Après les municipales, plusieurs élus retirent les drapeaux européens de leur mairie

"Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français", lance Christophe Barthès à Carcassonne (Aude)
drapeau français
Photo de Rafael Garcinsur Unsplash

Petit à petit, les maires élus au second tour des municipales, le dimanche 22 mars dernier, prennent leurs fonctions. Bien qu’ils aient sept ans pour appliquer leur programme, certains veulent imprimer leur style dès les premiers jours de mandat. C’est le cas, notamment, de Christophe Barthès à Carcassonne (Aude).

Le maire du Rassemblement national n’a pas tardé à faire parler de lui. Ce dimanche 29 mars, l’édile a été filmé en train de retirer le drapeau européen du fronton de sa mairie. La séquence a été diffusée sur les réseaux sociaux. Elle a pour légende : « Dehors les drapeaux européens à la mairie ! Place aux drapeaux français. » Le message est on ne peut plus clair.

Le patriotisme en étendard

Même chose à Harnes, dans le Pas-de-Calais. Anthony Garénaux-Glinkowski, le nouveau maire RN de cette commune d’un peu plus de 12.000 habitants, a récemment fait savoir qu’il considère « qu’un seul drapeau doit flotter sur les bâtiments publics » : le drapeau français. Ni une ni deux : ce week-end, il a fait disparaître la bannière aux douze étoiles qui ornait le fronton de son hôtel de ville. Un nettoyage de printemps des plus efficaces, puisque le drapeau ukrainien que son prédécesseur avait installé lors de l’éclatement du conflit russo-ukrainien a été mis au placard dans le même temps.

Autre parti, même action. Anne Père-Brillault, le nouveau maire Les Républicains du Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), a fait retirer les étendards ukrainiens et européens de la façade de sa mairie, aussitôt après avoir été investie par le conseil municipal.

Ces édiles remettent la France au milieu de la mairie. Et, contrairement à ce qui peut se dire çà et là, rien ne les en empêche. La loi votée en mai 2023 par l’Assemblée nationale concernant l’obligation des communes de plus de 1.500 habitants de pavoiser aux couleurs de l’Europe n’est jamais entrée en vigueur. Le texte, bien qu’arrivé au Sénat dès le lendemain du vote au sein de l’Hémicycle, n’a pas été examiné par la chambre haute. Il est en suspens depuis un peu plus de deux ans. Christophe Barthès, Anthony Garénaux-Glinkowski et Anne Père-Brillault sont dans leur bon droit.

Ils pourraient être imités par d’autres édiles patriotes et/ou souverainistes. Les mairies conquises par des candidats RN sont évidemment particulièrement scrutées : Vauvert, Montargis, La Flèche, Tarascon, Montauban… Là, les mairies sont habillées des couleurs européennes, et il se pourrait que cela ne dure pas. Les élus du Rassemblement national ne sont pas nécessairement anti-Europe mais, sans doute plus que d’autres, ils souhaitent que la France passe au premier plan. Ils tiennent également à la neutralité des institutions publiques, une chose que certains maires ont tendance à oublier.

La neutralité en boussole

C’est le cas à Elne, dans les Pyrénées-Orientales, où le maire sortant, Nicolas Garcia, avait fait installer un drapeau LGBTQIA+ en façade. Steve Fortel (sans étiquette), investi par le conseil municipal de sa commune ce dimanche 29 mars, compte bien remédier à cela. Il confie à BV : « Le drapeau européen, on ne va pas l’enlever pour l’instant, mais je ne m’interdis pas de le faire si l’Union européenne nous entraîne dans un conflit international. En revanche, le drapeau LGBT, on va l’enlever parce que c’est de la politique politicienne. C’est entraîner des divisions que d’afficher ce drapeau-là. Une mairie doit être neutre. »

Tout est dit. Les mairies doivent être neutres et ne devraient en aucun cas être utilisées pour défendre telle ou telle cause ou pour prendre parti pour tel ou tel peuple. Partout où il y a eu des drapeaux autres que celui de la France, des tensions et des divisions sont nées. Seul l’étendard tricolore fait l’union.

Vos commentaires

72 commentaires

  1. Un grand bravo Messieurs les Maires, enfin un bon début pour prendre de la distance avec cette UE qui nous vole et nous détruit.

  2. On verra bientôt des mairie LFI qui, au nom de la même neutralité, enlèveront le drapeau bleu blanc rouge.

  3. A l’évidence, seul le RN représente cette France combattante, celle qui s’est toujours révoltée et battue contre l’occupant, et redevenue fière d’elle-même….

  4. La neutralité est devenue indispensable.
    Pour plus de neutralité, les maires RN pourraient retirer le bleu et et le rouge, trop parisiens, et arborer un drapeau blanc. Pour les mairies françaises insoumises , qui ne voudraient pas arborer un drapeau blanc, on retirera tout étendard.
    L’étendard, même non sanglant, est une tyrannie.

  5. Un seul drapeau au fronton des mairies celui de la France les autres n’ont pas a être affichés pour faire du cinéma.

  6. 5 ou 6 mairies ont osé courageusement d’enlever ce drapeau qui représente notre soumission mais sur 36 000 communes c’est peanuts, il y a encore à faire.

  7. Nous sommes bien en France, donc il est logique que seul le drapeau français apparaisse au fronton des mairies ! Les drapeaux européens, ukrainiens n’ont pas leur place !

    • A Saint Malo , par exemple , je pense que le drapeau ukrainien a valu trois élus RN au nouveau conseil municipal !!

  8. Enfin. La France va t elle montrer à l’UE que sans elle plus d’UE et que l’Europe ce n’est pas l’Allemagne ni sa représentante vendue.

  9. Ils ont bien raison, le torchon étoilé n’aurait jamais du être aux frontons des mairies ni dans les bureaux des autorités. Aucun texte ne le prévoit ! Soutenons ces courageux maires et exigeons de nos maires de faire de même.

  10. La neutralité invoquée en fin d’article est une forme d’hypocrisie de votre part quand on a lu l’intégralité de votre texte. Nous ne serons jamais neutre puisque nous sommes Français.

Commentaires fermés.

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