Editoriaux - Médias - Politique - Table - 2 mai 2018

Jean-Luc Mélenchon, ou la myopie à son stade le plus avancé

Le défilé du 1er mai 2019 verra-t-il un Jean-Luc Mélenchon se déplacer en s’aidant d’une canne blanche ? Les milieux politiques et médiatiques de tous bords sont inquiets. Raison de cette angoisse, le tweet du leader des « Insoumis » révélateur d’une myopie en phase terminale : « Insupportables violences contre la manifestation du 1er mai. Sans doute des bandes d’extrême droite. » Sans doute. Il n’est pas sûr. Sa vue baisse, il livre une première estimation à chaud. Une analyse avant réglage de ses doubles foyers. De loin, des effigies de Che Guevara peuvent induire en erreur… Peut-être s’agit-il d’une photo de Robert Ménard ? N’oublions pas qu’il s’est laissé pousser la barbe. Des drapeaux rouges avec faucille et marteau sont « sans doute » portés par des militants du FN adeptes du bricolage. Des réactionnaires qui veulent un retour aux outils traditionnels. Mais, à coup sûr, foi de visionnaire bigleux, il ne s’agit en aucun cas de personnages un tantinet sympathisants de la France insoumise. Alors là, non !

Mathilde Panot, militante FI et cliente du même ophtalmo, emboîte le pas : « Nous condamnons fermement les violences qui se sont déroulés aujourd’hui, le retour de l’extrême droite est aujourd’hui extrêmement inquiétante. » (À noter, dans ce tweet, le « e » manquant pour l’accord de « déroulées », que l’on retrouve en lot de consolation pour marquer un féminin inapproprié à « inquiétant ».)

À ce stade de mauvaise foi, des adeptes de l’Insoumission calibrée décrochent. « Trop, c’est trop. J’suis de gauche, insoumis mais y a des limites à la mauvaise foi de mon Mélenchon », tweete l’un des encartés. Une origine politique claire et nette confirmée par Philippe Poutou, qui justifie les violences au nom d’un capitalisme tout aussi violent. La vérité est qu’il n’existe pas, en France, de courant d’opinion plus anti-extrême droite que celui exprimé par les casseurs de McDo de ce 1er mai. Face à la terreur d’être assimilé à ces débordements impopulaires, Mélenchon ne reconnaît plus les siens. Il ne les a jamais vus. Ne sont pas à lui. Qui sont-ce ? Faute de mieux, et dans l’urgence, panique à bord : extrême droite. L’épouvantail de secours. Le joker. Et le cagoulé de se retrouver qualifié de facho, couteau planté dans le dos par le demi-dieu de la rébellion… Ah, c’est bien la peine de se décarcasser… D’une seule pierre lancée dans la vitrine des médias, le gars Mélenchon se fâche avec les plus radicaux de son mouvement, mécontents d’être assimilés à la droite dure et les plus modérés indignés par tant de mauvaise foi. Bingo ! Carton plein. À l’issue de cette journée, un comptage des survivants de la France insoumise s’impose. Mathilde Panot, OK. Elle est là. Et puis ?

Peut-être Christian Estrosi… Le perturbé niçois a vu, lui aussi, dans ces événements une montée des populismes et nationalismes. Bienvenue au club. Ce qui nous fait trois militants pour les Insoumis nouvelle mouture. Trois ténors de l’analyse politique inversée. Alain Afflelou se frotte les mains. Les affaires reprennent. Pour des clients de cette envergure : tapis rouge… Avec ou sans faucille et marteau ?

Dernière minute : Jean-Luc Mélenchon se repent. (Merci de prévenir Mathilde Panot qu’il ne s’agit pas d’une deuxième pendaison.)

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