À l’Assemblée, la CGT claque la porte d’une réunion présidée par un député RN
Ils ont claqué la porte. Par résistance au fascisme. Les représentants des différents syndicats de journalistes étaient invités, ce jeudi 2 avril, à s’exprimer sur l’impact de l’intelligence artificielle sur leur profession à l’occasion de l'audition d’une mission d’information parlementaire. Mais la SNJ-CGT en a décidé autrement. Hélène Richard, sa représentante, membre du bureau national, s’est offert un petit numéro en se déplaçant à l’Assemblée nationale mais en annonçant quitter la réunion de travail, au tout début de celle-ci. « Nous aurions eu beaucoup de choses à dire sur ce sujet crucial, mais conformément à nos orientations confédérales, nous ne le ferons pas devant une instance dirigée par le Rassemblement national », a plaidé la syndicaliste qui, par ce refus de participation, souhaite dénoncer « la banalisation du Rassemblement national et de ses idées ».
« Sectarisme aveugle »
Le député RN Roger Chudeau qui préside la mission d’information a « déploré » cette décision « déplacée », se déclarant simplement « mandaté par la commission des affaires culturelles pour aborder une question d'intérêt général ». Quelques heures plus tard, le parlementaire a dénoncé, dans un communiqué, le « sectarisme aveugle » de ces organisations syndicales et « l’utilisation de cette audition comme tribune politicienne ». Une attitude qui, selon le député de Loir-et-Cher, n’est qu’une « marque de mépris pour l’institution parlementaire » et « l’expression d’un refus d’accepter les règles démocratiques de l’État de droit ». Le rapporteur de la mission d'information, la députée Ensemble pour la République Céline Chalvez, a regretté, quant à elle, une politique « de la chaise vide ».
« Nous, organisations syndicales de journalistes, savons ce que l’extrême droite, une fois au pouvoir, réserve aux rédactions : le mépris de la liberté de la presse – derrière une apparence tout autre, de séduction des médias – qui est de fait le corollaire de son projet politique. Un projet liberticide, xénophobe et qui s’attaque aux fondements de notre démocratie et de notre État de droit. » Dans un communiqué commun, publié dans la journée, les trois principaux syndicats (SNJ, CGT, CFDT) se sont exprimés. « Il est particulièrement choquant de voir le RN présider une mission d’information consacrée à la culture et l’éducation, avec à ses côtés une rapporteure issue du groupe macroniste. »
« La base vote pour nous »
« Voilà leur conception du pluralisme. Ce sectarisme et ce mépris de la représentation nationale est inacceptable », s’est empressé de réagir Philippe Ballard, député RN de l’Oise. « Ils sont coutumiers du fait », réagit, auprès de BV, l'ancien journaliste. Alors que lui-même dirigeait, en 2023, une mission d’information sur « l’éducation critique aux médias », la SNJ et la CGT avaient refusé de participer aux travaux en raison de son étiquette RN. « Ce qu’il faut quand même rappeler à la CGT, c’est qu’une bonne partie de ses adhérents votent Rassemblement national, souligne, railleur, le parlementaire patriote. Il y a les chapeaux à plumes, les dirigeants, et puis il y a la base qui vote pour nous. » Ce jeudi 2 avril, au palais Bourbon, le représentant du syndicat FO a pris la parole : « Nous, quand la représentation nationale nous convie à des débats démocratiques et nécessaires, on y répond, nous ne faisons pas de politique. » On y perd son latin.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR
































82 commentaires
Mais que reproche ce syndicat gauchiste au RN ? Tout le monde constate la violence verbale et physique de ces mélenchonistes fanatisés et si le RN est fasciste, qu’ils donnent des exemples, ils en sont incapables , seul argument fasciste répété comme des perroquets sans comprendre leur propre argument, parti homophobe il y a aussi des homosexuels au RN argument non fondé , etc….
Il faut dire que la CGT n’a pas les armes intellectuelles pour discuter avec un autre groupe qui ne va pas dans son sens. A l’époque la CGT voulait défendre les travailleurs, aujourd’hui elle compte ses abattis car il y a de moins en moins d’adhérents. Stop aux subventions de l’état. Il n’est pas utile de tendre le bâton pour se faire battre.
Il y a déjà très longtemps que la cgt ne représente plus les ouvriers qui votent majoritairement RN ne leur en déplaise
C est un syndicat politique d extrême gauche point barre et pas un syndicat qui défend les ouvriers
Encore et toujours la mauvaise foi légendaire de la gauche et de l’extrême gauche.
Claquer la porte, la CGT sait elle faire autre chose ?
Le jour où tous ces communistes disparaitront du paysage politique de la France (pourquoi n’iraient-ils pas en Corée du nord?) le pays se portera mieux, les Français aussi!
C’est un plaisir de gourmet d’entendre la CGT parler de liberté d’expression. J’ai eu le « privilège » de travailler 3 ans à Berlin-est ( Haupstadt der DDR,comme ils disaient) de 1983 à 1986 et les hiérarques de la CGT et du PCF y étaient reçus fréquemment et royalement. Je ne me souviens pas avoir entendu un seul des dirigeants de ces deux boutiques dénoncer le régime qui muselait la liberté d’expression.
A l’époque, il ne valait mieux pas !
Qu’on ressorte le rapport Perruchot et que l’on fasse le procès de la CGT
Qu’ils fassent sans la CGT
Il est temps de supprimer les subventions étatiques aux syndicats.
Il ne faut plus aider financièrement les syndicats. Qu’ils se débrouillent avec leurs adhérents. Vous allez voir ; plus personne dans les rues. Des inutiles.
Le peuple aimerait une Commission d’enquête concernant les syndicats. Pourquoi ces syndicats ne vivent pas ( ou très très peu ) des cotisations de leurs adhérents. Pourquoi autant de subventions ?
Vu leur réaction, ils ont besoin de cette intelligence artificielle, la leur est inexistante
CGT : service après-vente de LFI.
La démocratie à la sauce gauchiste est une bien belle chose…