Un Soudanais reconnu coupable d’agression sexuelle sur la députée RN Yaël Ménaché

Depuis son agression en 2025, l'élue n'a reçu aucun soutien de la part des féministes.
Yaël Ménaché, députée de la 5ème circonsciption de la Somme, à l'Assemblée nationale le 9 Octobre 2024.
Yaël Ménaché, députée de la 5ème circonsciption de la Somme, à l'Assemblée nationale le 9 Octobre 2024.

L’homme qui avait agressé sexuellement la députée RN de la Somme Yaël Ménaché en juillet dernier a été reconnu coupable par le tribunal correctionnel d’Amiens, ce 29 avril, et condamné à un an d’emprisonnement.

Le mis en cause avait soulevé la jupe de l’élue à l’occasion d’un bal des pompiers à Péronne, avant de tenter d’arracher ses sous-vêtements. Il avait été arrêté quelques jours plus tard, surpris en train d’aguicher un groupe de jeunes adolescentes, puis placé sous contrôle judiciaire. Mesure qu’il n’avait pas respectée jusqu’au procès, où il comparaissait donc libre. Pourtant, l’interdiction du territoire pendant cinq ans, requise par le procureur, n’a pas été retenue et la peine ferme sera purgée sous bracelet électronique.

Un profil inquiétant

Ce n’étaient pourtant pas les charges qui manquaient contre ce réfugié soudanais né en 1984, arrivé en France en 2017 et ne parlant « pas un mot de français ». Une situation relevée à l’audience par la présidente, qui lui a reproché dix années passées à « toucher le RSA », en constatant qu’il n’était toujours pas intégré. L’homme est par ailleurs soupçonné de viol sur mineure et de trafic de stupéfiants.

Une adolescente a notamment déclaré qu'il avait tenté de la faire boire avant d’insister lourdement pour la raccompagner chez elle. « Il n’a pas un rapport clair aux femmes », résume l’élue, qui s’appuie sur les rapports des experts psychiatres et psychologues ayant, selon elle, confirmé « son profil instable ». Les deux heures d’audience ont aussi mis en lumière ses problèmes avec l’alcool, le non-respect de son contrôle judiciaire et de ses obligations de soins. Quant aux amis de cet homme de 42 ans, ils ont eux aussi confié qu'il aurait « un problème avec le sexe ».

Où sont les féministes ?

Des éléments accablants, donc, qui, en temps normal, appelleraient une réaction publique massive pour soutenir une élue agressée en France, dans un lieu public, par un étranger.

Pourtant, depuis octobre, date à laquelle Yaël Ménaché avait rendu publique son agression, pas une personnalité se réclamant du féminisme, pas une association n’a apporté son soutien à la victime : « absolument personne », si ce n’est des élus de son camp politique, nous confie l’intéressée. Pas davantage depuis le verdict prononcé mercredi, qui a pourtant acté la culpabilité de l’agresseur.

Comme Claire Geronimi, l’agressée ne serait-elle pas la bonne victime et l’accusé le bon agresseur ?

Au Rassemblement national, on relève cette absence de mobilisation, qui en dit autant que le climat d’insécurité régnant jusque chez les élus de la République. Un « silence saisissant », dénonce Laure Lavalette, députée du Var, tandis que ses confrères Éric Salmon (Haute-Saône), Frédéric Falcon (Aude) ou encore Robert Le Bourgeois (Seine-Maritime) s’indignent de l’absence d’OQTF dont bénéficie toujours l’accusé.

Même silence de la part des associations féministes qui n’ont de cesse, d’habitude, d’expliquer que les arguments en faveur de la sécurité des femmes et contre l’immigration de masse avancés par les élus patriotes relèvent de la manipulation ou d’une déformation de la réalité. Mais lorsque ces femmes dénoncent la réalité qui est la leur, où se trouvent les féministes ? De quel côté se situent les associations ? Même quand elles en sont victimes, ces femmes ne devraient pas dénoncer l'origine de leur agresseur ? De qui faut-il être la victime pour qu'une femme, même élue du Rassemblement national, puisse bénéficier d'un peu de bienveillance ?

Un deux poids deux mesures jusque dans la légèreté du traitement médiatique, qui indigne Yaël Ménaché, laquelle entend désormais en faire un combat très personnel : « Je compte bien me rapprocher d'associations, de personnes qui s'occupent de femmes dans ce cas-là », confie-t-elle. Et si le prévenu, qui a dix jours pour le faire, interjette appel de la décision du tribunal, elle entend bien mener de front cette bataille judiciaire et politique.

Vos commentaires

63 commentaires

  1. Comment en vouloir à un soudanais de ne pas apprendre le français alors qu’on ne l’enseigne plus qu’à la marge dans nos écoles. Et que dire des journalistes, y compris sur CNews qui étalent à longueur de plateau leur culture anglophone.

  2. L’invasion migratoire a fracturé la France et les francais de manière irréversible.

    • On verra sous peu si la France est toujours là, mais vu le Front Républicain ….Ahahah…

  3. Pour une féministe ; l’agressée doit avoir une profil de gauche et l ‘agresseur être un mâle blanc….m’enfin !!

  4. On ne peux plus faire confiance à cette justice à deux vitesses ? gangrène par la gauche

  5. Il ne connait pas un mot de français mais il séduit apparemment…Et ben ! Il va nous écrire un livre sur l’art de séduire, je suppose…

  6. L’exemple vient d’en haut : la regrettée ministre Panier-Runacher avait bien refusé de serrer la main du benjamin de l’Assemblée parce que c’était un député RN !

  7. Une année de prison donc il reste en liberté.
    Évidement en plus de 40 années on a pas le temps d’apprendre le Français, a moins que … .
    Et puis agresser les femmes peut être pour certaines culture c’est pas grave surtout si c’est une député RN, la France part en morceaux.

  8. N’y allons pas par quatre chemins,les féministes »officiellement reconnues »sont de gauche.
    Le gauchisme ne reconnaît comme illégaux que les viols et agressions sexuelles dont seraient les victimes appartenant à ce côté de l’échiquier politique.(Et encore faut-il que cela ne bouscule pas ce qui est communément admis si vous voyez ce que je veux dire).
    En excluant de fait les violeurs d’origine extra-européenne,on invisibilise toutes celles qui ont subi des violences sexuelles de leur part.C’est beaucoup plus commode et parfaitement en phase avec le moralisme monstrueusement abject de la police de la pensée qui se veut formellement admis par la chose juridique.
    Imposer une constitution parallèle devient une routine par le biais du racialisme et de l’élimination morale de tout souffre-douleur qui ne serait pas admis par les concepteurs de la nouvelle France.
    Et l’exécutif exécute sans sourciller!

  9. Mais quelle justice minable a t on en France ?
    Les juges ne sont pas des défenseurs des droits des français.
    Je me pose la question suivante;
    Et si c’était votre femme ou votre fille la victime de cette agression sexuelle, comment auriez vous réagit ?

    • Peut-être comme le bon docteur K qui laissait son fils se faire voiler par Du, la grande famille

  10. Quand l’agresseur appartient à une espèce protégée , silence , omerta , censure , c’est la victime qui est coupable d’être ce qu’elle est .

  11. Jugement trés intéressant ! En cas de récidive, le RN pourra dénoncer le laxisme de la présidente du tribunal et demander sa révocation !

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