Les italiennes de mars 2018 ont retenti comme un coup de tonnerre en Europe. Par la voix de son peuple, l’Italie a balayé les idoles auxquelles les élites européennes promettaient un avenir radieux, et porté sur le devant de la scène nationale un militant populaire, proche des siens et soucieux de servir « les Italiens d’abord ». Arrivederci Renzi, benvenuto Salvini! L’ancien monde n’est pas toujours celui auquel on pense : le « Macron italien » s’est fait décoiffer par la performance exceptionnelle de l’allié de Marine Le Pen.

Mais quand les peuples se réveillent, les pouvoirs médiatiques se lèvent de mauvaise humeur. Quelles “fake news” n’a-t-on pas lues, entendues de la part d’élites tremblotantes qui tentaient avec peine de justifier la déconfiture de leur camp par les plus immondes insinuations ? “L’Italie souffre-t-elle d’un problème de haine ?” lit-on ici sous la plume d’un chercheur milanais, “l’Europe est-elle menacée par les partis d’extrême ?” titre une page d’entretiens de SciencesPo… Rien n’est plus facile, quand on se présente comme le camp de la raison, que de caricaturer ses opposants en leur accolant les qualificatifs les plus dangereux et les plus excessifs. Mais cette méthode ne résiste pas à l’épreuve des faits. Voyons plutôt.

La Lega est-elle d’extrême droite ? Mais qui oserait taxer d’antiparlementarisme un parti dont le président lui-même est parlementaire ? D’anti-intellectuel un parti qui fait élire Alberto Bagnai, un éminent économiste dont les travaux sont partagés dans toute l’Europe, comme représentant au Parlement italien ? De raciste un parti qui compte dans ses rangs Tony Iwobi, le premier sénateur noir de l’ politique italienne ?

Isolée, la Lega ? Malheureusement pour ses opposants, la formation de Matteo Salvini n’a jamais compté autant d’alliés. Il peut compter, en France, sur le Front national, en Autriche sur le gouvernement fédéral de Sebastian Kurz. Enfin, le groupe de Visegrád, qui réunit , , tchèque et Slovaquie, partage son exaspération de l’ de masse et sa volonté de construire une Europe des nations libres.

Incompétente, la Lega ? C’est tout le contraire. Elle a patiemment fait sa mue et a d’abord fait l’expérience du pouvoir à plus d’un échelon en Italie, avant de présenter un programme et des candidats pour tous les Italiens, du nord au sud. Habituée des alliances victorieuses entre les , la Lega a déjà gouverné : dans le gouvernement Berlusconi IV, elle disposait de quatre ministres et de huit secrétaires d’État ! Enfin, depuis des années, la Lega gouverne les régions les plus riches et productives d’Italie, dont la Lombardie et la Vénétie.

À maints égards, la performance de Matteo Salvini nous montre la voie, à nous, ses alliés de France. Le sens de l’Histoire défait les Renzi d’Italie et d’ailleurs, nous devons apprendre l’art des alliances pour sauver notre patrie, pour une Europe des nations, pour être dignes et libres et contrer les vrais extrémistes et les vrais incompétents, dont le seul art est de fragiliser nos existences.

18 mars 2018

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