Editoriaux - Histoire - Polémiques - 17 septembre 2018

Guerre d’Algérie : l’hémiplégie d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, coutumier du fait de salir les Français quand il est hors de France, nous avait fait le coup avec sa « colonisation, crime contre l’humanité », et, comble, en Algérie ! Or, voici qu’il persiste à vouloir jouer l’humaniste au travers de la sempiternelle autoflagellation, le regard devient monoculaire et le cœur disparaît ! Ainsi, sous prétexte de dénoncer la torture, il glorifie un renégat à la patrie ! Mais c’est un communiste qui a aidé le FLN et, donc, tout s’absout ! Pire : est honoré !

Hélas, pour traiter ce sujet, il faudrait pouvoir tout restituer dans le contexte. De même, il serait crucial de réfléchir au cas de conscience sur la torture qui permet de sauver des centaines de vies innocentes. Il a été le soutien des fellagas qui égorgeaient, mutilaient, éventraient, émasculaient, torturaient femmes enceintes, enfants, vieillards… Mais là, Emmanuel Macron n’en dit rien ! Il fait de ce traître à la France un héros et vient demander pardon pour la France auprès de la famille.

Alors, M. Macron ira-t-il rendre visite aux familles de tous ces disparus après le « cessez-le-feu » du 19 mars 1962 ?

Rendra-t-il hommage aux victimes innocentes du début des hostilités déclenchées par le FLN lors de la Toussaint rouge du 1er novembre 1954 ? Aux victimes des attentats aveugles, avec ces enfants tués, décapités ou atrocement mutilés ?

Condamnera-t-il l’État français d’avoir fait torturer hommes et femmes français au sinistre stade des Tagarins sous les ordres d’un colonel de gendarmerie sadique ?
Condamnera-t-il l’État français pour avoir organisé les enlèvements et la torture par la funeste « Mission C » ?

Condamnera-t-il l’État français pour avoir fait torturer les patriotes par des bourreaux apatrides constitués d’anciens Viets rouges, truands, proxénètes ou anciens de la Gestapo ?

Fera-t-il ouvrir avec le même entrain les archives pour que l’on en sache un peu plus sur l’action du SAC et des polices parallèles ?

Condamnera-t-il l’État français et demandera-t-il à l’État algérien des excuses pour ne pas avoir respecté le cessez-le-feu, le 19 mars 1962, après cette mascarade appelée « accords d’Évian » ? Cessez-le-feu sauf pour faire tirer au fusil-mitrailleur sur la foule pacifique algéroise, dans le triste massacre du piège de la rue d’Isly !

Condamnera-t-il l’État français et ce général qui donna ordre de ne pas porter secours aux milliers d’Oranais enlevés, emprisonnés, torturés, noyés par le FLN fin juin 1962 ?

Daignera-t-il s’incliner sur la mémoire de ces innocentes victimes, de tous ces pauvres patriotes qui ont eu le tort d’être les descendants, parfois jusqu’à la sixième génération, d’habitants de cette province française qu’était alors l’Algérie ?

Condamnera-t-il son chef d’État et ses ministres pour avoir provoqué le massacre de quelque 80.000 harkis, qui s’étaient battus pour la France, en donnant ordre qu’ils ne quittent pas l’Algérie, ou qu’ils soient ramenés en Algérie pour, là aussi, subir les pires atrocités ? Des crimes contre l’humanité.

M. Macron demandera-t-il des comptes à l’État algérien et qu’il s’autoflagelle à son tour ? Exigera-t-il qu’il ouvre aussi ses archives ? En 1971, son président déclarait : « À Paris, on semble ignorer que nous détenons un très grand nombre d’otages français. Quand il le faudra, nous en communiquerons la liste à la presse, d’où une émotion considérable en France. Alors pour obtenir la libération de ces otages, il faudra y mettre le prix ! »

Ces pauvres victimes françaises sont de l’autre côté de la Méditerranée, et désormais introuvables. Quand M. Macron exigera-t-il une stèle commémorative à leur mémoire, là-bas ? Ces victimes innocentes de tortionnaires FLN dont des noms sont parfois donnés à des rues en France où l’on ose encore baptiser des artères et des places du mensonger cessez-le-feu du 19 mars 1962 !

Alors, soit M. Macron est vraiment soucieux de rétablir la vérité historique, toute la vérité. Soit nous lui rétorquerons ce qu’il dit à un jeune Algérois, lors de sa visite en 2017 : « Mais vous n’avez jamais connu la colonisation, qu’est-ce que vous venez nous embrouiller avec ça ! »

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