Samedi dernier, 14 novembre, l’Égypte a présenté avec grande fierté et bonheur une centaine de sarcophages découverts dans un très bon état. Le ministre du Tourisme et des Antiquités a qualifié ces reliques de plus grand « trésor » mis au jour dans le pays depuis le début de l’année.

Déjà, début octobre, ce sont une trentaine de momies qui avaient été exhumées, mais la chasse au trésor ne fait, paraît-il, que commencer.

En effet, selon le même ministre, la mine de Saqqarah recèle beaucoup d’autres vestiges du glorieux passé des Pharaons, qui restent à exploiter, indiquant que c’est le « début d’une grande découverte ».

Vous l’avez compris, je suis outré du commerce que fait ce pays de ses morts célèbres ou plus anonymes, qui ont franchi plus de deux mille ans de quiétude souterraine et sont, désormais, exposés à la curiosité avisée ou plus désinvolte de visiteurs et touristes. Et ceci avec la bienveillance, voire le soutien, de l’UNESCO qui a classé le site célèbre au mondial.

Remarquons, pour les sceptiques, que le ministre égyptien en charge traite bien conjointement du tourisme et des antiquités…

Imaginons que l’on fasse de même pour nos rois enterrés dans la nécropole de Saint-Denis ou avec les grands hommes – et femmes – qui reposent au Panthéon.

Absurde et sacrilège !

Mais parce qu’il ont le privilège d’être conservés dans un état présentable, grâce au savoir-faire des embaumeurs du moment, ces ancêtres égyptiens auraient le devoir d’être physiquement témoins de cette grande époque ancienne ?

Oui, je suis indigné, et je suis certain de n’être pas le seul, couvert pas les échos contagieux de la grande et belle nouvelle archéologique.

17 novembre 2020

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