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Editoriaux - 3 juin 2020

Adama Traoré comme George Floyd ? La grande imposture des professionnels de l’antiracisme !

Les USA sont-ils véritablement à feu et sang, à la suite de la mort controversée de George Floyd ? D’une certaine manière, oui, mais il est aussi étonnant de s’en étonner, tant la violence est l’ADN du continent nord-américain. En effet, c’est le seul État colonial au monde fondé sur ce qui ressemble tout de même fortement à un massacre généralisé, avec peut-être la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

En Amérique latine, les Indiens ont certes été massacrés, mais demeurent encore majoritaires dans les pays concernés. Les Turcs n’ont pas été tendres avec les Grecs, mais ont laissé assez de survivants pour se faire ensuite renvoyer en leurs pénates. Idem pour la France, que ce soit au Maghreb et en Afrique noire.

Cette violence, on la retrouve évidemment à Hollywood. Par essence, le western est le genre cinématographique sanglant par excellence : Blancs entre eux, Blancs contre Indiens, les hommes tombent par dizaines. Et ce ne sont même plus des hommes qu’on tue, mais de simples silhouettes esthétisées jusqu’à l’outrance.

Cela vaut également pour le film policier. En France, un Jules Maigret est un policier dont la seule arme est une pipe, alors qu’aux USA, c’est Clint Eastwood, muni d’un revolver aux allures de canon. Ce sont ensuite des voyous glorifiés, tel Scarface, en 1932 par Howard Hawks, avec Paul Muni ; puis en 1983, par Brian de Palma, avec Al Pacino en racaille de luxe, film qui fut longtemps l’un des plus loués dans les vidéo-clubs de nos cités.

Avec la présence significative de l’extrême gauche américaine dans ces manifestations, d’autres s’étonnent encore que cette dernière puisse être si puissante au pays du capitalisme. C’est oublier que dans cette nation, l’une des plus syndiquées au monde, malgré son tropisme libéral, il y eut les émeutes de Berkeley, en 1965, bien avant Mai 68. Et qu’avant Action directe, il y eut aussi les Weathermen, groupe activiste luttant déjà contre le racisme et responsable d’une vingtaine d’attentats à la bombe.

Quant aux Black Panthers, n’ayant que faire du discours lénifiant d’un Martin Luther King, remarquons qu’ils ne se battaient pas à coups d’épées de bois face aux agents d’un FBI arborant un autre arsenal que de simple pistolets à bouchon.

Pour tout arranger, les USA n’ont toujours pas résolu leur problème racial, même si vantant un melting-pot pluriethnique sans avoir compris qu’une société multiraciale est, de fait, destinée à devenir multiraciste. Ce phénomène a été encore plus aggravé par l’extrême gauche universitaire ayant tendance à racialiser tous les problèmes tout en brandissant l’étendard de l’antiracisme. Pour résumer, un voyou noir qui se fait tuer par un policier blanc est ravalé au rang de Noir et son assassin à celui de Blanc, sans tenir compte des professions respectives de l’un et de l’autre. Belle avancée de l’esprit critique…

Et en France, comme toujours, nous sommes à la traîne des USA, du skateboard aux théories du genre, d’Elvis en Johnny. Jadis, les voyous des cités se rêvaient en rockers et maintenant en rappeurs, singeant les gangs new-yorkais à Sarcelles, et négligeant pourtant ce fait majeur autant qu’historique voulant que malgré le surcroît de mélanine, les Noirs de là-bas n’ont rien à voir avec ceux d’ici. Les premiers sont arrivés dans les wagons des colonisateurs blancs sans qu’on leur ait demandé leur avis. D’où leur statut d’Américains « historiques », alors que les seconds ne sont que des enfants d’immigrés arrivés en France de leur plein gré.

Bref, en ramenant tout à la seule couleur de la peau, les militants antiracistes empruntent exactement le même langage que ces « racistes » présumés et par eux tenus pour bêtes noires.

Il est donc parfaitement logique que tout cela s’exporte en nos contrées, même si un se prenant pour Malcolm X n’est jamais que ce que Stéphane Pocrain, ancien patron de SOS Racisme, fut à James Brown, tandis que nos journalistes français se rêvent en électeurs de Barack Obama et en contempteurs de Donald Trump.

Il ne serait pas sot qu’un jour, les Français, quels qu’ils soient, cessent de vivre à l’heure d’une Amérique tour à tour cauchemardée et fantasmée.

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