Comme il fallait s’y attendre, la Commission européenne n’a pas retenu le traitement à la chloroquine préconisé par le professeur Raoult. Les chiffres de guérison qu’il avançait devaient être faux ou truqués, inventés, falsifiés. Les savants de BFM TV ne s’y sont pas trompés. Tout ça n’était que poudre de perlimpinpin. Et puis, comment voulez-vous guérir qui que ce soit avec un look pareil ? Les malades s’enfuyaient horrifiés dès qu’ils l’apercevaient dans un couloir.

À cette substance médiatiquement maudite, la Commission a préféré le remdésivir des laboratoires Gilead. Plus sérieux. Plus goûtu. Et… il est vrai… heu… comment dire ? Plus onéreux. Voilà. Le mot est lâché. À ce jour, les comptables de Gilead ont fixé le prix du flacon de la potion miraculeuse à 390 dollars par flacon. Traitement de 5 jours avec 6 flacons : 2.040 dollars, soit 1.735 euros (source industriepharma.fr)

Depuis l’annonce de l’homologation, des effets positifs sur la santé se sont déjà produits ici et là. Des banquiers déprimés par les 12 euros du traitement Raoult ont retrouvé le moral, des financiers pâlichons reprennent des couleurs, les porteurs d’actions Gilead marchent sur l’eau… Devant tant d’améliorations, la Commission européenne a passé commande de 30.000 traitements. 63 millions d’euros, rappelle Ouest-France. La santé n’a pas de prix.

Autre effet secondaire de cette homologation : tout message en faveur de la chloroquine est, désormais, immédiatement supprimé des réseaux sociaux. On jette, on efface, on annule et informe le contrevenant qu’il s’agit d’une « fake news ». La fameuse. Les censeurs salariés, intitulés pompeusement modérateurs, connaissent les méfaits du produit. Pas vous.

Un groupement de médecins américains qui vantaient haut et fort les mérites de l’hydroxychloroquine s’est vu coupé du monde en quatrième vitesse. Compte Twitter du fils de Donald Trump suspendu pour avoir relayé la vidéo. Les réseaux sociaux tirent à vue. Pas un seul mot en faveur du traitement Raoult n’est toléré. Les choses sont claires. On ne discute plus.

Entre l’institution et le professeur marseillais, la polémique tourne au vinaigre. L’accusation de faux témoignage par le directeur de l’AP-HP a eu raison du flegme de qui porte plainte pour « dénonciation calomnieuse » à l’encontre de Martin Hirsch, nous explique Le Point. Rien ne va plus. La propagande est entrée dans sa phase dure. Comme annoncé, la deuxième vague est bien là.

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