L’information, en ce printemps 2021 qui approche, tourne en boucle autour de deux sujets majeurs : la pandémie et l’. On y ajoute quelques corollaires : les et le viol.

La pandémie recrute ses victimes très majoritairement parmi les hommes ; la chose se dit peu. Certes, la guerre des sexes fait rage, mais depuis que la rédemption de l’humanité s’épelle en LGBTQI+, pas question de reconnaître que le chromosome Y est un facteur de comorbidité.

La chose est en effet acquise dans l’opinion qui compte : les hommes sont tous coupables. Coupables d’odieux forfaits sur les femmes et leurs enfants.

Pas un jour ou presque ne passe sans qu’on balance sur la place publique le nom d’un homme – célèbre, de préférence – pour révéler à son propos les pires horreurs, cela, dans une « confusion des genres » qui ne laisse pas d’étonner. On semble, en effet, confondre désormais dans une même dénonciation ce qui toucherait les femmes et les enfants. Ainsi de l’accusation qui touche Patrick Poivre d’Arvor par une femme dont personne, jusqu’ici, n’avait entendu parler et dont le nom s’étale désormais dans la presse. À ses dires engagée dans une relation consentie avec PPDA, elle aurait pris conscience, quelque quinze ans plus tard, qu’elle n’était pas si consentante que cela. Ou pas toujours.

L’histoire en rappelle d’autres surgies dans le sillage de #balancetonporc mais en diffère en cela qu’on l’assimile aujourd’hui aux affaires d’inceste. À bien y regarder, le néo-féminisme actuel se révèle profondément régressif : il fait des femmes d’éternelles petites filles, enfants inconscientes de ce qui leur arrive et incapables de se défendre face au mâle prédateur exerçant sur elles une fascination mortifère.

Courant toujours après l’opinion pour rattraper les faits divers, le législateur travaille actuellement sur trois propositions de loi (rien de moins) pour renforcer la protection des mineurs victimes de violences sexuelles. Au menu : seuil d’âge, prescription, crime spécifique d’inceste, etc.

France Culture a consacré une émission au problème. S’y exprimait une historienne du crime – et de celui-là en particulier, sans doute – dont les solutions sont pour le moins radicales. Mme Anne-Claude Ambroise-Rendu (c’est son nom) estime, en effet, que le problème est moins celui des hommes, espèce qu’on ne saurait au fond guérir de sa sexualité perverse, que celui d’un système, à savoir la famille. « Au centre des drames de l’inceste, il y a la famille moderne, post-révolutionnaire et pyramidale, où les hommes se voient encore aujourd’hui comme des chefs de famille pour les femmes et pour les enfants », dit-elle.

Elle est rejointe dans son analyse par l’anthropologue Dorothée Dussy qui voit dans l’inceste « le paroxysme de la domination masculine. Une affaire de pouvoir d’homme, donc, qu’incarne la cellule familiale et qui façonne ensuite la soumission de tout individu issu de cette cellule familiale à d’autres soumissions, à d’autres hommes de pouvoir ».

La solution ? En finir avec la famille. Mme Ambroise-Rendu l’affirme : « La défense de la famille est une idéologie délétère qui s’affiche partout dans les films, les livres, etc. » « La famille doit être remise en question », dit-elle, car elle repose sur un concept qui « continue de nuire aux droits des femmes ». Le problème, déplore-t-elle, c’est que la société n’y est pas encore prête « car il faudrait reconnaître la violence masculine, remettre en cause le patriarcat qui structure notre société et l’idée que la famille est basée sur l’amour et le respect, reconnaître enfin que la sexualité masculine a des aspects inquiétants »

Enfin, regrette-on sur France Culture : « En France, toucher à la famille, c’est se préparer à affronter des défenseurs féroces et très bien organisés. »

23 février 2021

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