Durant la période de gestion du Covid-19, l’Union européenne s’est une fois de plus révélée complaisante, pour ne pas dire soumise aux diktats du président turc.

Un fait est révélateur de l’absence de réciprocité : le domaine des transports terrestres.

En effet, l’Union européenne, afin de garantir les chaînes d’approvisionnement, a invité les États membres à désigner des points de passage ciblés, en réduisant les opérations de contrôle.

Dans ce cadre, les pays tiers (les pays non membres de l’Union européenne) ont été invités à « travailler en étroite collaboration avec le réseau européen de transports (RTE-T) pour assurer la circulation de marchandises de toutes directions ».

Or, la , de façon unilatérale, sans la moindre concertation avec les instances de l’Union européenne, a décidé, de début mars à mi-juin, la fermeture pure et simple de ses frontières terrestres aux transporteurs routiers, notamment eu égard à la nationalité de pays membres de l’Union européenne des conducteurs.

Ce qui témoigne que l’Union européenne, pour Ankara, est un pôle d’avantages à sens unique.

Mais, plus grave encore, la Turquie n’a aucunement tenu compte de la crise du Covid-19 quant à la question des migrants illégaux.

Le 10 mars, Erdoğan s’est rendu à Bruxelles alors qu’il venait d’annoncer, quelques jours auparavant, sa décision « d’envoyer par centaines de milliers les migrants dans l’Union européenne ». Pour le motif avancé : le manque de soutien apporté, selon lui, par les pays membres de l’Union européenne à sa politique belliqueuse et incendiaire en Syrie.

À ce jour, aucune réaction de la présidente de la Commission ni du Conseil européen pour condamner cette nouvelle provocation de l’autocrate Erdoğan, qui aurait bien tort de ne pas profiter de l’inconsistance de l’Union.

La Turquie, confrontée elle-même de façon grave à la pandémie, a dû à un moment mettre quelques bémols aux menées nocives de son président.

Cependant, depuis le mois de mars, il est clairement établi que les flux de migrants se sont accentués à la frontière gréco-turque.

La pandémie du Covid-19 a aggravé l’accord catastrophique passé en 2016 entre la chancelière allemande et le président turc sur les migrants.

De façon globale, enfin, à aucun moment, il n’a été envisagé de mettre fin, ou tout au moins de suspendre le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.

Après les menaces directes d’invasion par les migrants, après les violations des eaux territoriales de Chypre, pays de l’Union européenne, par des forages illégaux turcs, après la menace récente de bâtiments turcs sur une frégate française, la Turquie continue de toucher de généreux subsides dans le cadre du processus de pré-adhésion.

Triste aspect de cette Europe sortie de l’Histoire qui va jusqu’à payer ceux qui l’agressent. La France, quant à elle, se contente de paroles et persiste à croire en une défense et une souveraineté européennes, chimères dont les autres pays ne veulent pas.

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