Alexandre Pesey, directeur de l’Institut de formation politique (IFP), présente l’Institut libre de journalisme qui accueille, lors de cette rentrée, sa première promotion. Pour Boulevard Voltaire, il expose les raisons du lancement de cette formation alternative au métier de journaliste.

Pourquoi l’IFP lance-t-il une formation de journalisme cette année ?

Ce projet répond à la fois à une nécessité, un besoin et une demande. Une nécessité, celle d’entendre un autre son de cloche dans l’univers souvent conformiste des médias et celle d’envoyer des renforts à des médias comme Boulevard Voltaire ou à des journalistes comme Charlotte d’Ornellas.
Il répond aussi à un besoin, celui de proposer une formation alternative à celles existantes sur le marché des écoles de journalisme et qui produisent, aujourd’hui, des journalistes de gauche en batterie. À l’école de journalisme de Strasbourg par exemple, les élèves se vantent de voter à 100 % pour des candidats de gauche ou d’extrême gauche. On sait qu’en moyenne, 90 à 95 % des élèves en journalisme votent à gauche ou à l’extrême gauche.
Enfin, ce projet répond à une demande, parce que le nombre de jeunes gens soucieux de vérité considérant qu’il n’est plus temps de se plaindre de la situation mais qu’il faut se lancer est en forte croissance. Se lancer dans le journalisme sans savoir comment s’y prendre est un peu difficile. Et nous voulons les aider dans leur discernement et dans l’acquisition d’un certain nombre de techniques journalistiques. C’est pour cela qu’il était temps de lancer une formation alternative aux métiers du journalisme.

À l’instar de Marion Maréchal, qui a lancé son “Sciences Po de droite”, l’IFP lance, en quelque sorte, son école de journalisme de droite. Est-ce bien l’idée ou est-ce un peu plus compliqué ?

Je pense que ça arrive au même moment un peu par hasard. Ce projet d’école de journalisme est ancien. Depuis de nombreuses années, nous faisons le constat qu’il n’existe pas d’école alternative aux grandes écoles de journalisme existantes. Il y a eu une école qui dépendait de la FACO [Faculté libre de droit, d’économie et de gestion, NDLR], il y a quelques années. Malheureusement, elle n’est plus.
Depuis de nombreuses années, on espère cette école. Plutôt que de l’attendre, nous nous sommes dit que nous devions la faire. Nous l’avons créée cette année parce que nous avons considéré que les éléments étaient réunis et qu’il y avait une demande de plus en plus forte du côté des jeunes gens qui souhaitaient s’engager dans le journalisme. Il y a aussi une demande de donateurs puisque cette formation ne bénéficiera d’aucune subvention publique. Elle ne fonctionnera qu’avec la participation des élèves et grâce à des donateurs, des particuliers qui vont parrainer ces jeunes gens dans leur formation. Ce modèle nous assure cette liberté.

Si un jeune nous écoute et souhaite suivre votre formation, que doit-il faire ?

Le plus simple est d’abord d’aller sur notre site internet https://www.institutlibredejournalisme.fr ou de nous contacter directement à [email protected] pour avoir tous les détails et les formalités. Il doit faire cela avant le 12 septembre prochain s’il veut participer à la promotion de cette année.

Faut-il obligatoirement être conservateur pour intégrer cette formation ?

Non, pas du tout. C’est ouvert à tous les profils de jeunes gens qui sont soucieux de regarder la réalité telle qu’elle est, et non telle qu’elle devrait être, qui acceptent de voir ce que l’on voit, qui ont ce souci d’éthique, d’attention au réel et de vérité plutôt que des soucis idéologiques.
On se tourne plutôt vers des profils capables de sortir des sentiers battus, de traiter leur sujet de manière différente, de sortir du politiquement correct et du conformisme médiatique existant. Notre formation n’aurait, sinon, pas de raison d’être. Mais nous accueillons tous les profils qui sortent un peu des sentiers battus et qui souhaitent venir, quelle que soit leur sensibilité personnelle. D’ailleurs, pour être un bon journaliste, il ne faut pas forcément être un militant, mais d’abord bon professionnel, rigoureux, et qui souhaite se donner les moyens d’avoir les techniques pour pouvoir bien faire son métier.

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