« Marianne rêve » : énième caprice de Yaël Braun-Pivet ?
Inaugurée ce mardi 16 juin, par la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, l'œuvre « Marianne rêve » sera visible sur la façade du Palais Bourbon jusqu’au 28 septembre. Si Yaël Braun-Pivet « y voi[t] Marianne sous les traits d'une enfant, les couleurs de notre République et le talent d’un artiste français, Seth », certains comme le député RN de la Somme, Jean-Philippe Tanguy y voient plutôt une « énième croûte et autre mocheté imposée » par la présidente de l’Assemblée.
Art urbain symbolique sur un lieu iconique ...
Alors, il faudrait voir, selon Yaël Braun-Pivet, l’artiste « Seth [qui] rend hommage à la figure de Marianne, symbole de la République, dont le regard se tourne vers l’hémicycle. Elle est une invitation à venir découvrir la maison du peuple qu’est l’Assemblée nationale. » Il faut dire que Seth, de son vrai nom Julien Malland, est bien connu du monde de la culture de gauche : Libération, Télérama, mais aussi France Culture lui ont déjà consacré des articles louant son art de rue engagé. Selon le site de l’Assemblée, c’est un « artiste pionnier de l’art urbain [qui] parcourt le monde depuis plus de vingt ans pour réaliser des fresques en collaboration avec les populations locales. D’Hawaï à Haïti, de Madagascar au Donbass ukrainien, de la Chine aux camps palestiniens, ses œuvres investissent l’espace public comme autant d’invitations au dialogue et à l’évasion ».
Cette fois, sur la colonnade de l’Assemblée nationale, « [il] laisse au spectateur la liberté de remplir les vides entre chaque fragment de l’œuvre ». Il s’agit de montrer, explique-t-il, que « nos institutions sont fragiles, rien n’est gravé à jamais, à chacun de nous de rester vigilant et à continuer de construire et imaginer notre République ». Mais, rassurez-vous, puisque, poursuit-il, « malgré sa jeunesse, Marianne est déterminée dans sa progression. Elle nous invite à la suivre, à ne pas avoir peur. Au loin, l’aube ou le crépuscule l’attendent : à chacun son interprétation. » En bref, c’est flou, c’est abscons et chacun peut y voir ce qu’il veut… Selon Le Parisien, « imaginée il y a maintenant quelques mois, [l'œuvre] résonne avec une autre actualité – en particulier l’affaire Lyhanna, mais on pense également au scandale du périscolaire à Paris » et d'ailleurs, la présidente de l'Assemblée nationale ne manque pas de renchérir : « Nous savons que la République a failli vis-à-vis de la protection des enfants. Marianne regarde symboliquement vers l’hémicycle comme pour nous sommer d’agir », explique-t-elle.
Ou bien un énième caprice artistique ?
Alors, si le street artiste se réjouit d’exposer sa Marianne sur « un des endroits les plus iconiques de Paris », le fait qu’il « investi[sse] l’un des symboles les plus forts de la République française » n’est pas vraiment du goût de tout le monde, et l’œuvre, malgré ce que prétend le communiqué de l’Assemblée, est loin d’être « à la fois populaire et universelle ». Ce qui étonnera d'ailleurs sans doute l'artiste qui explique au Parisien que l' « on aurait pu [lui] reprocher d’être trop consensuel, mais il est nécessaire de se réunir derrière des symboles en ces périodes troubles ».
En effet, non seulement Jean-Philippe Tanguy dénonce sur X un « caprice », dont on ignore à cette heure le coût exact pour le contribuable - BV attendant encore la réponse du service de presse de l’Assemblée à sa demande par mail -, mais aussi une « mocheté » imposée par celle qui préside l’institution parlementaire. Faut-il rappeler, d'ailleurs, que cette installation dite artistique n'est pas la première à susciter la controverse depuis l'arrivée de Yaël Braun-Pivet au perchoir ? Les Vénus de Milo sportives en résine, ou encore "l'arbre au mille voix" dont BV avait déjà relevé l'incongruité sont des exemples récents de la fameuse « démarche d’ouverture aux citoyens et à la création artistique » que la présidente de l'Assemblée détaille dans son communiqué :« Chaque année des événements culturels et des œuvres contemporaines sont ainsi accueillis au Palais-Bourbon, nourrissant le dialogue entre culture et démocratie qui a façonné son histoire. Cette démarche permet de faire rayonner la création française et d’attirer un public toujours plus nombreux, curieux de découvrir l’Assemblée avec un regard différent ». Quant au budget alloué à cette démarche depuis 2022, BV attend la réponse du service de communication de l'Assemblée.
Alors, même si Madame Braun-Pivet accuse le député RN de ne pas « voir le talent d’un artiste français » et d’avoir « une curieuse manière de défendre la France », il lui sera quand même difficile de faire croire aux Français que « Marianne rêve » a la même valeur artistique et aura la même postérité que La Liberté guidant le peuple de Delacroix...
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR

































92 commentaires
la brave mère de famille qui ne veut surtout pas de commission d’enquête sur Epstein
Cette présentation est parfaitement symbolique des temps que nous vivons. Nous y voyons une jeune personne en position instable, au centre d’un tourbillon qui semble l’entrainer vers le fond. C’est l’image parfaite de la France en cette fin de règne dictatorial que nous connaissons. Merci à la présidente d’informer aussi clairement le Peuple de son très proche avenir.
Nombreux sont ceux qui ont entendu l’appel de l’art, mais hélas parmi eux très peu ont été réellement appelés… surtout parmi les lénifiants gauchistes !
Ca va exactement avec le reste….Macron avant de faire toutes ces dingueries, il n’a rien demande a Marianne, comme par exemple le referendum sur l’euthanasie. C’est Ferrand qui dirige la France, Macron son commercial.
Ça nous a coûté combien ?
Incolore et inodre par ailleurs, la présidente de l’Assemblée Nationale tente de laisser des traces de sa présidence. Au fait, combien nous coûte ce chef d’oeuvre ?
»Marianne rêve » ou crève de la succession de ces caprices d’une présidente bien fallote, bien médiocre et bien mal inspirée.
Yaël Braun-Pivet voit du talent dans de l’insignifiance. Il faut de tout pour faire un monde.
Le talent s’inscrit dans la pérennité. Hors ces œuvres modernes ne subsistent que l’instant d’un regard de passage. Et encore , il leur est nécessaire l’appui , le soutien d’un monument historique reconnu pour sa beauté.
La suite logique des colonnes de Buren.. Avec notre fric, les psedos artistes se gavent, quand on enveloppe pas le pont Neuf, on habille les colonnes du palais Bourbon, il y a bien un c*n qui va mettre des guirlandes sur la tour Effeil ….
On avait Jacq Lang il lui fallait une succession sans doute avec le même genre de goût pour l’art.
Je ne comprend pas nous sommes en faillite et cette députée décide de dépenser notre argent pour son bon plaisir mais de qui ce moque telle c’est une honte de voir cela elle paye la facture .