Tandis que certains s’agenouillent dans un réflexe communautariste béni par le ministre de l’Intérieur, d’autres se relèvent et prennent leur destin en main, sans plus attendre quoi que ce soit d’en haut : et, comme toujours, c’est le qui ouvre la voie !

Ayant d’autres loisirs que de phosphorer sur le monde d’après, c’est, pour le parc vendéen, le jour d’après. Hier, enfin, le grand parc de l’histoire et de la fierté françaises ouvrait ses portes. Une ouverture préparée de longue date et imposée de haute lutte par Philippe de Villiers, héraut des Gaulois réfractaires. Si la crise tétanise les impuissants qui nous gouvernent, elle stimule les créateurs et les actifs : au Puy du Fou, on était prêt depuis de longs mois parce qu’ici, inventer, adapter, innover est un métier. Dès hier, donc, les préconisations sanitaires étaient respectées partout dans les allées, les spectacles et les hôtels du parc, mais savamment intégrées à la magie des lieux : respect des gestes barrières ? Les épées des chevaliers seront allongées ! Des masques et des visières ? Voilà de nouveaux artifices pour de nouveaux costumes ! Des jauges limitées ? Ne faisons pas moins mais plus de spectacles, permettant au public de ne pas se serrer !

Alors, bien sûr, on sera loin, cette année, des fréquentations record des autres années pour le deuxième parc de France, et la saison restera sinistrée. On attend encore que la Cinéscénie, extraordinaire fresque nocturne animée depuis plus de quarante ans par des milliers de bénévoles, accueille de nouveau son public, pour le mois de juillet. Ce serait un hommage à la mort d’Adama Traoré, la jauge serait illimitée, les tribunes pleines et Castaner au premier rang au nom de l’émotion devant laquelle, selon lui, la loi doit s’incliner. Mais il s’agit là de célébrer l’âme d’un peuple, de retrouver ses racines, de s’aimer nous-mêmes à nouveau, alors la jauge a été fixée : ce sera 5.000 personnes au lieu des 15.000 par soirée d’été. Qu’à cela ne tienne : pour ceux qui cherchent quelque part des lieux déconfinés, des espaces de liberté, des moments de célébration et d’émotion où vibrer, le Puy du Fou, avant tous les autres, a créé une brèche et a ouvert ses portes !

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