[POINT DE VUE] Pour Amir, face à l’abjection d’un antisémitisme qui ne dit pas son nom
Quoi de pire, de plus vil et de plus lâche, en matière de racisme, que de dénigrer, stigmatiser, blâmer ou accuser un artiste, et même lui interdire de simplement s’exprimer, voire de créer, en (dé)raison de sa seule nationalité ?
C’est pourtant là ce que certains chanteurs et chanteuses, parmi les sympathisants de la cause palestinienne, se sont évertués à faire, fort heureusement en vain finalement, en tentant de boycotter Amir, artiste franco-israélien, lors de cette dernière édition des Francofolies de Spa, petite mais charmante cité thermale nichée au cœur des Ardennes belges !
De nauséabonds relents d'antisémitisme après l'abominable pogrom du 7 octobre
Certes, le droit à défendre les Palestiniens, comme pour tout autre peuple, est légitime. Pour autant – nuance, capitale dans le difficile contexte actuel, oblige ! – qu’il ne se confonde pas là avec le très suspect soutien aux terroristes islamistes du Hamas après l’ignoble pogrom, de nature génocidaire, du 7 octobre 2023.
Mais il n’empêche : cette foncière inimitié, pour ne pas dire agressivité, à l’encontre d’un chanteur tel que l’aimable, paisible et compassionnel Amir, qui, tout en déclarant son très compréhensible amour pour son pays, Israël, ne fait également que de parler de paix, de tolérance et de fraternité, de concorde avec les Palestiniens, a de nauséabonds relents, pour qui sait lire entre les lignes, d’antisémitisme. Et le plus perfide de tous, sinon le plus condamnable, tant, sournois et donc d’autant plus dangereux, il s’avance, sans jamais s’avouer ouvertement ni dire son nom, masqué !
Au bal des hypocrites : l'assourdissant silence du monde artistique et médiatique
Mais le pire peut-être, si cela est possible, en cette lamentable histoire, c’est l’encore plus déplorable silence, assourdissant sur le plan médiatique, du monde de la musique, à de trop rares exceptions près, et de la culture en général (chanteurs, producteurs, labels, animateurs radios, promoteurs de festivals…).
Ainsi, face à pareille, aussi odieuse qu’injustifiable, dérive antisémite, où sont donc aujourd’hui, pour la dénoncer publiquement, en dehors de toute absurde ou médiocre hypocrisie, ceux-là mêmes – les différents acteurs d’émissions télévisées telles que The Voice, où Amir brilla, ou d’associations caritatives telles que les « Restos du Cœur », où il participa à plusieurs reprises – qui portèrent pourtant hier aux nues ce même Amir ?
Car, oui, se taire en une si grave affaire, tant elle révèle en réalité l’irrationnel mais surtout consternant état moral de notre pseudo-modernité, c’est s’en rendre fatalement, consciemment ou inconsciemment, complice, comme aux pires heures, de triste mémoire et sans vouloir verser ici en un révisionnisme de mauvais aloi en comparant l’incomparable, de la Collaboration la plus noire, et autre peste brune, lorsque artistes et écrivains, de gauche comme de droite au sein de l’échiquier politico-idéologique de cet abject temps-là, préféraient garder un silence coupable, indigne mais confortable, et avec lui leurs piètres privilèges sociaux ou financiers, face aux indicibles persécutions – jusqu’à l’abominable Shoah, crime unique dans les annales de l’(in)humanité – dont étaient alors déjà victimes par millions, en France comme partout en Europe, les Juifs !
Douleurs humaines sans frontières territoriales
L’immense, intemporelle et historique, douleur de certains peuples, comme c’est hélas encore trop souvent le cas aujourd’hui au Proche et Moyen-Orient, n’a en effet, pour tout authentique humaniste soucieux des droits de l’homme et de la femme, pas de frontières, de territoire ou de nationalité, encore moins de race, à l’instar de tout esprit universaliste qui se respecte !
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40 commentaires
N’oublions jamais que les premières victimes du pogrom du 7 octobre 2023 ont été des israéliens participant à un festival pour la paix avec les palestiniens … L’horreur islamiste n’a pas de limite. Mais il y a (presque) pire : le silence complice de ceux qui se veulent être des zélites intellectuelles et morales.
Dans ce milieu, si vous ne vous dites pas de gauche et maintenant si vous êtes juif, vous êtes mort professionnellement. Voir Faudel qui a eu le malheur de soutenir Sarkozy obligé de s’exiler sous les menaces, même son fils a été menacé. La haine est à gauche!
Bah oui la haine est bien à gauche, les mêmes qui nous traitent de fachos à tout bout de champ, alors que l’intolérance est bien de leur côté et les idées bien dégueux aussi
On constate que c’est le vide autour de lui dans le monde artistique qui l’a cajolé , même nagui entre autre le donneur de leçons ne dit mot .
il n’y avais pas « des » millions de juifs en France en 1939.les juifs pleurent toujours sur leurs sort,mais ils persecutent les chretiens palestinien et crachent sur les chretiens de jerusalem.si je soutien l’acction militaire d’israel legitime a gaza je ne leurs accorde pas de compassion.
C’est vrai : il n’y en avait « que » environ 130.000…qui subirent néanmoins l’obligation du port de l’étoile jaune, les rafles, dont celle, trop célèbre, du vel’d’hiv, les lois raciales, etc…dans un certain silence parfois complice, que ne vinrent rompre que quelques voix de « justes », dont celle de monseigneur Saliège et ceux qui les cachèrent à l’occupant. La question de la chrétienté en Palestine, comme en Orient, est autre…quoique la plus grande menace la concernant ne vienne pas, loin s’en faut, d’Israël.
» Amir, qui, tout en déclarant son très compréhensible amour pour son pays, Israël »
J’ai l’ai crû de nationalité française, étonnant, non?
C’est tout l’ambiguïté de la double nationalité… BelKacem et Rima Hassan sont elles Françaises ? Et Boualem Sansal ? L’Algérie ne parle-t-elle pas de ses ressortissant en France ?
Une honte d’avoir voulu boycotter Amir pour ce qu’il est,, alors qu’il a un talent fou, mais bon les rageux n’ont pas eu gain de cause, il a été ovationné et a pu se produire malgré tout
Quand on voit que les chansons de N Conrad où il appelait à pendre des bébés blancs là il c’est passé à l’as , Pourquoi cette différence de traitement ?
Toute ma sympathie a Amir