Il suffirait que le le Président prenne la peine d’aller à Thouars (Deux-Sèvres) pour qu’il comprenne (mais le veut-il ?) la grande misère de toute une partie de notre pays. Je m’y suis arrêtée, disons-le franchement, par hasard en rentrant de vacances à l’île de Ré. Quel contraste ! Là-bas opulence et bienséance, on est entre soi, les restaurants sont pleins même si la saison a été moins bonne que d’habitude.

À Thouars, mon Dieu, que dire ? Le centre-ville est totalement sinistré, des rues entières sont vides de tout commerce. Le cœur vous serre en voyant cette ville comme détruite économiquement après un bombardement ou on ne sait quelle catastrophe. Nous avons trouvé difficilement un café ouvert. Le patron nous a expliqué qu’il venait du Nord et que, sans les « nordistes », la ville serait encore plus mal en point. Près de l’église de tous les saints, dans une boulangerie fermée, une pancarte affiche fièrement « Ouvert le dimanche et les jours fériés ». La visite de la ville induit chez le visiteur d’occasion un malaise profond.

Mais que s’est-il donc passé, à Thouars ? Je n’ai pas cherché à analyser plus avant la situation économique des Deux-Sèvres en général et de Thouars en particulier. Les grandes surfaces qui ceinturent la ville sont, là comme ailleurs, l’explication. Mais c’est insupportable, car c’est une belle ville, avec de beaux monuments et un environnement rural enviable, qui ne demanderait qu’à revivre et à accueillir des Franciliens stressés.

Combien de Thouars, en France, à relever ? Fasse le ciel que le prochain Président soit né à Thouars ! Ou dans l’une de ces centaines de Thouars qui tentent de survivre à travers la France.

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