Adil Rami : le champion du monde de football 2018 préfère le Maroc à la France

Le Maroc est son pays de cœur, la France celui qui sert ses ambitions.
Capture d'écran X
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Tous les amateurs de football connaissent Adil Rami. Il est l’un des 23 champions du monde français de 2018, un Mondial durant lequel celui qui était alors défenseur de l’Olympique de Marseille n’a pas joué la moindre minute. Cette particularité lui a valu nombre d’éloges, car il a été, aux dires des médias spécialisés, un remplaçant exemplaire. Son état d’esprit a été largement salué. C’était avant.

Depuis, l’ex de Pamela Anderson s’est fait remarquer dans Danse avec les stars, mais aussi à cause d’une participation à Fort Boyard, qui lui a valu un licenciement pour faute grave de l’OM. Mais surtout, ce samedi 17 janvier, dans l’émission Quelle époque ! de France 2, la coqueluche des Français lors du Mondial russe s’est montrée un peu moins « cocorico » qu’il y a 8 ans. Sur l’antenne de France Télévisions, il a été un moins grand défenseur de l’unité française que sur le banc de touche.

Maroc 1 - 0 France

Au cours de la séquence qui lui est consacrée, Léa Salamé dresse son portrait tout en lui posant quelques questions. Après un passage sur son enfance et son incorrigible envie de lumière, elle l’interroge sur sa carrière de footballeur et lui demande s’il est fier d’avoir joué pour la France. Adil Rami acquiesce. D’ailleurs, il fait partie de ceux qui chantent la Marseillaise sans rechigner. Sa grande franchise lui impose cependant une précision : « Quand j’ai commencé ma carrière de footballeur, on m’a directement appelé pour jouer pour la sélection marocaine, j’avais très envie. » Pourquoi ? « C’est mon pays, j’aime le Maroc. » Il explique ensuite que son entraîneur de l’époque, Claude Puel, le lui interdit parce qu’il voit plus grand pour lui. Adil Rami confie : « J'ai pleuré dans ma chambre parce que je voulais absolument rejoindre l’équipe du Maroc. »

Inutile d’avoir un master en lecture entre les lignes pour comprendre qu’Adil Rami préfère le Maroc à la France, mais que le maillot tricolore est plus porteur. Si les Lions de l’Atlas avaient été en mesure de gagner un Mondial, Adil Rami aurait probablement revêtu le maillot vert et rouge plutôt que celui des Bleus.

Le défenseur, qui est né en Corse et a fait toutes ses classes à Fréjus et à Lille avant de rejoindre les plus grands clubs européens que sont Valencia, l’AC Milan ou encore Séville, n’a jamais vécu au Maroc, mais il considère que le pays qui vient d’échouer en finale de la Coupe d’Afrique des nations face au Sénégal est le sien. La France, elle, est une terre d’ambition.

L’échec de la binationalité

Même s'il chante l'hymne national et se ceint d'un drapeau tricolore pour fêter la victoire, le footballeur donne ainsi son cœur au Maroc. Alors que la France lui a tout donné, dont une Coupe du monde. Cela semble, somme toute, assez normal et, même s’il y a une grande tentation à blâmer Adil Rami, c’est surtout à la France et à ses dirigeants qu’il faut en vouloir.

N’en déplaise aux défenseurs de la double nationalité, cette séquence signée Adil Rami met le doigt sur la situation juridique créée en 1973 sous Georges Pompidou : aimer deux pays de manière équivalente est chose très compliquée, voire impossible.

Adil Rami, qui, à titre personnel, a toutes les raisons de se sentir Français, le démontre. Il n’est sans doute pas un cas unique.

Alors, si un garçon né à Bastia et qui doit toute sa réussite à la France n’épouse pas ce beau pays, comment peut-il en être autrement pour des immigrés qui viennent de débarquer sur notre sol et, parfois, ne connaissent rien de notre culture ?

Vos commentaires

72 commentaires

  1. Tant mieux ! qu’il retourne bien vite au Maroc, il faut le renvoyer vite fait. Le foot n’est qu’un jeu et donc n’a que très peu d’importance. Un agriculteur ou même un éboueur est bien plus utile à notre pays.

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