« Une révolution culturelle pour l’école » : Bruno Retailleau prône la « rupture »
« Une nation qui ne transmet pas, c’est une nation qui s’efface. » Bruno Retailleau a présenté, ce lundi 31 août, son programme pour « refonder l’école », selon le thème de sa réunion publique à laquelle BV s'est rendu. « On ne réforme pas un système qui ne marche pas. » À Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, le candidat à la présidentielle a tenu à présenter son programme de « rupture ». « Mon projet, c’est une révolution culturelle pour l’école », a commenté le président des Républicains, en présence de plusieurs élus, députés et sénateurs : Élisabeth de Maistre, Philippe Juvin, Christine Lagarde, Roger Karoutchi ou encore Max Brisson, qui a contribué à élaborer les propositions présentées ce soir-là. L’ancien ministre de l’Intérieur a dressé un réquisitoire sans concession contre « l’école de la République qui n’a plus grand-chose de républicain ». « L’égalitarisme a tué l’égalité des chances », a déploré celui qui compte dérouler son programme vaille que vaille, alors que les sondages, qui le situent entre 6 et 8 %, ne tournent pas encore en sa faveur. Quand un élève sur cinq entre en sixième sans maîtriser la lecture, c’est qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
Fin du collège unique
Alors, Bruno Retailleau veut s’attaquer aux « tabous » qui gangrènent l’école. « Rétablir l’autorité », notamment en restaurant le conseil de discipline et en créant des « internats disciplinaires » où les élèves violents et récidivistes qui traumatisent et agressent leurs camarades seront envoyés. À l’école, comme dans bien d’autres domaines, il est temps que la peur change de camp, en somme. Dans ces établissements, les enfants apprendront « le respect de la règle et de l’autre ». Face à ce qu’il dénonce comme « le premier manquement de la République », dans le domaine de la protection des enfants, Bruno Retailleau veut faire de l’école « un sanctuaire ». « L’école ne protège plus suffisamment les enfants des violences et des déviances de notre société. »
L’ancien locataire de Beauvau entend aussi réadapter l’enseignement aux réalités françaises et aux fondamentaux que la révolution de 68 a fait voler en éclats. Fin du collège unique, l’apprentissage dès 14 ans, retour de la notation, un examen d’entrée en sixième et un brevet qui conditionne l’entrée au lycée, régionalisation des examens pour les professeurs, de multiples propositions. « Je préfère un jeune avec un CAP ou un bac pro et un emploi à la clé, plutôt qu’un master avec Pôle emploi à la fin », soulignait, au micro de RTL, le sénateur de Vendée, ce mardi 1er septembre.
Une rentrée offensive
Le candidat n’a pas manqué, non plus, d’apporter son soutien à l’enseignement privé pour lequel il souhaite « la liberté », notamment afin qu’il puisse mettre en œuvre son « caractère propre ». C'est avec Charles Péguy qu'il a conclu son discours pour que notre société cesse d'avoir « honte d'elle-même » : « Quand une société n’enseigne plus, c’est une société qui ne peut plus s’enseigner. »
Le candidat des Républicains, qui mène campagne dans une élection qu’il décrit comme celle de « la dernière chance », celle du « sursaut ou du chaos », durcit le ton, en cette rentrée. Après avoir traité Jean-Luc Mélenchon et ses insoumis de « collabos », fustigeant la nouvelle France, allégorie de la « déconstruction de la France », c’est contre la dernière annonce du RN concernant l’interdiction du voile dans l’espace public et sa possible mise à l’amende que l'ancien bras droit de Philippe de Villiers s'est dressé. « Nos policiers ont autre chose à faire », a-t-il commenté devant les journalistes. Dans le même temps, on apprenait le décès de l’ancienne figure de la politique française Édouard Balladur. Une page de la droite se tourne ; Bruno Retailleau entend bien écrire la suivante.
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75 commentaires
Plus je lis des reproches injustifiés contre Bruno Retailleau plus je me sens proche de son projet !
Parmi les reproches les plus abjects, je retiens :
« un arriviste qui recherche les postes lucratifs et honorifiques » ; critique dérisoire
« a eu tort de devenir ministre de Macron » ; à mon sens, il a fait un très bon travail en grande partie saboté par Jean-Noël Barrot lui même piloté à distance par l’Élisée ; le PNACO a bien été mis sur les rails par Darmanin et Retailleau.
Excellentes analyses et propositions. M. Retailleau est sans aucun doute le candidat le plus sérieux. Celà explique qu’il soit le plus villipendé par les partisans du RN…
Pas un fan du rn mais ce gars fait partie de la clique qui a massacré mon Pays. C’est cela être sérieux?
TSR Tout sauf Retailleau le chercheur de poste lucratif et honorifique. Un arriviste avec une boussole déboussolée.
Dés l’instant où il est le président du parti qu’il a le plus trahi, qu’il a été ministre de macron, voter pour macron je ne lui accorde aucun crédit, il peut nous promettre la lune,, d’ailleurs tous les candidats le font actuellement , c’est à celui qui trouvera le meilleure idée pour mieux nous duper.
Tout a fait d’accord..je ne lui achèterais pas une voiture d’occasion..un faux nez grands coups de menton et petit bras..chez nous on dit « grande gueule mais p..se pas loin.. »
le problème avec cet ex ministre sous Macron où il n’a fait que du bla bla et il continue en tant que candidat
Il est resté si peu de temps ministre qu’on ne peut se permettre de porter un jugement. Cette expérience lui aura permis, certainement, de vérifier ce qui se passe dans le gouvernement.
Qu’est ce qui ne faut pas lire d’un ponte d’un parti qui a mis mon Pays en faillite!
S’il veut changer « l’école » : il faut changer sa république du sol au plafond, mieux du plafond au sol.
Les hauts fonctionnaires qui n’aiment pas les nationalistes/patriotes : direction le chômage. Ils iront chercher leur avenir à l’étranger. Ensuite terminées les subventions aux syndicats, assoces et autres profiteurs du « système ». Ce petit monde doit vivre de leurs cotisations, pas de mon pognon. Ensuite les parents des gosses qui collent des beignes aux profs : engager leur responsabilité pénale puis terminées les allocs.
Plein d’actions de ce genre à envisager avec un risque très probable de « mouvements » et tenir bon.
Du plafond au sol, la tâche sera ardue sinon c’est peine perdue.
Je voudrais dire deux choses à Mr. B. Retailleau, il faut en effet que les enseignants retrouvent l’autorité face à leurs élèves mais il faut que le ministre qui serait en charge de l’école est lui aussi de l’autorité sur ceux qui doivent appliquer les réformes votées au parlement, il faut remettre au pas le corps enseignant dont l’entrisme de la gauche refuse les mesures afin de réhabiliter les vraies matières qui doivent être enseignées à nos élèves, puis si on pouvait changer le nom du ministère associé à l’école par Ministère de l’Enseignement ou de l’Instruction mais sûrement pas celui de l’Education.
En période de rentrée des classes, on parle de l’école puis dans quelques semaines, les mêmes promettront l’essence moins chère et sauteront sur un autre sujet en fonction de l’actualité ou de ce qu’auront dit leurs concurrents.
La campagne 2027 démarre beaucoup trop tôt pour qu’on puisse espérer qu’elle soit constructive.
« Une révolution culturelle pour l’école » ! » révolution culturelle pour la justice » ! « Révolution culturelle pour le climat » ! Pour l’agriculture ! Pour l’économie ! etc. etc. etc.
La fausse droite a tellement perdu le combat des idées qu’elle se croit obligée d’utiliser la réthorique maoiste !
Il faut revenir aux années 60 et 70 pour comprendre que les enfants arrivant en 6ème étaient meilleurs en écriture que les bacheliers de 2026 !! Donc, il faut retrouver cet école d’antan !
MAIS, il ne faut pas faire confiance à un LR, plus JAMAIS !!!!