Le coup aurait pu passer inaperçu, dans ce petit village perché de la Loire. Du jour au lendemain, la de sainte Jeanne d’Arc a disparu du paysage de , et le même sort attendait la croix de mission voisine. C’était sans compter sur la capacité de mobilisation d’une trentaine de ses habitants et la détermination sans faille d’, conseillère régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes (LIS), à rappeler au maire socialiste Stéphane Heyraud que « nul ne peut supprimer un emblème national historique, politique et républicain sans conséquence ». L’élue, qui relate à BV cette affaire, de lui faire remarquer : « En plus, tu déboulonnes une femme, tu n’as pas honte ? » Remarque qui a fait sourire le maire, les mains bien enfoncées dans les poches de son duffle-coat, pris en flagrant délit de ne pas avoir prévu où remettre la … Pour Isabelle Surply, il n’y a aucun doute : « Dans l'administration, quand c'est pas quelque part, c'est que c'est nulle part ! »

On ne présente plus Isabelle Surply, à BV : l'expulsion de l'imam de Saint-Chamond, c'est elle, le retrait de la mosquée de Millî Görüş du programme des Journées européennes du patrimoine, c'est encore elle, le combat contre la désacralisation de l'église de Saint-Chamond pour un « projet culturel dont on ne sait rien », c'est toujours elle. Courageuse et déterminée, la foi chevillée au corps, cette mère de famille et élue locale ne ménage aucun effort pour dénoncer les conférences avec des islamistes radicaux et défendre notre civilisation, et ce, malgré les menaces de mort.

Ainsi, en 2018, le conseil municipal de vote l’aménagement de la place. « Vous vous doutez bien que les habitants ne vont pas éplucher les délibérations des conseils municipaux », ironise la conseillère régionale. En lieu et place de l’usine de tissage Jarosson, l’espace public doit être repensé afin d’accueillir la nouvelle œuvre de l’artiste Élisabeth Ballet. La délibération votée au conseil municipal que BV a pu consulter stipule que « le projet consiste à enlever tout ce qui obstrue le square pour dégager l’espace originel ». Notons que si Jeanne d’Arc et un calvaire obstruent le square, le buste de Jarosson, lui, ne bougera pas. Ici, pas besoin de la Libre Pensée pour faire table rase du passé, ce qu’ analyse comme « un mépris et une indifférence de la chose spirituelle. Je parle à des déracinés. » Sauf que s’il a été acté noir sur blanc la dépose des éléments, la restitution elle, n’est toujours pas actée.

La place avant et après le démontage de la de . En bas à droite, le buste de Jarosson.

S’ensuit donc une manifestation, samedi dernier, à l’appel de la conseillère régionale. Face à, selon les mots du maire, « ce beau bazar » et à « la réputation qui la [Isabelle Surply] précède », Stéphane Heyraud promet de convenir d’un rendez-vous pour réfléchir à un nouvel espace public où déposer les deux éléments vernaculaires.

Une victoire, donc, pour l’opposition qui a permis d’alerter l’opinion et de sauver ces symboles patrimoniaux qui, sans l’alerte d’un habitant, « passaient à la trappe », résume Isabelle Surply. « Il faut absolument que les gens réinvestissent et se réintéressent à ce qui se passe dans leur cité. J’invite les gens à retourner dans les conseils municipaux, à y assister et à voir ce qui se fait avec leur argent. On parle de 327.000 euros pour ce projet de réaménagement, c’est énorme pour une commune de 3.000 habitants ! » Un collectif de Bourguisans prévoit d’attaquer en justice cette délibération du conseil municipal.

demeure extrêmement attentive à la suite : « Stéphane Heyraud est de bonne foi, mais il sait bien que je vais mener la fronde s'il ne me donne pas rendez-vous dans son bureau. » La conseillère régionale compte bien « aider le maire à trouver un emplacement ». Elle lui a même recommandé de les « remettre devant la mairie, près du monument aux morts ». Pour l’heure, et malgré une relance auprès de l'édile ce mercredi, rien n’est encore daté...

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25 janvier 2023

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37 commentaires

  1. Isabelle Surply … Isabelle Surply …. Ah oui ! Elle n’aurait pas été candidate à la députation pour RECONQUÊTE ?

  2. Bravo madame Surply….Ce phénomène n’est pas anodin, je sais de source sûre que le même coup a été fait à Saint Pierre et Miquelon, archipel de 6000 âmes sans musulmans, très peu politisé où « des jeunes » (là bas les jeunes sont vraiment des jeunes) se sont amusés – sans que personne comprenne- à démonter un calvaire dans le cimetière, calvaire destiné à remercier Dieu pour les soldats revens au pays après 1918…..Si personne ne rue dans les brancards, cela va continuer car ce n’est pas le hasard

  3. Bravo et merci à Madame Surply ,ainsi qu’au collectif de citoyens qui porte plainte,nous aimerions que partout en France des élus et des citoyens réagissent de la sorte.
    Les calvaires tout comme les statues religieuses ont été érigés par nos ancêtres,cela ne posait aucun problème,au nom de quoi et de qui ces symboles religieux doivent-ils disparaitre ?
    Pour quelle raison la disparition ou le déplacement de symboles religieux chrétiens ne font-ils pas l’objet d’une consultation démocratique des citoyens d’une commune ?

  4. Je fais humblement observer qu’une commune de 3000 habitants n’est pas un « petit village » (100 à 300 habitants) mais un petit bourg, ou une bourgade. Merci.

  5. Un grand bravo à madame Surply pour son engagement et aux habitants de Bourg-Argental qui ont dénoncé cette imposture. Oui, il nous appartient, dans la mesure de nos possibilités de dénoncer la rouerie d’élus qui participent de la déconstruction de notre France.

  6. Madame Surply à plus de courage que bien des hommes…Elle est l’honneur des femmes mais aussi celui des élus qui se battent pour la France et pas pour leur petits profits ou des idéologies qui détruisent notre pays !

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