Affaires Bagayoko et Diouara : Mélenchon les défend et parle de « racisme systémique »

Les deux élus LFI ont été mis en cause l'un pour un emploi à la RATP, l'autre pour occuper un logement social alors qu'il est député.
Brève 1

Les deux élus insoumis de Seine-Saint-Denis Bally Bagayoko et Aly Diouara ont dû répondre, cette semaine, à des accusations d’emploi fictif pour l’un et d’occupation indue d’un logement social pour l’autre.

Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon a dénoncé, samedi sur X (ex-Twitter), un « racisme systémique » de « la caste » pour défendre le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko, visé par une plainte pour emploi fictif, et Aly Diouara, député et maire de La Courneuve, accusé d'occuper indûment un logement social.

« Noir et LFI, c'est trop pour les suprémacistes médiatiques. Le racisme est devenu systémique comme moyen de lutte politique pour la caste », a-t-il affirmé, sur X, alors que les deux élus de Seine-Saint-Denis ont dû s'expliquer, cette semaine, après des informations du Canard enchaîné. « Après les calomnies contre Bally Bagayoko, démenties par la RATP, voici une campagne des mêmes contre Aly Diouara, maire de La Courneuve. Un hasard ? Auparavant, cela a été Danièle Obono, Rachel Keke et Carlos Martens Bilongo », a-t-il ajouté, citant plusieurs élus ou ex-élus noirs de son mouvement.

Deux élus LFI mis en cause

Bally Bagayoko, élu maire de Saint-Denis en mars dernier, est visé par une plainte de l'association AC!! Anti-Corruption pour des soupçons de détournement de fonds publics et d'emploi fictif, après un article du Canard enchaîné évoquant un cumul de fonctions à temps plein à la RATP et dans sa charge d'élu local. La RATP a démenti tout emploi de complaisance et Bally Bagayoko a nié, dans Le Parisien, avoir bénéficié d'une « faveur technique » pour cet emploi occupé à partir du début des années 2000, en parallèle de mandats locaux.

Quant à Aly Diouara, il a précisé, vendredi, toujours au Parisien, être « totalement dans les clous » concernant le logement social qu'il continue d'occuper malgré des indemnités de député d'environ 7.600 euros brut mensuels, perçus depuis son élection à l'Assemblée nationale en 2024.

« Je suis un enfant du logement social, c’est-à-dire que j'y ai grandi depuis que je suis né », a-t-il affirmé, expliquant respecter les règles. Le plafond du logement social est basé sur ses revenus de 2024, « année où je n'ai été député qu'à partir du mois de juillet », a-t-il ajouté, affirmant néanmoins avoir effectué des démarches pour trouver un autre appartement.

Vos commentaires

69 commentaires

  1. Leur seul argument : le racisme ! Cela en devient insupportable !
    C’est grâce à la France, qu’ils ont pu bénéficier des études, d’être un élu de la République . Si les Français sont racistes, rien ne les empêche de repartir dans leur pays d’origine et entamer une nouvelle carrière .

    • Tapie avait traité Boli de con. Tu me dis ça parce que je suis noir, rétorqua Boli. Non! Je dis ça parce que tu es con, ajouta Tapie. La couleur de peau ne fait rien à l’affaire, ce sont ces deux affaires qui sont sales et indignes d’élus.

  2. Dans une société juste, être noir et d’extrême gauche ne donne pas des droits supérieurs aux autres et ne place pas au dessus des lois.il y a effectivement chez LFI, parti antifrancais adepte du désordre, un racisme systémique antiblanc qui devient flagrant.
    Il faudra s’en souvenir dans quelques mois.

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