Ce samedi 30 mai, alors que la s’élançait dans Paris pour célébrer les morts de la Commune de Paris en 1871, le diocèse de Paris avait organisé une marche de quatre kilomètres depuis le square de la Roquette, dans le XIe arrondissement, jusqu’à Notre-Dame des Otages, dans le XXe arrondissement. Cette marche, qui avait rassemblé près de 300 fidèles, voulait commémorer l’assassinat des prêtres de la rue Haxo par les Communards. « Il n’ y avait aucune revendication », insiste un participant. Simplement une commémoration de ces prêtres assassinés par anticléricalisme alors qu’ils consacraient leur vie au service des pauvres.

Or, ces 300 manifestants ont été violemment pris à partie, menacés, agressés et ont été la cible de plusieurs projectiles. Ces exactions ont été notamment filmées par le très conversé Taha Bouhafs, ce militant de La France insoumise, apôtre du « décolonialisme » reconverti dans le « journalisme ». Une séquence filmée avec un parti pris évident, puisque Bouhafs a qualifié les processionnaires d’intégristes et a pris soin de flouter le visage des agresseurs.

Le professeur d’ Nicolas Louis-Riel, qui a participé à cette marche, raconte, sur Twitter : « Je ne filme pas car mes amis et moi-même voulons rester recueillis, mais je vous assure que ça vaut le coup d’être vécu pour comprendre de quoi est capable cette gauche-là… Une femme hurle des injures, un individu nous menace de chambre à gaz et un autre de brûler nos églises. Des cagoulés hurlant, certains avinés, s’en prennent physiquement à nous et ils commencent à jeter des gros projectiles. Mes amis sont inquiets pour leur . Nous décidons de quitter ce beau pèlerinage. Les forces de l’ordre sont là mais clairement en sous-effectif… »

En France, en 2021, ce sont des curés, des femmes, des enfants et des personnes âgées qui ont été agressés par des militants d’extrême gauche en raison de leur foi. Une agression qui, à cette heure, n’a suscité aucune condamnation politique, aucune excuse, aucune dénonciation. Cette gauche radicale prête à tous les compromis avec les s’en prend maintenant à un cortège familial. Le tout dans le glaçant silence de la presse et des professionnels de l’indignation.

 

30 mai 2021

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