Editoriaux - International - Justice - Médias - Santé - 22 juillet 2017

82 % des républicains soutiennent Trump

Depuis le 20 janvier, les sondages se succèdent et tentent de prouver la mauvaise performance de Donald Trump. Sa moyenne oscille entre 30 et 35 %.

Certains faits en ressortent :

D’abord, Hillary Clinton est encore plus « impopulaire » que Trump. Ainsi du tout récent sondage Bloomberg cité dans le Guardian du 19 juillet : Trump rassemble 41 % d’opinions favorables, contre 39 % pour Hillary Clinton. Madame Clinton ne représente, ainsi, plus une solution de rechange, d’où le bal des requins démocrates dont les ambitieux utilisent la « trahison russe » pour se positionner vers les prochaines primaires présidentielles de 2020…

Ensuite, plusieurs sondages révèlent depuis trois mois une dure vérité pour le marécage : quand Trump tourne – moyenne basse – à un tiers d’opinions favorables, il surpasse les médias autant que le Congrès, dont les scores se limitent à 25 % d’opinions favorables. Les arroseurs arrosés… Trump a su délégitimer deux institutions élitistes qui prenaient le président de haut, montant contre lui un coup d’État rampant.

Enfin, à l’aune de l’opinion, Trump gagne ses galons. Le dernier sondage du Wall Street Journal illustre l’hiatus entre les besoins de l’opinion et la thématique médiatique. Seulement 6 % des Américains voient la question russe comme une priorité, sujet qui cependant obtient une obsessionnelle couverture médiatique de 76 %. L’économie est la priorité pour 55 % du public. Or, « ça frémit » sur ces fronts, les indicateurs économiques passant au vert.

Mais, depuis le départ du général Flynn, Trump est pris dans une double trappe Néocon/Wall Street. Pire encore : la récusation hâtive de Jeff Sessions, son ministre de la Justice dans « l’enquête russe », a ainsi livré les rouages judiciaires aux employés d’Obama encore en place. Un processus qui met aujourd’hui le président en péril.

In cauda venenum : la nomination d’un procureur spécial, indépendant, au budget illimité, transforme le sujet russe initial en « affaire Trump & Co. » Une guerre, officielle, qui va frapper Trump en son cœur : sa famille comme son business. Que font les républicains ? Ils attendent son départ, jouant la montre, misant sur le vice-président Pence. Le président, blessé, tente actuellement de délégitimer le procureur spécial Mueller avant de reprendre les commandes… en jouant de sa seule arme disponible : le peuple.

Car le dernier sondage ABC montre que 82 % des républicains soutiennent toujours Trump. Mais, surtout, CNN révèle que dans toutes les circonscriptions (démocrates ou républicaines) qu’il avait remportées, Trump collecte toujours 50 % ou plus d’opinions favorables. Pas surprenant : les sondeurs qui ne retiennent que les électeurs motivés observent un soutien de l’ordre de 48 % (parfois plus de 50 %) en faveur du président.

Bref, Trump a su diaboliser les médias et désacraliser les républicains du Congrès, cafouilleux dans la réforme du système de santé. Les fait-il exploser (certains disent qu’il veut « reconstruire » un parti), cependant que les démocrates implosent ? Ou est-ce Mueller qui va faire exploser Trump ? Les paris sont ouverts…

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