[INFO BV] Près de Saumur, un père passé à tabac, ses agresseurs remis en liberté

Marquée par la peur, la famille reste sur le qui-vive. BV a recueilli son témoignage.
©Wikimedia Commons/Martin Falbisoner
©Wikimedia Commons/Martin Falbisoner

Dans la nuit de samedi à dimanche, un foyer de la petite commune de Neuillé, au nord de Saumur, a vu s’abattre sur lui l’ultra-violence qu’on croyait réservée aux quartiers sensibles. En pleine nuit, un père de famille, croyant porter secours à une personne en difficulté, a été violemment pris à partie par trois individus qui se sont acharnés sur lui. Interpellés en flagrant délit, puis placés 24 heures en garde à vue, ils ont été relâchés, ce lundi matin, en attente d’un procès, le 4 décembre prochain.

Violence en réunion dans une commune rurale

« Les mecs lui sont tombés dessus et l’ont tabassé pendant un quart d’heure à peu près. » Son épouse relate l’incident auprès de Boulevard Voltaire, avec l’émotion qui accompagne ce genre de traumatisme. La voix tremblante, elle retrace les faits tels qu’ils ont été rapportés à la gendarmerie, intervenue sur les lieux et qui nous a confirmé l’agression.

Dans la nuit du 12 au 13 juillet, aux alentours de quatre heures du matin, Antoine est réveillé par ce qui lui semble être des plaintes et des pleurs, à l’extérieur de chez lui. Après un accident de voiture survenu une semaine plus tôt devant sa maison, il décide d’aller voir ce qu’il se passe, alors que dorment sa femme et ses trois enfants âgés de 12, 8 et 5 ans. Par prudence, il emporte avec lui sa bombe lacrymogène. Mais les personnes qu’il découvre une centaine de mètres plus loin ne donnent aucun signe de détresse.

À peine arrivé à leur hauteur et leur ayant demandé s’ils ont besoin d’aide, l’un d’eux se rue sur la victime et lui intime l’ordre de déguerpir. Dans un réflexe d’autodéfense, Antoine utilise la bombe lacrymogène avant de prendre la fuite et d’appeler la gendarmerie. Mais avant d’atteindre son domicile, les individus le rattrapent et c’est là que son calvaire commence. Pendant quinze minutes, il sera roué de coups et insulté par ces trois personnes qu’il aura eu le malheur de vouloir aider. Nul ne sait jusqu’où aurait pu aller cette déferlante de violence, mais les gendarmes, qui avaient localisé le téléphone resté en communication avec le commissariat, sont arrivés à temps pour maîtriser les agresseurs, repartis à leur voiture « chercher les armes dans le coffre ».

Relâchés dans la nature

Des blessures « principalement au niveau de la tête », une entaille sur le crâne, des points de suture sur l’arcade et des hématomes sur tout le visage et le corps : le père de famille de 41 ans encaisse les séquelles physiques avec l’aide d’antalgiques « un peu costauds ». Mais le plus dur reste les répercussions psychologiques. Toute la famille reste sur le qui-vive, marquée par la peur et une « hypervigilance » constante. Surtout depuis qu’elle a appris que les agresseurs ont été relâchés ce lundi 14 juillet, faute de comparution devant le juge ou de détention provisoire.

« Ça me tue. Je ne supporte pas cette injustice et je ne supporte pas qu’Antoine ne se retrouve qu’avec ses yeux pour pleurer pendant que ces mecs sont dehors », nous dit son épouse. Primodélinquants ou multirécidivistes ? La victime et sa famille l’ignorent encore. Mais que ces « racailles » — deux de type maghrébin et un de type caucasien – soient relâchées dans la nature leur paraît sidérant. D’autant que les gendarmes les ont identifiés comme venant du Saumurois.

« On a souvent l’impression qu’une agression est une affaire individuelle, mais lorsque l’on y est confronté, ça fait tout de suite tache sur un morceau de tissu blanc. » La sidération s’est aussi abattue sur le voisinage, chez qui l’agression a laissé des traces. « Il faut que les gens prennent conscience que ça n’arrive pas qu’aux voisins, il faut qu’on soit attentifs les uns aux autres. » Une prise de conscience amère, dans un village où chacun pensait être à l’abri de ces violences qu’on espérait confinées aux grandes villes.

Vos commentaires

54 commentaires

  1. Grande partie de la magistrature syndiquée à gauche voilà… Plus manque de place en prison, justice débordée car fonctionnaires pas au bon endroit. Verdicts complaisants pour la racaille avec de multiples excuses bien connues de tous donc ils n’ont plus peur de rien et peines allégées par les J.A.P. Voilà en partie la réalité .

  2. Je prédis cette guerre civile depuis au moins 20 ans mais on m’a toujours pris pour un fou !
    Ce monsieur a voulu être utile, c’est lui qui ramasse les coups, la prochaine fois, il n’interviendra pas et cette fois-ci ce sera grave pour une autre personne….La justice en France est une HONTE pour les citoyens modèles …..

  3. Il n’est pas encore ancré dans nos habitudes d’avoir à se méfier de tout, même de nos élans de compassion. Une seconde nature doit désormais se substituer à la première. Et il faut plus que jamais réfléchir avant d’agir.

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