[LIVRE] Ensauvagement : « Les forces négationnistes à l’œuvre sont plus acharnées que jamais »
Notre journaliste Jean Kast, bien connu de nos lecteurs, publie La Fabrique du déni : enquête sur le négationnisme contemporain (FYP). Il met le doigt sur la maladie du siècle, qui touche à la fois la politique et les médias : la négation d'une réalité qui renverrait violemment à l'échec de la société multiculturelle tant vantée. Une démonstration implacable. Il répond aux questions de Boulevard Voltaire.
Vous faites le constat d'un immense déni des maux français : ensauvagement, racisme anti-Blanc, antisémitisme musulman, Grand Remplacement... Pourtant, jamais ces thèmes n'ont été aussi présents, dans le débat public. Peut-on, malgré tout, parler de déni ?
Jean Kast. Ces thèmes sont présents, oui… mais uniquement dans une poignée de médias de droite ! Ils restent totalement absents des antennes du service public ou des autres grands groupes tels que TF1 ou M6, qui donnent le la et façonnent les mentalités. Lorsqu’il est mentionné, l’ensauvagement est exclusivement abordé sous le prisme de la misère socio-économique. Le racisme anti-Blanc et le Grand Remplacement continuent d’être superbement ignorés. Quant à l’antisémitisme islamique, je vous rappelle que sa seule évocation a valu à CNews une amende de 50.000 euros, au printemps 2024…
Vous évoquez la « mécanique du déni« » à l'œuvre dans la société française. Quels sont ses rouages ?
J. K. Le premier rouage de négation de l’ensauvagement est la falsification médiatique. L’invisibilisation du réel est pratiquée depuis des décennies par une caste journalistique qui censure ou trafique les faits lorsque ceux-ci contredisent sa conception féerique du « vivre ensemble ». Le grand public n’a pas idée à quel point on lui ment… Dans cette opération qui confine à l’ingénierie sociale, les médias peuvent aussi compter sur la complicité des gouvernements en place. Souvenez-vous de ce ministre de l’Intérieur qui, après les émeutes de 2023, avait affirmé que les violences avaient été le fait de « beaucoup de Kevin et de Mattéo ».
Sur le déni du racisme anti-Blanc, il faut souligner le rôle délétère des sociologues et autres « chercheurs ». Ces derniers ont modifié la définition du racisme en la limitant à un projet politique de domination et ont ainsi exclu le peuple occidental du champ des victimes. L’essor de l’antisémitisme musulman est masqué par celui du palestinisme antisioniste, qui permet à la haine des Juifs de se racheter une vertu. Il est également nié par des juges qui rechignent à reconnaître le caractère antisémite pourtant évident de nombreux actes ou qui ont recours à la psychiatrisation de criminels dont les motivations judéophobes se voient ainsi juridiquement effacées des dossiers.
Enfin, concernant la négation du Grand Remplacement et de la colonisation de la France, je pointe la responsabilité des démographes lyssenkistes qui s’échinent à convaincre le peuple, chiffres bidon à l’appui, que l’invasion dont il fait l’expérience quotidienne n’existe pas. Sans oublier le concours de la machine étatique qui naturalise des étrangers à tour de bras et truque ainsi les statistiques.
Comment sortir du déni des maux contemporains ?
J. K. Face à la mutation rapide du pays causée par la « submersion » migratoire, de plus en plus de Français finissent heureusement par ouvrir les yeux. Ceux-là ne veulent plus nier, mentir ni jouer la comédie. Humiliés d’être restés trop longtemps sous emprise gauchiste, certains d’entre eux se donnent même pour mission d’éveiller les consciences autour d’eux. C’est admirable. Ce travail parfois fastidieux de réarmement moral est également l’œuvre des quelques médias qui osent décrire le réel tel qu’il est, et dont BV fait bien entendu partie.
Mais les forces négationnistes à l’œuvre sont plus acharnées que jamais, et seul un grand reset politique permettra de sortir du déni. Nous avons besoin d’un gouvernement qui fasse de la défense du peuple français sa priorité, ose appeler un chat un chat et assume de mettre en place des mesures radicales contre nos ennemis.
La campagne présidentielle permettra-t-elle d'ouvrir une fenêtre et de mettre ce déni sous la lumière ?
J. K. Je n’y crois pas, hélas. Je pense que les thèmes les plus essentiels - identité, sécurité, souveraineté - seront évacués de la campagne. À moins d’un événement de type attentat ou émeutes XXL, les principales forces politiques dérouleront un discours tiède dans l’espoir de ratisser large : le centre maniera sa langue de bois habituelle, Mélenchon remisera temporairement son keffieh afin de ne pas trop indisposer les bobos et le RN prendra soin d’éviter les thèmes zemmouristes, par peur d’une diabolisation qu’il finira quand même par subir… Il n’y a pas grand-chose à attendre de cette campagne, je le crains.
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9 commentaires
Votre conclusion est réaliste. J’espère que les cadres du RN liront votre ouvrage. Moi, oui.
pour parler du grand remplacement, il suffit de constater les naissances : un couple qui a moins de 2 enfants ne renouvelle pas la population, c’est simple, et même à 2, il faut un pourcentage non négligeable (et variable selon les conditions de vie) de naissances supérieure à 2 pour palier la mortalité non reproduite, enfantine entre autre ; ne pas vouloir comprendre cela, c’est du déni pur et dur
Les centro-islamo-gauchistes savent ce qu’ils voient mais ils se censurent tout en nous parlant de la liberté d’expression. On peut aussi voir ça avec les woke LGBTQUIA+ qui ne voient pas tout ce que l’islam pense d’eux! Cette gauche n’a aucun sens, aucune réflexion, aucune fierté…
La Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC) explique parfaitement la puissance de l’inconscient. C’est à dire que ce qui est inculqué chez les individus, dès l’enfance, mais également auprès de chacun de nous, de manière répétitive, récurrente, pendant des décennies, notamment par le biais des médias, est une construction solide. Par exemple s’il est dit que l’immigration est une « chance », en bref, l’esprit finira par en être convaincu et toute critique deviendra culpabilisante pour soi-même. Disons, que l’Etat, l’Ecole, les médias, ont oeuvré conjointement pour laminer notre libre arbitre. Il est d’ailleurs significatif que ce sont souvent les personnes les moins « instruites » qui ont été les premières à se déclarer en faveur du FN. Les sociologues se sont d’ailleurs servi perfidement de cette réalité pour démontrer que les électeurs du FN (RN) avaient majoritairement un QI peu élevé… Une manière habile de les discréditer par rapport à leurs compatriotes non RN. En réalité, il faut il voir la preuve que ceux qui n’ont pas subi les propagandes du système trop longtemps ont la capacité de réagir sainement à l’actualité, aux événements, à tout ce qui est en contradiction avec le discours officiel ! La MTC, non pour des raisons politiques, donne des moyens pour « reprogrammer » l’inconscient, pour se retrouver soi-même. En résumé pourrions-nous dire que toute la population a été « maraboutée »….
Votre évaluation est correcte. On a décelé plus de patriotes parmi les ouvriers que chez les individus ayant fréquenté l’université. Au-delà de cette prétendue intelligence, on dénote surtout un égocentrisme prononcé, typiquement français, qui n’est pas toujours présent ailleurs. Certains dirigeants et cadres se considèrent supérieurs aux ouvriers, qui, pourtant, apportent une contribution similaire à la bonne marche d’un pays. On désigne ce phénomène comme la lutte de classe, une aberration dans un pays gouverné depuis cinq décennies par des sociaux-démocrates qui encouragent, il faut l’admettre, une politique d’assistanat excessive.
On ne sait ce qui domine l’ignorance , la lâcheté , la bêtise , le mensonge ou la complicité ?
« Messieurs les censeurs, bonsoir »
Pas content Maurice Clavel.
On lui avait censuré 1 seul mot dans son film et il était furieux :
« couper même un seul mot revient à censurer le principe même de la liberté d’expression ».
Ok, mais qu’aurait-il dit si son film, critiquant le pouvoir, n’était même pas sorti ?
Et qu’on l’aurait en plus traité de complotiste ?
Avec peut-être une garde à vue en vue, un procès au cul ?
Ça existe.
Enlever 1 mot était un scandale et Clavel était le héros qui avait dénoncé cette injustice.
Alors que 55 ans plus tard, ceux qu’on censure ne sont plus des héros.
Non.
Ce sont devenus des fascistes d’ extrême droite nazis et pétainistes.
Alors qu’ils voudraient être libres de remettre en question, eux aussi, la pensée unique et qu’ils voudraient surtout qu’on en débatte, au lieu d’être censuré et insulté.
Ben comme Maurice Clavel en fait
Mais,
« Tout commence, si vous avez le courage ! »
Ah bon ?
Alors ce livre est vraiment le bienvenu.
Je ne suis pas certain que cette caste de journalistes et d’hommes politiques nous mentent, comme je ne pense pas qu’ils soient incompétents. Ils sont totalement convaincus et vivent dans un monde idéalisé, dans un monde où l’utopie poussée par leur égocentrisme exacerbé leur fait croire qu’ils ont raison et que le totalitarisme, le communisme et ses travers sont des modèles à suivre. Ils prennent leurs rêves ou plutôt leurs cauchemars pour des réalités ils sont persuadés d’être de grands humanistes placés au centre du camp du bien. C’est un paradoxe que je ne m’explique pas pour des individus le plus souvent instruits et cultivés qui ont la faculté d’observer le monde et surtout l’histoire véritablement tels qu’ils sont, mais qui n’ont cure de l’opinion et des majorités républicaines.
D’où vient ce négationnisme ? Quelle est la racine profonde du mal ? Tout cela n’arrive pas par hasard.
Je vais lire ce livre, mais on ne pourra guérir notre société que si l’on soigne les origines profondes du mal, pas les symptômes.
Il me semble que l’origine vient de la nature du Pouvoir politique. Un Pouvoir politique est toujours convoité, il n’est jamais laissé vacant. Et quand les vrais démocrates ne savent pas le défendre, il tombe entre les mains des extrêmes totalitaires qui n’apportent que du malheur au peuple exploité. Aujourd’hui, ces extrêmes sont masqués, ils ne sont pas là où ils prétendent être, mais ils sont au pouvoir.
Après lecture, je reviendrai peut-être ici pour m’expliquer.