Attaque de Viry-Châtillon : 13 jeunes sur le banc des accusés

Vous vous souvenez peut-être* de ce fait divers tragique, survenu, le 8 octobre 2016, à Viry-Châtillon : une vingtaine de jeunes, tout vêtus de noir et le visage masqué, attaquent deux voitures de police avec des cocktails Molotov. Plusieurs policiers sont gravement brûlés. Sur les 18 interpellés, âgés de 16 à 21 ans au moment des faits, 13 sont jugés à partir d’aujourd’hui devant la cour d’assises de l’Essonne. L’enquête a duré près de trois ans. Difficile, dans des quartiers où règne l’omerta.

Selon Le Parisien, la plupart contestent les faits qui leur sont reprochés. Certains de leurs défenseurs expliquent que l’objectif de cette expédition n’était pas de tuer des policiers mais de les déloger afin de pouvoir détruire la caméra qui dérangeait leurs trafics. Même si les inculpés bénéficient, jusqu’au verdict, de la présomption d’innocence, force est de constater que de nombreux éléments les accablent : leur accoutrement, leur stratégie qui commence par la neutralisation des véhicules policiers. Tout cela sent la préméditation. Si l’on ajoute que la plupart sont déjà connus de la police…

Laissons la Justice suivre son cours. Si les prévenus sont jugés coupables, il est probable que les jurés ne seront pas indulgents. S’il subsiste des doutes… On entendra, au cours du procès, des arguments tendant à présenter les délinquants comme des victimes, des laissés-pour-compte de la société. Toujours selon Le Parisien, un avocat a reconnu qu’ils utilisent « une méthode très violente, le cocktail Molotov ». C’est le moins qu’on puisse dire. Il ajoute : « C’est hélas devenu quelque chose de banal dans ces quartiers. » C’est bien la question : comment en est-on arrivé là et comment s’y habitue-t-on ?

Les causes en sont multiples : le laxisme de la Justice, l’angélisme ou la complaisance d’une gauche qui trouve toujours des excuses sociales aux délinquants, la lâcheté et l’impuissance de politiciens qui, malgré des déclarations fermes d’apparence, n’ont jamais cherché à débarrasser les banlieues de la racaille, comme s’ils craignaient de déclencher de nouveaux troubles. À cela s’ajoute, il faut bien le dire, le fait que ces jeunes ne reconnaissent pas les valeurs de la République, quand ils ne détestent pas la France et tous ceux qui représentent l’autorité de l’État : policiers, pompiers, enseignants…

Loin de nous l’idée de faire l’amalgame entre islamistes et délinquants. Mais il existe des liens entre ces catégories, comme l’ont montré les attentats terroristes. Des terroristes sont passés par la délinquance. Les délinquants eux-mêmes trouvent dans l’islamisme une justification de leur rébellion contre toute forme d’autorité.

Tant que nos gouvernants ne feront pas preuve de fermeté à l’égard de ces adversaires de la République, tant qu’ils ne condamneront pas sans détours toutes les manifestations de haine contre la France, tant qu’ils admettront des signes extérieurs du communautarisme, la situation ne pourra qu’empirer.

Les plus coupables, dans cette histoire, sont ceux qui se soumettent et laissent la France être peu à peu dépecée.

* Voir ou revoir l’interview de Thibault de Montbrial par Charlotte d’Ornellas pour Boulevard Voltaire.

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