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L’avenir de la droite : l’alliance d’un FN marionniste et d’un « Tea Party » républicain

Économiste

Ancien haut dirigeant d'entreprise

 

Face à l’immigration de masse et à l’islam, les responsables politiques de droite ont été aussi aveugles pendant cette dernière campagne électorale que les pacifistes face à la montée en puissance de l’Allemagne nazie de 1930 à 1939, d’où « L’Étrange Défaite » parfaitement compréhensible et expliquée par Marc Bloch.

Au lieu de nous parler d’immigration, de terrorisme et de dangers sociétaux, ils nous ont parlé de souveraineté, d’économie, de CSG et de l’euro. L’incompétence de Marine Le Pen face à Macron pendant le débat télévisé et le manque flagrant de convictions des Républicains ont eu pour conséquence un écœurement, une démobilisation des électeurs patriotes. Tous les partis de droite, FN compris – ce qui est un comble -, ont parlé, pour le grand bonheur de Macron, de tout dans cette campagne, hors du seul sujet courageux qui fâche et gros comme une maison : l’immigration !

Macron a pu ainsi illusionner les moutons et les autruches, prêcher le « vivre ensemble », le « pas d’amalgame », « l’islam de paix et d’amour » tandis que les attentats se multipliaient à Londres et à Paris. Quelle est, en effet, l’urgence pour les Français ? La réforme du Code du travail, des lois moralisantes inefficaces pour la galerie ou les bombes terroristes, l’islam et l’invasion migratoire ?

Le pouvoir du joueur de flûte Macron est cependant plus fragile qu’on ne le pense car il repose sur une pyramide renversée de députés majoritaires à l’Assemblée nationale avec une pointe fragile de seulement 24 % des votes au premier tour.

Il serait donc salutaire qu’il y ait une scission chez Les Républicains avec de nouveaux leaders de conviction tels que Laurent Wauquiez ou Bruno Retailleau. Les LR de conviction se doivent de créer un nouveau « Tea Party » gaulois.

Quant au FN, il doit se trouver un nouveau chef, tout en commençant par écarter Philippot, responsable de l’erreur stratégique de son parti, et de plus battu aux élections. Le FN doit aussi clarifier sa position sur l’Europe, changer son programme économique et renoncer à la sortie de l’euro.

Pour couronner le tout, la droite républicaine de conviction et le Front national devront passer ensuite une alliance semblable à celle passée du PS et du PC, qui a eu pour conséquence l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand en 1981.

L’avenir, c’est une alliance électorale entre un nouveau chef du style de Marion Maréchal-Le Pen au FN et Laurent Wauquiez chez Les Républicains. Marion, selon ses propres dires, serait partante.

Ancien haut dirigeant d'entreprise

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