Un énième scandale au sein de l’Église Catholique est en cours d’explosion thermonucléaire aux . L’affaire paraît gigantesque, tant elle implique des centaines de prêtres abusant des milliers de personnes pendant des dizaines d’années. L’émotion est à son comble.

Au-delà de l’accusation routinière de « pédophilie » dans l’Église catholique, ce scandale présente une valeur exemplaire pour la société tout entière.

L’enquête de police solidement documentée révèle un véritable système. Une industrie de l’abus sexuel, avec complicités multiples, silence de plomb, résistance active et passive à l’éclosion de la vérité, etc.

Au risque de surprendre, j’affirme que la « pédophilie » n’est pas le vrai problème. Pire, ce mot est un écran de fumée qui masque le vrai problème. Il faut distinguer deux phénomènes : la « pédophilie » qui concerne des enfants de moins de 10 ans et l’« adophilie », c’est-à-dire la prédation sexuelle exercée par des homosexuels adultes sur de jeunes garçons à peine pubères. La véritable pédophilie existe et s’accompagne parfois de sadisme et de barbarie. En réalité, ce type d’abus est très rare, dans l’Église comme dans la société.

Le vrai problème de société est l’« adophilie ». Les enquêtes menées aux USA montrent que les victimes sont de sexe masculin à plus de 80 % et sont âgés de 11 à 15 ans à plus de 90 %. On peut consulter par exemple la fiche Wikipédia sur le rapport du John Jay College of Criminal Justicereport de 2004, rapport que le très sérieux New York Times avait relayé la même année. Les (petites) filles ont peu à craindre. Les jeunes ados, eux, sont la cible préférée des prédateurs homosexuels.

Combattre le fléau social de l’« adophilie » demande au moins trois choses.
Premièrement, il faut nommer le problème : la prédation sexuelle adophile exercée par des homosexuels adultes, et arrêter d’enfumer avec un faux problème marginal, la pédophilie.

Deuxièmement, il faut appliquer la tolérance zéro mais aussi le principe de précaution. Alors que a dégagé 800 prêtres et 200 évêques pendant son pontificat, le pape François ne semble pas avoir montré la même rigueur. Emblématique d’une catastrophe annoncée est le cas de l’évêque chilien Juan Barros. Il est accusé d’avoir couvert des abus sexuels concernant 80 membres du clergé. Le pape François l’a malgré tout nommé dans le diocèse d’Osorno, au sud du Chili, en janvier 2015, malgré les réserves formulées par la commission vaticane de protection des mineurs. Récemment, lors de sa tournée en Amérique du Sud, le pape a défendu publiquement Juan Barros, malgré l’indignation des fidèles, ce qui a sérieusement terni, voire torpillé, son voyage au Chili. Finalement, après avoir reçu des victimes, François a été obligé de le démissionner avec deux autres évêques. Le Vatican pourrait certainement faire l’économie de ce genre de cafouillage.

Troisièmement, il faut créer un cadre juridique protecteur. De ce point de vue, les évolutions législatives mises en œuvre par Marlène Schiappa ne vont pas dans le sens nécessaire. Le ministre s’est défendu de vouloir légaliser la pédophilie, mais la réalité perçue des associations, et sans doute aussi celle des prédateurs, est une évolution vers la permissivité. Le concept fumeux et improuvable de consentement et l’abaissement de la majorité sexuelle à 15 ans en 2018 (puis 12 en 202x, puis 10 ?) sont autant de signaux inquiétants. Beaucoup de médias internationaux ont pointé du doigt cette évolution française comme une défaillance manifeste dans la lutte contre les abus sexuels.

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