[ANIMAUX] Après le pangolin et le Covid… le rat et l’hantavirus
Et si, tranquillisés par les propos rassurants du Dr Lacroix dans la rubrique Santé de BV hier, nous faisions de l’étymologie ? Le mot hantavirus est formé à partir du nom d’une rivière de Corée du Sud, Hantan. C’est avec des rongeurs capturés près de cette rivière que le virus a été identifié dans les années 1970. Après la mise en accusation du pangolin et de toutes sortes d’animaux, le blaireau-furet, le vison, le lapin, le chat et les chiens viverrins, on ne connaît toujours pas l’origine du Covid-19, selon un rapport de l'OMS de juin 2025. Pour l’hantavirus, ni l’origine ni le coupable ne font débat.
Plaidoyer écologiste pour les rongeurs
Cela met à mal le culte du rat qui règne à Paris depuis plusieurs années. Souvenons-nous de la sénatrice écologiste Anne Souyris pour qui les rats ne sont pas « un problème de santé publique ». Désinvolte, elle ajoutait que si des éboueurs peuvent attraper la leptospirose en se faisant mordre par un rat, eh bien, il y a un vaccin pour cela ! Quant à l’élue écologiste au Conseil de Paris Douchka Markovic, elle avait dénoncé une « peur anormale, injustifiée » des rats. C’est elle qui voulait les voir appeler « surmulots », appellation moins stigmatisante que rat d’égout.
L’association Zoopolis n’a pas été en reste. Elle a popularisé le concept d’« animaux liminaires » — ni domestiques ni sauvages — et en a fait son cheval de bataille. « Ce discours extrêmement angélique s’est accompagné d’une remise en cause des politiques de régulation et du désarmement des professionnels en supprimant certains biocides et certains programmes », nous explique Olivier Vial, auteur, avec le Dr Vasseur, de La guerre contre les espèces invasives aura-t-elle lieu ? (Éditions du Rocher). La mairie de Paris en est l’exemple. « Son grand projet pour contrôler la progression de rats s’est heurté à la frange animaliste et s’est transformé en un projet de cohabitation avec les rats… »
Alerte sur les risques
C’est ainsi qu’on a ignoré les rapports scientifiques et les études sur les espèces invasives ou envahissantes. Or, ils alertaient de différents dangers : « menaces sur la biodiversité, dommages économiques mais aussi risques sanitaires avec apparition ou développement de maladies », détaille Olivier Vial. Ainsi du rat, du ragondin, tous deux vecteurs de la bactérie de la leptospirose. Et le rat, vecteur du virus de l'hantavirus,
Ce dernier a été révélé à l’opinion publique française par la mort du couple d’ornithologues néerlandais. Il n’est pas une nouveauté en Amérique du Sud, que ce soit en Argentine ou au Chili. En février 2026, le Centre des maladies infectieuses de l’université de Boston relevait, au Chili, quatorze cas pour une seule semaine, avec six décès, soit un taux de létalité de 43 %. Un taux qui « dépasse largement la moyenne historique du Chili et peut indiquer une virulence accrue », notait l’institution.
L’homme délégitimé par les écolos radicaux
Contre les hantavirus, contre la leptospirose, la santé publique voudrait qu’on maîtrisât les populations de rats et de ragondins. Mais aujourd’hui, explique Olivier Vial, « on n’a pas la volonté de réguler parce qu'on doute que l’homme soit légitime pour réguler la nature. Ce qui apparaissait comme évident il y a quelques années ne l’est plus. » C’est même l’inverse. On pense que l’homme n’a aucun droit à se protéger ou à rétablir l’équilibre naturel quand il est faussé, quand il change. Il faudrait laisser faire, laisser la nature se réensauvager — ce qui est un mythe en matière de biodiversité.
Cet abandon de toute volonté politique est l’effet des discours antispécistes radicaux. « On est passé du bien-être animal à la libération de l’animal, avec des extinctionnistes qui estiment que certaines espèces peuvent disparaître parce qu’elles ne méritent pas de vivre : c’est le cas de l’homme. » D’autres antispécistes pensent que le vivant est un tout sans hiérarchie et qui s’autogère. « Tous ces courants portent à délégitimer l’homme, mais aussi la science et le progrès technique. » Or, le progrès permet de lutter contre les zoonoses, qui émergent infailliblement si l’on continue à considérer les rats comme des « animaux liminaires » au lieu d’en maîtriser la population. « L’homme peut être à la fois responsable d’un problème et capable d’y remédier », nous rappelle Olivier Vial.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR


































29 commentaires
Avant de dératiser, il convient de « désantispécistiser ». Sinon, on pédale dans le semoule.
Pardon…il ne faut pas dire « rat »…mais « surmulot »…éventuellement nageur…
qu’il faut désurmulotiser d’urgence.
Le président du Front National de Défense des Mulots (FNDM) canal historique vient de publier un communiqué pour exprimer la satisfaction de ses membres : les individus mal inspirés qui avaient prétendu défendre les rats en les traitant de surmulots doivent désormais comprendre leur erreur. Il y insiste sur le fait que les mulots sont des muridés de souche qui mènent une vie paisible dans nos campagnes depuis des siècles tandis que les rats qui traversent les mers et les océans drainent toutes sortes de maux dans leurs migrations. Dont acte.
BRAVO !
Marrant ces virus qui tout soudain, on ne sait comment, se mettent à parcourir le monde… La COVID était réputé venir d’un pangolin qui vivait en Chine depuis des milliers d’années sans problème jusqu’en 2020, et le Hantavirus vivait très bien depuis des années en Amérique du Sud, sans gener personnes… Pourquoi ?
Les moustiques, les chauve-souris, les mouches tsé-tsé, les pigeons, les puces… les zoonoses sont légions et connues depuis longtemps !
Très juste!
Ces illuminés se moquent de la science …Tout le monde sait que les rats sont vecteurs de maladies graves depuis toujours …
Des grosses épidémies (pandémies!) de peste par les puces qu’ils transportent.
Les écolos et les rats. Celà pourrait faire l’objet du titre d’un film.
Si les écologistes avaient existé du temps de La Fontaine il en aurait fait une fable : « le rat et l’écolo », comme il a écrit « le villageois et le serpent »…
Les écolos sont vraiment un vrai problème, ils n’y connaissent rien à la vraie écologie, à la vie des agriculteurs, à la nature mais ils sont là à nous em++++++
Quand on sait la saleté de Paris qui ne s’est pas arrangé au départ de hidalgo, il y a de quoi craindre
Retour au Moyen Age avec les écolos.
Nous atteignons là les sommets de la bêtise humaine. Le pire n’est il pas de suivre bêtement les affabulations de personnes qui se disent écologistes et qui bien souvent n’ont ni les connaissances et les compétences suffisantes pour être prises au sérieux, mais l’ idéologie fait force de loi malheureusement et ce dans bien des domaines et nous conduit au désastre.
Comme vous avez raison !
Si confinement il y aura, Je ne donne pas cher des Parisiens avec les surmulots en goguette dans la Ville Lumière ! Ils peuvent remercier l’ancien Mme le Maire Anne Hidalgo !
Les rats ne connaissent pas de frontières, les quartiers chics auront les leurs ! La bêtise n’a plus de limites
Les écologists veulent soi-disant « sauver la planète ». Or tous les mots commencant par éco- (économie, écologie etc) viennent du mot grec ancien « oïkos » la maison. Alors que les mots parlant de la planète commencent par « gè- » du mot grec ancien « gè » la terre (prononcer « guè ») : géographie, géologie etc, et même le prénom Georges qui vient du mot grec ancien « georgos » le paysan (qui travaille la terre : gè-orgos).
La préoccupation des écologistes ne devrait pas être notre planète mais notre habitat – nos maisons et comme le font les autres animaux, leurs gîtes, terriers, tanières. La planète terre est assez grande pour se débrouiller toute seule et c’est notre paradis si nous nous préoccupons simplemet de bien l’habiter.
Je crois que l’on devrait commencer par délégitimer tous les zozos de l’écologie punitive, les antispécistes et autres pseudos scientifiques et vrais charlatans, qui sous couvert de vouloir le bien de l’humanité, jouent aux apprentis sorciers. La blague des animaux liminaires, ni domestiques, ni sauvage, mais qui en fait se domestiquent tout seuls en s’invitant chez vous. Qu’ils soient surmulots (plus bucolique et moins « dégueu » que rat d’égouts), punaises de lits ou moustiques… J’enverrais bien ce petit monde bobo- écolo en pleine jungle : Le temp qu’ils passeraient à se gratter, ça nous ferait des vacances et ils feraient corps avec la nature ;)
Et ?, conclusion ?
hé oui, tout le monde n’a pas les mêmes chances dans la vie..
Le renard, lui, est classé « nuisible », et tout porteur de fusil est invité à le tuer illico…