sociale – c’est même là un des rôles de la liberté -, tandis que l’égalité restreint la liberté, car, autrement, on ne saurait y atteindre. »

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