Une partie de la jeunesse française – entendez celle qui n’a rien à voir avec les racailles – est bienveillante à l’égard des pays du tiers-monde sans qu’il y ait forcément chez eux de sous-entendus idéologiques ou politiques. Mais force est de constater que beaucoup sont nourris aux valeurs humanistes dévoyées par la gauche et – il faut le souligner – l’exemple faussement christique du pape François – pour exacerber leur xénophilie au point de leur ôter tout jugement objectif sur la réalité des bienfaits de leur combat. Si l’on ajoute – notamment – la présence de l’Open Society de George Soros, l’International Rescue Committee et quelques formations musulmanes au nombre des partenaires de cette association, on peut raisonnablement se demander quelle est la véritable nature et l’objectif réel de cette ONG, majoritaire au capital de la société OXUS (86 %), spécialisée dans le « social business » et les micro-prêts aux citoyens des pays pauvres du tiers-monde.

Ainsi, ces jeunes sont la proie rêvée pour les ONG, gavées d’argent public, devenant maintenant de vraies organisations financières avec des objectifs de rentabilité assumés et un budget qui leur donne à rêver des paysages exotiques africains…

Avec un chiffre d’affaires 2018 de 306.000 €, entre 2012 et 2020, l’ONG ACTED lève en sept fois 19 millions d’euros – dont six ont été remboursés aujourd’hui. En février 2020, elle lève 4 millions d’euros auprès du secteur privé, un montant inédit pour une ONG, via une émission de titres associatifs, un produit financier spécifique (le titre associatif est une obligation que les associations peuvent émettre afin de souscrire un emprunt). On le voit, l’associatif est devenu un véritable business et, comme dans tout business, les salaires sont un poste important au budget. Mais le salaire des jeunes débutants, chez ACTED comme dans les ONG en général, est souvent proche du SMIC français, avec quelques avantages assez insignifiants au regard de la dangerosité de certains pays.

Cela étant, nous faire accroire que le petit couloir routier Niamey-Kouré, emprunté par les jeunes humanitaires et leur chauffeur pour aller photographier des girafes, était praticable et seulement « en vigilance renforcée » alors que tout le reste du est en zone orange ou rouge, comme le précisait Mme Marie-Pierre Caley, la directrice et cofondatrice de l’association, parce que très fréquenté par les autochtones et la communauté internationale… Pour s’affranchir de toute responsabilité morale voire pénale ?

Il semble difficile de concevoir une telle attitude mais, surtout, il semble invraisemblable de missionner dans ces pays d’Afrique des jeunes sans véritable formation, alors que des militaires aguerris s’y font tuer comme nous l’avons encore vu il y a quelques jours…

 

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