Ils en ont, de la chance, les habitants de Cologne ! Ils pourront bientôt entendre, chaque vendredi, l’appel à la prière diffusé par haut-parleur. L’information, rapportée par l’hebdomadaire allemand Die Zeit, semble confirmée. Ce n’est pas un canular du Gorafi. Cette décision est significative de l’entrisme de l’islam dans les pays occidentaux et de la soumission d’une partie de leurs dirigeants.

Dans un communiqué, Henriette Reker, maire de Cologne, s’est ainsi justifiée : « Alors que les cloches sonnent dans les églises chrétiennes pour appeler les croyants, dans les mosquées de confession musulmane, ce sont les appels du muezzin qui servent à cet effet. » Ce projet est « un signe d’acceptation mutuelle de la religion », c’est un moyen de montrer que la « diversité est valorisée et vécue à Cologne ». Voilà qui serait approuvé en France, notamment à l’extrême gauche, au nom d’une mal comprise qui, sous prétexte de neutralité, met toutes les religions sur le même plan. L’annonce publique de la prière effectuée par les muezzins serait donc l’équivalent des cloches des églises.

Il suffit pourtant de relire les paroles rituelles de l’appel à la prière musulmane pour comprendre la différence. Les formules « Allah est le plus grand », « J’atteste qu’il n’y a de Dieu hormis Allah » n’ont pas seulement une signification religieuse, elles ont aussi un sens politique qu’il serait imprudent d’ignorer. « Allahu Akbar » peut, certes, être utilisé en dehors du cadre religieux, pour signifier la joie ou la surprise par exemple, mais est souvent proféré par des terroristes au moment de passer à l’acte : c’est, depuis l’époque de Mahomet, un cri de guerre. S’il est arrivé que les églises soient appelées à faire sonner leurs cloches à toute volée pour célébrer la paix, elles n’appellent pas à la guerre.

Ces bons apôtres, qui prônent, à l’instar d’Henriette Reker, la « coexistence pacifique », ignorent sans doute – ou feignent d’ignorer – qu’il existe une grande différence entre le christianisme et l’islam. Si le premier rend aujourd’hui à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, le second désigne une religion inséparable d’une organisation politique et juridique. Les cloches n’ont rien à voir avec l’appel des muezzins. Ces signes symbolisent deux civilisations différentes qui peuvent difficilement coexister quand l’une a des visées expansionnistes. Admettre des manifestations extérieures de la religion islamique, c’est admettre aussi une progressive du pays.

Tous les Français, croyants ou non, sont habitués à entendre les cloches des églises et seuls quelques grincheux s’en plaignent. Elles font partie de la tradition et de la culture françaises. Ce n’est pas le cas des appels à la prière, qui sont le propre des pays islamiques. Ce qui se passe à Cologne est une nouvelle concession à une civilisation qui ne nous veut pas que du bien. Faire passer pour de la tolérance cette soumission, c’est faire preuve d’une grande naïveté ou d’une connivence coupable.

11 octobre 2021

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