À Cambridge, le roi Charles III en visite à l’éco-mosquée

Le monarque y a dévoilé une plaque commémorative de l'octroi du statut de "cité" à Cambridge : un choix très symbolique.
Capture d'écran news.com.au
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Le changement de paradigme de la famille royale anglaise conduit par Charles III n’est pas un scoop : en juin dernier, l'évolution subtile de la formulation consacrée à son rôle de « gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre » faisant du monarque celui qui « veille à préserver la place de la foi au sein d’une nation multiconfessionnelle » n’était déjà pas passée inaperçue. La visite de l’éco-mosquée de Cambridge, le 20 juillet dernier, rend cette évolution encore plus tangible. Il faut dire que la promotion de l’islam et la lutte écolo semblent deux causes qui tiennent particulièrement à cœur au fils d’Élisabeth II et choisir de dévoiler une plaque commémorative de l’histoire de Cambridge dans cette éco-mosquée plutôt qu’au King’s College est loin d’être anodin.

Convergence des idoles contemporaines ?

Changement, évolution, remplacement ? Quoi qu’il en soit, le christianisme sur lequel s’est fondé la monarchie britannique paraît être bien accessoire et Charles III semble vouloir à tout prix incarner ce changement. Pour la BBC, manifestement, Charles III a été séduit par le côté écolo de la construction : « Le roi Charles s'est dit impressionné par la conception de la première éco-mosquée d'Europe et a salué "tout le soin et l'attention qui lui ont été consacrés" », rapporte le média britannique. D’ailleurs, « le souverain a pris connaissance des caractéristiques écologiques de la mosquée centrale de Cambridge lors de sa visite du lieu de culte, ce lundi », dont « des pompes à chaleur performantes, des panneaux solaires ainsi que des systèmes de récupération des eaux usées des lavabos et des eaux de pluie. Le bâtiment bénéficie également d'un éclairage naturel tout au long de l'année grâce à de larges puits de lumière aménagés dans la toiture. »

Bref, un modèle du genre et la parfaite incarnation de la convergence des luttes entre l’islam et l’écologie puisque, lit-on dans le communiqué de presse de l’éco-mosquée, « la mosquée se considère comme un exemple du rôle essentiel que les communautés religieuses peuvent jouer dans la lutte collective de l'humanité contre le réchauffement climatique [et que] les enseignements musulmans relatifs au respect de la Création divine ont d'ailleurs été évoqués lors de la visite ».

Le gothique dépassé par le moderne art islamique ?

Modernité, certes, mais aussi tradition, et à Cambridge, il s’agit d’inscrire la nouvelle mosquée dans le paysage millénaire de la vieille nation européenne. Faut-il y voir une quête de légitimité ? Ou bien une volonté de s’imposer comme la religion de la modernité et du progrès ? En tout cas, explique le site Internet de la mosquée, il a fallu pas moins de dix ans de travail pour construire cette « mosquée pionnière » qui a ouvert en 2019, qui « s'inspire à la fois des traditions architecturales religieuses islamiques et anglaises ». En effet, lit-on encore, « avant tout, l'objectif était de concevoir une mosquée britannique pour le XXIe siècle : comme l'a souligné Abdal Hakim Murad, président du Cambridge Mosque Trust, "le défi majeur a été de créer un espace sacré inédit, alliant un héritage très ancien et intemporel aux technologies les plus modernes" ». Ainsi, d’une part, la mosquée compte un « élément distinctif [:] sa structure en bois. Les colonnes, ou "arbres", s'élèvent pour soutenir la toiture via une voûte en treillis octogonal entrelacé, évoquant les voûtes en éventail du gothique anglais, célèbres notamment à la chapelle du King’s College toute proche », et d’autre part, orientée vers La Mecque, « la géométrie octogonale revêt une forte symbolique dans l'art islamique, évoquant le cycle de l'inspiration et de l'expiration : le "Souffle du Divin" ».

Le choix symbolique d'y dévoiler une plaque commémorative

C’est là, rapporte la BBC, que le roi Charles III « a dévoilé une plaque commémorant le 75e anniversaire de l'octroi du statut de "cité" à Cambridge par son grand-père, le roi George VI, qualifiant cette visite de "plaisir" ». Il n’a, d’ailleurs, selon le média britannique, pas tari d’éloges lors de sa visite puisqu’il a félicité l’assistance, qu’il s’est dit « certain qu[e le lieu] apporte une contribution majeure, non seulement à la communauté musulmane, mais aussi à la ville de Cambridge elle-même » et a même affirmé « prie[r] de tout cœur pour qu’[ils connaissent] le plus grand succès et qu’[ils poursuivent leur] collaboration avec les autres confessions de la région afin d'offrir un exemple remarquable d'activités interconfessionnelles intégrées ». Le communiqué de presse de la mosquée est donc, sans surprise, absolument dithyrambique, comme le montre le petit mot du Dr Timothy Winter, président du conseil d’administration qui considère que « pour la communauté musulmane florissante et diversifiée de Cambridge, la visite du roi a représenté une affirmation encourageante de l'engagement de [sa] mosquée en faveur de l'intégration des musulmans dans la Grande-Bretagne moderne et du renforcement des liens fraternels entre les religions ».

Que le roi Charles III ait choisi cette éco-mosquée pour dévoiler cette plaque commémorative est loin d’être anodin. D’ailleurs, personne ne s’y trompe, comme l’a expliqué le maire de Cambridge, Maria Cleminson : « Il est particulièrement symbolique que nous nous réunissions aujourd'hui à la mosquée centrale de Cambridge, un lieu qui reflète à la fois la diversité de notre ville moderne et les valeurs de communauté, de gestion responsable et de compréhension mutuelle. » C’est que, lit-on encore sur le site de la cité de Cambridge, « aujourd'hui, en dévoilant cette plaque, nous célébrons non seulement notre passé, mais aussi l'avenir d'une ville qui continue de prospérer grâce au savoir, à l'esprit de service et aux contributions de personnes de tous horizons qui ont fait de Cambridge leur foyer ».

Vos commentaires

26 commentaires

  1. il n’a même pas le respect de lui même alors que son pays est au bord de l’implosion empetre dans un tas d e magouilles innomables comme dans le dossier epstein………..L’Angleterre est a genoux ,elle ne dispose que de peu d’industrie,sa marine militaire est en bout decourse et surtout elle a un foyer d’immigration qui surchauffe !
    etc etc

  2. Charles III est dans la tradition de tolérance de John Lock ce qui a permis l’éclosion à côté de l’anglicanisme de multiples confessions libres protestantes sauf la catholique durement persécutée sur fond de développement de la franc maçonnerie . Face à l’absolutisme de Louis XIV et à sa religion catholique d’Etat révoquant l’Edit de Nantes , l’Angleterre anti papiste devenait le modèle de liberté et la France était un véritable repoussoir. Voltaire fuyant la France s’est fait le thuriféraire de la tolérance dans ses Lettres anglaises censurées . Il était épaté de la prolifération des religions dans ce pays qui s’annulent entre elles ! Tant mieux car pour lui la religion est « l’infâme » dont il se moque outrageusement. Surtout l’hébraïque et la chrétienne de même que Mahomet « Tartuffe les armes à la main » avec une petite préférence toutefois pour l’Islam simpliste qui soumet les peuples à la crainte de Dieu et « ainsi j’en serai moins volé par mes valets « disait-il ! Charles III est donc pour le syncrétisme religieux à la Voltaire et comme ce dernier faisant fructifier ses affaires commerciales sait bien développer son empire financier. Son pari est d’acclimater l’Islam en un nouveau modèle de tolérance Son cynisme est de surfer sur la vague migratoire de changer peut être de peuple mais pas de la monarchie somptuaire à l’étiquette digne d’un empereur de Chine à laquelle il reste très attaché !

  3. Ce « Roi » n’est finalement qu’une sorte de félon doublé d’une lavette équipée d’une boîte de cirage et d’une brosse à reluire pour babouches. Je me demande ce que doit penser du fond de sa tombe son valeureux prédécesseur Richard Coeur de Lion,roi d’Angleterre à son époque.

  4. Cambridge haut lieu de la culture anglaise colonisé par l’islam , Oxford ne vaut guère mieux .
    Certains pays du Golfe ne reconnaissent plus la validité des diplômes de ces universités sous l’emprise des islamistes.

  5. Faut le comprendre ce grand dadais. Il a été étudiant pendant ses 75 premières années. La matière étudiée ? L’étiquette ! Comment tenir convenablement son couteau et sa fourchette. Mais reconnaissons que 75 ans pour y parvenir c’est peut-être un peu longuet. Alors il s’est mis à avoir de mauvaises lectures. Il a lu tous les délires escrolo-gauchistes, ce qui, lorsqu’on appartient à l’une des familles les plus riches de la planète fait quelque peu désordre ! :)

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