Réouverture tant attendue des oblige, notre voyage culturel s’invite à table avec, à cœur, ce précieux conseil de Périco Légasse : « L’acte alimentaire est devenu un acte politique. Dès lors que l’on choisit telle ou telle forme d’alimentation, tel ou tel produit, on sait ce que cela implique comme conséquence sur une multitude de phénomènes. Celui-ci va aider nos à survivre, celui-là au contraire va aggraver leur marasme. Voter en mangeant, c’est guérir en partie, mais sûrement, les plaies qui font que nos paysans se suicident, que nos artisans mettent la clé sous la porte sans successeur… »

Parce qu’il est de notre devoir de manifester notre attachement à ce qui fait le charme et la fierté de notre beau pays, soutenons nos restaurateurs, et producteurs locaux en choisissant les circuits courts et les marchés, ou en s’offrant un savoureux moment au restaurant. Au diable les kilos en trop cet été, partageons nos spécialités ! Mettons-nous à nos fourneaux et cultivons le bon goût, cet art de vivre à la française que nous jalouse entier.

Pour l’heure, arrêtons-nous un instant sur ce qui constitue la richesse de nos terroirs et la joie de nos papilles : notre fameuse gastronomie. Saviez-vous qu’elle est inscrite depuis 2010 au culturel immatériel de l’humanité ? Il s’agit, pour l’UNESCO, de « protéger les pratiques culturelles et savoir-faire traditionnels, aux côtés des sites et monuments ».

En France, nous avons coutume de célébrer les moments les plus importants de notre vie autour d’un repas festif : valorisation du fruit de la terre et du travail des hommes, art d’un couvert joliment dressé, accords mets-vins… Et point de bon repas sans grand débat ! Interminables conversations dans la durée, si joyeuses ou si animées, elles témoignent du bonheur de se retrouver et d’échanger pour les grands, éveillant le cœur et l’esprit des enfants les écoutant.

Elle est pas belle, la France ? L’UNESCO précise (mais faut-il vraiment le rappeler ?) que « le repas gastronomique doit respecter un schéma bien arrêté : il commence par un apéritif et se termine par un digestif, avec entre les deux au moins quatre plats, à savoir une entrée, du poisson et/ou de la viande avec des légumes, du fromage et un dessert »,avant d’ajouter « le repas gastronomique resserre le cercle familial et amical et, plus généralement, renforce les liens sociaux ». Toutes ces pratiques appartiennent à notre patrimoine, à nous de les entretenir et les transmettre aux générations à venir…

6 juin 2020

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